Au premier semestre de l’année, les producteurs tricolores ont exporté 51 térawattheures d’électricité à leurs voisins européens pour un montant évalué à 3 milliards d’euros. Un record pour cette période de l'année. À cela s’ajoutent les recettes dites de congestion perçues par RTE. Lesquelles contribuent, en partie, à alléger la facture des consommateurs. Explications.
Cinquante et un térawattheures (TWh). C’est le volume d’électricité que les producteurs tricolores ont exporté au cours des six premiers mois de l’année 2026 selon le bilan électrique publié par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE) ce jeudi 16 juillet. Cela représente près de 18 % de la production totale sur cette période.
Ce solde exportateur est « très supérieur aux premiers semestres d’années ayant pourtant déjà établi de précédents records », relève le gestionnaire. « On est très en avance par rapport à l’année 2025 », a souligné Thomas Veyrenc, directeur général de RTE, lors d’un point presse. Au premier semestre 2025, la France avait exporté 38 TWh. Et 92 TWh sur l’ensemble de l’année.
Des exportations valorisées à 3 milliards d’euros
Le dirigeant a voulu battre en brèche l’idée selon laquelle la France exporterait son électricité à prix bradé. Selon le document, la valeur nette des exportations françaises d’électricité a atteint 3 milliards d’euros au premier semestre 2026, un record pour un premier semestre. Elle progresse de 600 millions d’euros par rapport à la même période en 2025. Ce calcul repose sur la méthode des douanes, qui valorise les flux d’électricité au prix spot moyen français, ressorti à 61,20 euros par mégawattheure sur la période.
Les retombées de ce solde exportateur ne s’arrêtent pas là. En effet, outre les revenus des producteurs français, RTE encaisse également des recettes liées aux différentiels de prix observés aux interconnexions. Ce phénomène se produit lorsque leurs limites physiques sont atteintes : la zone exportatrice affiche alors un prix inférieur à celui de la zone importatrice.
En l’occurrence, au premier semestre 2026, le prix moyen des pays vers lesquels la France a exporté s’est établi à 111,60 euros par mégawattheure, valorisant les volumes exportés par les producteurs tricolores 5,7 milliards d’euros. Au cours des six premiers mois d’année, les recettes dites de congestion se sont donc élevées à 2,7 milliards d’euros.
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