PHOTO D’ARCHIVES : Un logo Nvidia et une carte mère d’ordinateur apparaissent dans cette illustration prise le 25 août 2025. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/Photo d’archives/Photo d’archives
Le géant américain des puces électroniques a annoncé un financement de cinq milliards de dollars à Intel jeudi et de deux milliards à un ensemble de start-up britanniques ce vendredi. Autant de dépenses qui doivent permettre à Nvidia de trouver des relais de croissance face à la fermeture du marché chinois.
Nvidia dépense sans compter. Le géant américain a annoncé jeudi investir coup sur coup cinq milliards de dollars dans des actions Intel et deux milliards de livres sterling au Royaume-Uni, afin de soutenir l’écosystème des start-up spécialisées dans l’intelligence artificielle. Avantd’annoncerce vendredi avoir mis plus de 900 millions de dollars sur la table pour embaucher le directeur général d’Enfabrica, et obtenir une licence sur la technologie de cette start-up californienne spécialisée dans la mise en réseau des cartes graphiques.
L’entreprise valorisée 4 280 milliards de dollars semble donc décidé de mettre à profit son immense fortune. Et pour cause : « Dans la tech, les cycles de vie des entreprises peuvent être plus court que dans d’autres secteurs. Donc se diversifier permet d’assurer son leadership dans le futur », explique à La Tribune Olivier David, gérant actions chez Vega Invest.
Se diversifier et faire plaisir à Trump…
L’alliance avec Intel a d’ailleurs particulièrement marqué les esprits des financiers. En prenant 5 % de l’entreprise et en serrant la main de son PDG, Nvidia entre dans un nouveau segment de ses activités. Alors que le géant au logo vert est spécialisé dans les puces graphiques « GPU » servant à l’entraînement des intelligences artificielles, Intel est lui un mastodonte des puces informatiques conventionnelles « CPU » qui équipent la plupart des ordinateurs portables.
Or si le segment « data center » a continué de porter Nvidia au deuxième trimestre fiscal 2026 en affichant une hausse de 5 % par rapport au trimestre précédent, les ventes de GPU ont, elles, reculé pour la première fois (-1 %).
« On commence à se rendre compte que les GPU ne sont pas les seuls composants qui seront nécessaires pour développer l’intelligence artificielle. La capacité d’intégrer des modèles directement sur les PC, grâce aux CPU, devient aussi un enjeu crucial », note Olivier David qui voit dans le nouvel investissement de Nvidia l’espoir de voir se développer un nouveau relais de croissance.
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