Modernisation des aéroports parisiens : Groupe ADP met 8,4 milliards d’euros sur la table
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Le visage de Roissy va changer au cours de la prochaine décennie.
Groupe ADP/Studio Pons/P. Stroppa
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Le visage de Roissy va changer au cours de la prochaine décennie.
Groupe ADP/Studio Pons/P. Stroppa
Dès les premières semaines de son mandat, début 2025, Philippe Pascal n’avait pas caché la complexité de sa tâche : concilier un nouveau cycle d’investissements forts sur les aéroports parisiens avec une croissance du trafic qui s’annonce atone.
C’est donc cet équilibre que le PDG du Groupe ADP recherche avec son futur Contrat de régulation économique (CRE), qui doit guider les investissements, la tarification et la rémunération sur le périmètre régulé, c’est-à-dire liés aux activités aéronautiques, a contrario des activités de commerce et restauration.
Comme prévu, la durée de ce CRE a été sensiblement allongée par rapport aux précédentes itérations, dont la dernière (2016-2020) fut rendue caduque par le Covid. Il prendra place sur huit ans, entre 2027 et 2034. Et le Groupe ADP propose d’investir pas moins de 8,4 milliards d’euros pour ses trois plateformes – Paris-CDG, Paris-Orly et Paris-Le Bourget – sur cette période, soit plus d’un milliard d’euros par an.
Ces investissements seront lissés sur la période, avec malgré tout un pic à près de 1,3 milliard d’euros en 2030. Une mécanique qui correspond aux principes de progressivité et de modularité inclus dans son plan de développement, notamment celui pour Paris-CDG présenté en mars dernier et qui va concentrer les trois-quarts des investissements. Ce plan consacrait la fin des projets de bâtiments cathédrales, à l’instar de feu le Terminal 4.
Ce CRE doit tout de même permettre d’accroître la capacité des différentes plateformes, à hauteur de 18 millions de passagers supplémentaires par an d’ici 2034. Ils seront divisés en trois phases avec un objectif spécifique chacune : la première (2027-2030) sera consacrée à l’amélioration et la fluidification du circuit passagers, la deuxième (2030-2032) pour densifier et optimiser les terminaux, et la troisième (2032-2034) pour développer de nouvelles infrastructures.
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