Vue aérienne de la place d'Armes des Sables-d'Olonne.
Région Pays de la Loire - Inventaire général
Alors que l’exécutif planche sur un durcissement des règles encadrant les meublés touristiques, la côte Atlantique concentre toutes les tensions. Entre dépendance économique au tourisme, poids des résidences secondaires et crise du logement, les professionnels locaux plaident pour une régulation différenciée, au plus près des réalités territoriales.
Sur le littoral atlantique, la location meublée ne constitue pas un simple marché de niche. Elle s’inscrit dans un écosystème touristique structurant. « Nous sommes un des pans de l’hébergement, au même titre que l’hôtellerie ou les campings », rappelle Augustin Nicodex, responsable de l'agence Cocoonr aux Sables-d'Olonne spécialisée dans la gestion locative et président du Syndicat des professionnels de la location meublée Atlantique (SPLMA) qui représente les acteurs de la location meublée touristique et saisonnière en Vendée, Loire-Atlantique et Charente-Maritime.
Dans des stations comme les Sables-d'Olonne, la population « fait x3 à x5 en été », ce qui impose une capacité d’accueil importante. Les meublés permettent non seulement d’absorber ces flux mais aussi de répondre aux pics liés aux grands événements, à l’image du Vendée Globe et ses 2,5 millions de visiteurs.
Au-delà de l’hébergement, les retombées irriguent toute l’économie locale. « C’est une toile d’araignée où chaque acteur bénéficie d’un maillon : restauration, commerces, activités culturelles », souligne Jérémy Fuzeau, gérant de la conciergerie « On est là pour toit » et secrétaire au sein du SPLMA. Les professionnels évoquent également un impact direct sur l’emploi, entre personnels d’entretien, blanchisserie et services associés, souvent portés par des indépendants.
Résidences : un facteur clé du débat
La question de l’accès au logement reste au cœur des critiques. Mais sur le littoral, les acteurs contestent le rôle central attribué aux meublés touristiques. « Notre clientèle est majoritairement composée de résidences secondaires », insiste Jérémy Fuzeau.
Dans certaines communes, comme aux Sables-d'Olonne, ces biens représentent plus d’un tiers du parc, tandis que les meublés touristiques ne pèseraient que 5 à 6 % des logements. Une réalité qui relativise, selon le SPLMA, leur responsabilité dans la tension immobilière, déjà alimentée par la spéculation foncière et le manque de construction.
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