Dix ans après son lancement, l’Aéropole, zone logistique et fret de l’aéroport Montpellier Méditerranée, entre dans sa dernière phase de commercialisation. Le projet, qui représente un investissement global de 150 millions d’euros et promet de générer quelque 2 000 emplois à horizon 2030, doit permettre de penser l’aéroport dans sa dimension européenne.Avec 1,69 million de passagers accueillis en 2025 contre 1,8 million en 2024, l’aéroport Montpellier Méditerranée (AMM) est encore loin des 2,3 millions escomptés. Mais l’annonce de l’ouverture, dès l’automne prochain, d’une base régionale de la compagnie low-cost espagnole Volotea - avec un Airbus A320 dédié, peut-être deux - a renforcé les perspectives de la plateforme aéroportuaire. D’autant qu’en parallèle, la structure mise également sur la montée en puissance de sa zone logistique et fret lancée il y a dix ans.
« Face aux difficultés successives, notre ambition est de valoriser la concession aéroportuaire sur tous ses aspects », a déclaré, à l’occasion d’une conférence de presse ce 16 juin, Emmanuel Brehmer, président du directoire de l’aéroport languedocien.
Livraison de 100 000 m2 de bâtiments
Porté par la SA AMM, ses partenaires institutionnels (préfecture de l’Hérault, CCI 34, collectivités, Région, Département, Agglomération du Pays de l’Or, commune de Mauguio-Maurin) et une douzaine d’opérateurs privés, ce projet de hub logistique représente plus de 150 millions d’euros d’investissement, dont 8,5 millions d’euros porté par l’aéroport, pour un potentiel, à terme, de 2 000 emplois sur la zone à horizon 2030.
Depuis septembre 2024, date de la livraison du premier bâtiment par DVB Logistic avec l’agence Chronopost, la zone a enchaîné quatre ouvertures : STEF Transport, EMA-EvoluSolar/BIT Group et XPO. Deux nouvelles sont en cours d’installation : Intersport (juillet 2026) et DPD (fin de l’année).
Cinq autres bâtiments sont en chantier. Au total, ce sont 100 000 m2 de bâtiments (sur un foncier total de 30 hectares) qui seront livrés sur la zone d’ici 2030.