L’aéroport de Paris-CDG comptera sept terminaux en 2027

Les terminaux de Roissy seront renommés à partir de 2027 pour simplifier le parcours passagers.
GroupeADP/A.Gaulupeau

Les terminaux de Roissy seront renommés à partir de 2027 pour simplifier le parcours passagers.
GroupeADP/A.Gaulupeau
À quelques semaines des fêtes de Noël, le Groupe ADP vit déjà un mois de décembre bien chargé. Alors que Philippe Pascal, son PDG, s’apprête à dévoiler les grandes lignes du futur Contrat de régulation économique (CRE) pour l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle – le premier depuis le Covid, qui doit contribuer à dessiner le futur visage de l’aéroport avec la définition des équilibres économiques, des investissements et de la tarification pour les années à venir – ses équipes mènent un autre chantier d’ampleur. Celui de renommer l’ensemble des terminaux de la plateforme. Cette réforme, destinée à créer « un choc de simplification » pour le parcours passagers, sera effective en mars 2027.
La numérotation actuelle, basée sur les Terminaux 1,2 et 3, arrivait en bout de course. Depuis l’ouverture du Terminal 2 dans les années 1980, ses agrandissements successifs ont obligé à de nombreuses déclinaisons, avec des aérogares allant du Terminal 2A au Terminal 2G. Le développement du hub d’Air France au Terminal 2E, avec la création de satellites d’embarquement, s’est même traduit par des désignations baroques tel que Terminal 2E porte K. C’est-à-dire une dénomination à trois niveaux.
Désormais, les Terminaux seront désormais désignés par un numéro unique, allant du Terminal 1 au Terminal 7. La numérotation se fait dans l’ordre du parcours passagers en provenance de Paris par la route et le RER. Ce chiffre ne désignera plus l’aérogare en elle-même, mais le point de passage en zone réservée et les salles d’embarquement attenantes. Ainsi, là où il y avait un bâtiment de liaison désigné 2AC, qui constituait le point d’entrée unique vers le Terminal 2A à droite et le Terminal 2C à gauche, il n’y aura plus qu’un Terminal 3. Les salles d’embarquement seront ensuite désignées par une lettre unique. Ce qui ne fait plus que deux niveaux.

Pour reprendre l’exemple du passager se rendant au Terminal 2E porte K, il ira désormais au Terminal 5, salle d’embarquement C. Pour accroître la lisibilité dès l’arrivée à l’aéroport, les parkings porteront le même numéro que les terminaux auxquels ils sont associés.
L’objectif est d’avoir un parcours intégralement « lisible » et « continue » depuis le côté ville et intégralement « visible » et « continue » côté piste, indiquait-on du côté de la direction du groupe il y a quelques mois alors que le projet était encore en réflexion. Ce travail est avant tout fait à l’intention des passagers internationaux, en particulier ceux en correspondance, pour qui les trois niveaux de dénomination sont sources de confusion. Ce manque de lisibilité actuelle est d’ailleurs l’un des problèmes récurrents soulevés par le classement Skytrax, qui fait référence dans l’aérien, qui place tout de même la plateforme parisienne au 1er rang européen et au 7e rang mondial. En interne, on reconnaît que cela oblige à un accompagnement renforcé de la part des équipes d’Aéroports de Paris et d’Air France. Principal client de la plateforme, qui abrite son hub, la compagnie a été partie prenante des réflexions qui entourent la réorganisation des terminaux.
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Cette nouvelle numérotation est aussi pensée pour accompagner le développement des futures infrastructures de l’aéroport, telles qu’imaginées dans le plan d’aménagement de Paris-CDG présenté en début d’année. À l’inverse de la conception concentrée « One roof » des débuts, celui-ci se base sur des extensions plus modestes autour de satellites (un bâtiment accueillant des salles d’embarquement) répartis sur l’emprise aéroportuaire. Philippe Pascal parle ainsi de « villages de 7 à 8 millions de passagers », interconnectés par nouveau un métro automatique.
Loin d’être seulement esthétique, ce travail est jugé « colossal » en interne. Ce sont plus de 3 000 panneaux dans les terminaux et 600 dans les parkings qui devront être changés entre septembre et décembre 2026, mais aussi 250 indications de signalisation routière. Le Groupe ADP précise que « les nouveaux panneaux seront temporairement recouverts par des autocollants avant d’être tous retirés pour être dévoilés en mars 2027, lors de la mise en service du CDG Express ». Au-delà de ces affichages, le groupe va devoir signifier le changement à toutes les compagnies aériennes, avec l’émission de messages aux navigants aériens (Notam), changer le numéro des postes avions ou reconfigurer les 10 000 caméras de l’aéroport et « des centaines d’applications informatiques ».
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Malgré tout cela, il faudra sûrement encore plusieurs semaines avant que la nouvelle numérotation soit pleinement intégrée par les 90 000 salariés de la plateforme, et sans doute quelques mois de fort accompagnement des passagers pour éviter que la simplification n’entraîne encore plus de confusion.
Les nouveaux noms de Paris-CDG :
Le Terminal 1 reste le Terminal 1 – salles d’embarquement S et R
Le Terminal 3 devient le Terminal 2 – salle d’embarquement V
Les Terminaux 2A et 2C sont regroupés sous l’appellation Terminal 3 – salle d’embarquement F
Les Terminaux 2B et 2D sont regroupés sous l’appellation Terminal 4 – salles d’embarquement G et H
Le Terminal 2E devient le Terminal 5 – salles d’embarquement B, C et D
Le Terminal 2F devient le Terminal 6 – salle d’embarquement E
Le Terminal 2G devient le Terminal 7 – salle d’embarquement N
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