Le groupe ADP affiche au 1er trimestre une baisse de son chiffre d’affaires, en raison de la perte à Paris d’une partie de la clientèle en provenance du Moyen-Orient et de la baisse d’activités de ses aéroports à l’international. Le gestionnaire a précisé qu’Orly et Roissy étaient en majorité approvisionnés en kérosène depuis l’Amérique du Nord.Si les aéroports parisiens semblent bien protégés contre le risque d’une pénurie de kérosène, le groupe ADP n’en est pas moins touché par le conflit au Moyen-Orient. Le gestionnaire d’aéroports a en effet affiché, mercredi 29 avril, un chiffre d’affaires en baisse de 0,9 % à 1,47 milliard d’euros, lors de la présentation de ses résultats du 1er trimestre. Un léger recul imputable à la guerre en Iran, mais les aéroports d’Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle devraient pour autant bien absorber le choc.
Il faut dire que les aéroports parisiens bénéficient d’un avantage logistique : l’accès direct aux infrastructures d’acheminement du carburant, en l’occurrence aux raffineries et à un terminal situé au Havre. Un dispositif qui sécurise l’approvisionnement en kérosène à un moment où la chaîne énergétique mondiale est fragilisée, laissant planer la menace d’une pénurie de carburant dans les prochaines semaines en raison du blocage du détroit d’Ormuz.
Qui plus est, une majorité du pétrole brut qui alimente ces infrastructures provient d’Amérique du Nord, a assuré Christelle de Robillard, la directrice de la stratégie du groupe. Un atout qui pourrait être stratégique alors qu’environ 50 % des importations de kérosène en Europe proviennent des pays du Golfe.
Comportements légèrement différents
Le groupe ADP peut également se satisfaire d’avoir enregistré un flux de passagers en hausse durant le 1er trimestre. Et ce aussi bien au niveau de ses aéroports parisiens, avec un trafic en augmentation de 2,6 %, qu’à l’échelle des 26 plateformes gérées par le groupe, avec une hausse de 2,3 %. Soit au total un flux de 83,9 millions de passagers.