Strasbourg : ce que les patrons attendent de la méthode Trautmann
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Catherine Trautmann, maire de Strasbourg,
AFP - FREDERICK FLORIN
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Catherine Trautmann, maire de Strasbourg,
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Catherine Trautmann avait fixé sa ligne avant même son élection à la mairie de Strasbourg, en mars cette année. « Sans base économique solide, il n’y a ni services publics de qualité, ni solidarité possible, ni transition réussie ». Pour rétablir un lien de travail avec les entreprises et remettre les sujets économiques au niveau des arbitrages, l’élue socialiste a lancé cette semaine les travaux préparatoires de son Conseil métropolitain de l’économie. Cette instance consultative composée d’une soixantaine de personnes, patrons, élus, syndicats et représentants consulaires, aura les mêmes missions qu’un conseil d’administration : déterminer une stratégie et se donner les moyens de parvenir à ses fins.
Sur ce point, les patrons interrogés à Strasbourg expriment des besoins clairs. On attend des arbitrages, des délais plus courts, du foncier, du logement et une administration moins dissuasive. Quelques griefs anciens à l’encontre de la maire sortante (2020-2026), l’écologiste Jeanne Barseghian, ont déjà fait surface. « L’économie ne passionnait pas l’équipe précédente », observe Pierre-Etienne Bindschedler, PDG de Soprema, groupe strasbourgeois de matériaux de construction (13 000 salariés pour 5,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires). Marc Kugler, directeur général d’Électricité de Strasbourg (1300 salariés), dit la même chose en termes plus mesurés : « C’est une bonne initiative de ré-associer le monde de l’entreprise aux réflexions sur le territoire ».
En choisissant Nathalie Roos, ex-membre du comité exécutif de L’Oréal pour présider son Conseil, Catherine Trautmann veut éviter que l’instance soit perçue comme un prolongement de l’exécutif local. Nathalie Roos parle d’ailleurs comme une dirigeante, pas comme une élue. « Nous allons nous retrouver dans l’hémicycle de l’Eurométropole, pendant deux heures et trois fois par an, comme je le faisais en tant que dirigeante dans les conseils d’administration ». Sa méthode : « créer de l’alignement, une stratégie en phase avec les attentes du terrain, partager des résultats, un suivi, de la transparence. Le Conseil métropolitain de l’économie ne va pas créer directement des projets. Il va créer les conditions de travailler ensemble ». Son outil privilégié : le « Net Promoter Score ». 52 000 patrons seront interrogés à Strasbourg et dans les environs, avec l’appui logistique de la Chambre de commerce. L’idée est de leur demander s'ils recommanderaient Strasbourg, sur la base de leur expérience, pour créer et développer des activités. Inspirée des techniques de marketing des entreprises, la recette du NPS est risquée à l’échelle d’un territoire. « Je serai aussi jugée selon cet indicateur », anticipe Nathalie Roos.
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