Rallye d’Arabie saoudite : Sébastien Ogier dans l’ombre de Sébastien Loeb
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Sébastien Ogier, lors du Championnat du monde des rallyes au Japon, le 6 novembre 2025.
Jaanus Ree / Red Bull Content Pool
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Les organisateurs du premier rallye d’Arabie saoudite de l’histoire du WRC devraient en avoir pour leurs pétrodollars. Le scénario est parfait. Avant l’ultime manche de la saison, de jeudi à dimanche, deux pilotes roulent portière contre portière. Sébastien Ogier, dans sa Toyota Yaris, n’est devancé que de 3 points par son équipier gallois Elfyn Evans au général. Mais le Gapençais partira favori de cet opus parsemé de pièges de pierre et de sable, et pas seulement parce qu’il est avantageux de s’élancer en deuxième lors des spéciales chronométrées, une fois la trace dépoussiérée.
À presque 42 ans, Sébastien Ogier a pour lui la certitude que son pied ne tremblera pas au moment d’écraser l’accélérateur. Il a déjà été sacré huit fois champion du monde, entre 2013 et 2021, dont deux au terme d’une explication finale serrée avec Evans (2020, 2021). De quoi faire dire à Jari-Matti Latvala, ancien adversaire devenu patron de son écurie, que ce Français au mental d’acier est « le meilleur pilote de l’histoire dans les duels ». Son cru 2025 plaide aussi en sa faveur. « À chaque fois, c’est veni, vidi, vici », admire Julien Ingrassia, le copilote de ses huit triomphes, désormais consultant pour Canal+. Aujourd’hui associé à Vincent Landais, Ogier a, au passage, presque toujours battu le Gallois.
« Psychologiquement, nous sommes en position de force », assume l’intéressé, qui mènerait largement la danse s’il n’avait pas choisi de faire l’impasse sur trois des treize rendez-vous.
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Car piloter n’est pas son obsession. Sébastien Ogier veut voir grandir son fils. Depuis 2022, il ne court qu’à temps partiel : six rallyes pour commencer, huit l’exercice suivant, dix en 2024. Cette année, il est arrivé plusieurs fois que ses concurrents ne découvrent sa participation qu’au dernier moment, sur la feuille d’engagement.
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