L’intelligence artificielle pourrait supprimer 100 millions d’emplois aux États-Unis

Le sénateur Bernie Sanders.
REUTERS - Elizabeth Frantz

Le sénateur Bernie Sanders.
REUTERS - Elizabeth Frantz
100 millions. C’est le nombre d’emplois qui pourraient disparaître aux États-Unis dans la prochaine décennie à cause du développement de l’intelligence artificielle. C’est du moins la conclusion d’une analyse publiée lundi par le sénateur - catégorisé à gauche - Bernie Sanders.
Présentée dans le cadre de la commission à la santé, l’éducation, le travail et les retraites, le rapport affirme que 89 % des emplois dans la restauration rapide, 64 % des postes de comptabilité et 47 % des postes de camionnage pourraient être remplacés d’ici 2035. Une estimation néanmoins faite… À l’aide de ChatGPT.
Un problème qui inquiète les démocrates et la gauche américaine. Dans un éditorial publié sur Fox News lundi, Bernie Sanders a déclaré que « l’intelligence artificielle et la robotique développées aujourd’hui par ces multimilliardaires permettront aux entreprises américaines de supprimer des dizaines de millions d’emplois décemment rémunérés, de réduire les coûts de main-d’œuvre et d’augmenter les profits ».
Le rapport met en avant des emplois déjà menacés comme celui des conducteurs par des camions remplacés par des logiciels de conduite automatique chez FedEx ou Walmart.
Et l’automatisation se voit déjà dans les chiffres. Amazon a annoncé avoir supprimé des centaines d’emplois dans sa division cloud quand Walmart a fermé 1 500 postes en 2025, une partie liée à l’automatisation par l’IA.
Mais la rapidité avec lequel le monde va se passer des travailleurs humains fait encore débat. Une étude publiée début octobre par des chercheurs de l’université de Yale estime, en effet, que l’automatisation réelle, engendrée par le développement de l’IA, est encore très minimale.
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Reste que pour Bernie Sanders, les États-Unis doivent agir pour protéger leur population du chômage de masse. Le sénateur a donc tout bonnement proposé de passer à la semaine de 32 heures sans perte de salaire. Une proposition choc dans ce pays où travailler 40 heures par semaine est une norme culturelle.
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Et la figure emblématique de la gauche américaine ne s’est pas arrêtée là. Il propose d’obliger les grandes entreprises à ce que leurs travailleurs puissent élire au moins 45 % de leur conseil d’administration. Ce, pour être en mesure d’influer sur le développement des technologies. Enfin, Bernie Sanders souhaite la création d’une « taxe sur les robots » aux grandes entreprises, dont les fonds serviraient à « améliorer les conditions de vie des travailleurs lésés ».