Après une cyberattaque, le choc psychologique reste sous-estimé par les entreprises et les collectivités
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Les collectivités face aux cyberattaques, à l'European Cyber Week à Rennes.
Pascale Paoli
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Les collectivités face aux cyberattaques, à l'European Cyber Week à Rennes.
Pascale Paoli
Quimper, Ploërmel, Brest, Mauron, Josselin : cette semaine, plusieurs mairies bretonnes ont été victimes d’une fuite massive de données personnelles d’administrés venus refaire leurs papiers d’identité. En cause : une intrusion sur l’application en ligne dédiée aux rendez-vous, RDV 360, opérée par un prestataire extérieur.
Comme le montre le deuxième baromètre cyber, publié le 17 novembre par le campus Bretagne Cyber Alliance, une entreprise sur deux et une collectivité sur cinq disent avoir subi au moins une cyberattaque (rançongiciel majoritairement) ces 24 derniers mois en Bretagne. Alors que 67 % des entreprises considèrent leur système d’information (SI) comme critique pour leur continuité de service, contre 36 % pour les collectivités, ces incidents ne sont pas à prendre à la légère.
Chaque attaque cyber a un impact (interruption de service, destruction de données…) et représente un coût, autour de 150 000 euros pour les PME françaises selon l’étude du congrès CESIN 2025, de quarante à soixante mille euros en moyenne en Bretagne. Chaque incident laisse aussi des salariés, agents ou responsables SSI bouleversés, des élus sous pression, des usagers désorientés.
C’était l’un des sujets mis en avant lors de la table ronde « Dimension humaine et psychologique des cyberattaques », à l’European Cyber Week cette semaine à Rennes.
« La résilience commence par l’humain, toute crise dépend de la manière dont les équipes la vivent, l'absorbent et la traversent. À l'incident en question, peuvent s’ajouter la honte, la peur d’avoir commis une erreur, la gêne vis-à-vis des collègues. Certaines personnes deviennent efficaces dans la gestion de l’incident, d’autres, anxieux, fragilisent la cellule de crise », a décrit le Dr Judith Nicogossian, anthropobiologiste à l’École de Grenoble.
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