À 21 ans, l’actrice et créatrice de contenu aux près de 2 millions de followers Instagram (@paolalct ) et aux quelque 540 000 abonnés à sa chaîne YouTube interprète la pilote Max, héroïne du film « Rapide ». Paola Locatelli raconte sa nouvelle passion.LA TRIBUNE DIMANCHE — Est-ce que le film peut contribuer à rendre ce sport plus inclusif ?
PAOLA LOCATELLI — Je l'espère. Mon but, c'est que les femmes puissent se dire « je peux être pilote de formule 1, c'est possible ». Et comme le dit mon personnage : « Que tu sois homme ou femme, ça ne se voit pas sous ton casque. » Pour la préparation du film, j'ai rencontré des femmes pilotes de la F1 Academy, je leur ai posé plein de questions, comment elles se sentent face à la compétition avec les mecs, sur les courses en monoplace. J'ai voulu comprendre les règles : pourquoi il y a le drapeau bleu, à quel moment intervient la « safety car », comment se comptent les points, etc.
Avez-vous suivi un entraînement au pilotage ?
Oui, j'ai fait un stage à l'école Winfield, celle qu'on voit dans le film. Ça m'a vraiment aidée parce que je me suis rendu compte à quel point ça va vite, une F4 ! On est seul dans une monoplace, il n'y a rien autour de soi, on est comme dans une bulle, c'est assez incroyable. Même moi, qui ne suis pas une sportive, quand je conduisais, je n'avais qu'une envie, c'était de doubler Alban Lenoir [qui joue le rôle de Stan, le coach]. Dans le film, j'ai tourné la scène sur la route à 120 km/h sans casque dans une monoplace tractée par la voiture caméra, c'était fou de pouvoir ressentir une scène comme ça. Résultat, j'ai passé mon permis de conduire.
Avez-vous pu assister à un GP de formule 1 ?
Oui, en tant qu'influenceuse mode j'ai été invité plusieurs fois au GP de Monaco pour faire des contenus. Je m'habillais, je me maquillais, je me coiffais... C'est vraiment un truc qui allie la beauté et le luxe. Ce qui m'impressionnait le plus, c'était l'engouement autour de ce sport. Au début, je ne comprenais pas bien l'intérêt ; je regardais la course vite fait sans plus, alors qu'aujourd'hui, comme j'ai baigné dedans pendant cinq mois pour la préparation et le tournage du film, je regarde tous les Grand Prix, je m'intéresse « de ouf » à la formule 1, j'adore ça !
Propos recueillis par Alexandre Lazerges