En raison de la hausse du prix du kérosène, les annulations de vols d’avions se multiplient mais constituent une part marginale des programmes des compagnies aériennes. Les vols courts et moyen-courriers seront les plus exposés dans les prochains mois.À mesure que persiste le blocage du détroit d’Ormuz, la liste des compagnies aériennes contraintes d’annuler des vols s'allonge. Et laisse plus que jamais planer la menace d’une forte désorganisation du transport aérien dans les prochaines semaines. Première compagnie française à l’officialiser, dimanche 26 avril, Transavia va, elle aussi, revoir son programme de vols à la baisse en mai et juin. D’où une interrogation qui se pose avec de plus en plus d’intensité : faut-il s’attendre à une vague d’annulations de vols dans les prochaines semaines, compromettant la si stratégique saison estivale pour les opérateurs ?
Avant Transavia, Lufthansa, KLM, United Airlines et bien d’autres compagnies aériennes ont fait savoir – plus ou moins officiellement – qu’elles allaient réduire leur offre au vu de la flambée du kérosène, dont le prix a été multiplié par plus de deux depuis le début du conflit en Iran fin février.
Il flirte avec les 200 dollars le baril. « Il est vrai que les annonces d’annulations de vols se multiplient, mais cela reste malgré tout marginal par rapport aux programmes des compagnies, nuance Pascal de Izaguirre, le président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM). Il n’y a globalement pas d’inquiétude à avoir pour les vacances cet été, même si l’on reste évidemment très dépendant de l’évolution du conflit au Moyen-Orient. »
Des réajustements passés sous les radars
Du fait des réajustements décidés, l’offre estivale de Lufthansa va, par exemple, diminuer de 1 % (20 000 vols supprimés), et celle de Transavia, de l’ordre de 2 % pour mai et juin. La compagnie américaine United Airlines compte pour sa part réduire ses capacités de 5 % au cours des 2ᵉ et 3ᵉ trimestres de cette année. Et certaines compagnies aériennes soutiennent toujours ne pas vouloir changer leurs plans d’un iota. C’est le cas d’Air France, qui l’a confirmé encore à la Tribune, lundi 27 avril. Mais aussi d’Easyjet, le même jour : « Nous ne constatons actuellement aucune perturbation des vols et n'envisageons pas de modifier notre programme de vols », assure un porte-parole de la compagnie britannique Easyjet.