EXCLUSIF. Dans les entreprises, l’intelligence artificielle a cessé d’être un sujet de hype et d'expérimentation pour devenir un enjeu de transformation, d'après une étude du cabinet Eleven Strategy avec la French Tech Grand Paris et Vivatech. Le principal enjeu n'est plus technologique, mais organisationnel.L’IA est sortie de la phase de hype : en 2025, elle s’est installée durablement dans les grandes entreprises comme une réalité opérationnelle, et non plus comme un simple objet de projection.
Les usages sont réels mais encore instables : l’IA est bien présente dans le quotidien des employés, mais les déploiements restent inégaux et les cas d’usage encore en phase d’apprentissage.
La création de valeur dépend désormais de l’organisation : l’avantage compétitif ne vient pas de la technologie seule, mais de la capacité à transformer les processus, la gouvernance et les modes de travail.
2026 marque une phase de consolidation : après l’exploration tous azimuts, les entreprises cherchent à faire moins d’IA, mais mieux, en se concentrant sur des usages maîtrisés, fiables et réellement déployables à l’échelle.
L’année 2025 aura marqué un tournant discret mais décisif : l’IA s’est installée durablement dans les grandes entreprises. Non plus comme un objet de fantasme, mais comme une réalité pour les employés, même si les usages tâtonnent encore. C’est l’un des enseignements du Panorama 2026 de l’IA en entreprise, réalisé par le cabinet Eleven Strategy avec la French Tech Grand Paris et Vivatech, fondé sur les retours d'expériences de responsables data et IA de grandes organisations françaises et internationales.
« La question n’est plus “faut-il y aller ?”, car l’IA est là pour rester. Le vrai sujet, c’est comment on la déploie à l’échelle, dans des organisations complexes, sans casser ce qui fonctionne », résume Chadi Hantouche, partner chez Eleven Strategy. En 2026, l’IA commence à quitter les slides pour se confronter aux contraintes du réel, notamment la complexité de systèmes d’information, mais aussi les exigences de qualité et l'équation complexe des coûts. Cette maturité nouvelle vis-à-vis des attentes placées en la technologie, poussent les entreprises à « faire moins de POC et d'expérimentations pour privilégier des cas d'usages où l'on peut espérer de vrais gains », précise le dirigeant.