IA générative : 56,6 % des Français l’utilisent déjà, les jeunes en tête
Parmi les 12-17 ans, 76 % ont visité au moins un service d'IA en avril 2026.
DR - REUTERS - REUTERS - Dado Ruvic
Parmi les 12-17 ans, 76 % ont visité au moins un service d'IA en avril 2026.
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L’intelligence artificielle générative s’installe rapidement dans les usages numériques des Français. En moins d’un an, la fréquentation des services d’IA tels que ChatGPT a bondi de 34 %, au point que plus d’un Français sur deux y a désormais recours. Une progression portée avant tout par les plus jeunes, dont les pratiques commencent à redessiner les équilibres du web.
Selon le baromètre publié mardi par l’Arcom, réalisé à partir des données de Médiamétrie, 56,6 % des Français ont utilisé au moins un service d’intelligence artificielle en avril 2026. L’étude, fondée sur un panel représentatif de 15 000 personnes équipées d’un dispositif de mesure automatique sur ordinateur, tablette et smartphone, confirme l’ancrage rapide de ces outils dans le quotidien numérique.
Les 15-24 ans apparaissent comme les principaux moteurs de cette adoption. En 2025, près de sept jeunes sur dix (69,2 %) ont utilisé chaque mois un service d’IA générative. Ils y consacrent en moyenne 1 heure et 55 minutes mensuelles, contre 1 heure et 26 minutes pour l’ensemble des internautes.

Au-delà de la simple adoption, l’étude met en lumière une évolution des comportements informationnels. Si les sites d’actualité conservent une place importante dans les habitudes de cette génération, les assistants conversationnels commencent à concurrencer les moteurs de recherche traditionnels ainsi que Wikipédia pour l’accès à l’information.
La dynamique est encore plus marquée chez les adolescents. Parmi les 12-17 ans, 76 % ont visité au moins un service d’IA en avril 2026. Leur temps d’utilisation atteint en moyenne 2 heures et 40 minutes par mois.
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Après ChatGPT, cette tranche d’âge privilégie les compagnons virtuels, ces applications qui permettent de dialoguer avec des personnages créés par l’intelligence artificielle. Les plateformes développées par Replika ou Character.AI misent sur des échanges personnalisés et continus, favorisant l’émergence d’une relation émotionnelle entre l’utilisateur et l’agent conversationnel.
Cette popularité nourrit toutefois des inquiétudes croissantes. En encourageant l’attachement à des interlocuteurs artificiels, ces outils peuvent accroître les risques d’addiction ou d’isolement, en particulier chez les publics les plus jeunes.
Les autorités commencent à réagir. Aux États-Unis, la Californie a encadré en 2025 l’usage des chatbots susceptibles de jouer le rôle de compagnon ou de confident. Cette initiative est intervenue après plusieurs cas dramatiques impliquant des adolescents ayant développé des relations intimes fictives avec ces systèmes.
En France, le gouvernement a également lancé une réflexion sur les risques associés à l’IA générative. Un rapport est actuellement en préparation et ses premières recommandations plaident pour la création d’espaces sécurisés et spécifiquement adaptés aux mineurs sur les plateformes d’intelligence artificielle.
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