Le scandale du dieselgate aura eu d'énormes répercussions sur l'industrie automobile européenne dans son ensemble.
WR/ - REUTERS - HANNIBAL HANSCHKE
Le scandale du Dieselgate profite pleinement aux constructeurs asiatiques
Un nouveau procès s’ouvre ce lundi outre-Manche sur les logiciels truqués censés falsifier les tests d’anti-pollution. Dix ans après le Dieselgate Volkswagen, qui a entraîné une quasi-proscription de ce type de motorisation. Au grand dam des constructeurs européens, dont le diesel était une spécialité traditionnelle.
Dieselgate, dix ans déjà. Un scandale qui frappa le groupe Volkswagen et par ricochet toute l’industrie auto européenne… Jusqu’à, effet pervers, déstabiliser les constructeurs et les équipementiers pour le plus grand profit de leurs rivaux asiatiques.
Un grand procès s'ouvre ce lundi devant la justice britannique contre cinq constructeurs, dont Renault et Stellantis, accusés d’avoir triché pour passer les contrôles antipollution. L'affaire « est beaucoup plus large que Volkswagen : elle concerne presque tous les constructeurs », souligne Martyn Day, du cabinet d'avocats Leigh Day. Principal représentant des plaignants, il estime que les indemnisations pourraient atteindre des « milliards de livres ».
L'issue du procès pourrait faire jurisprudence. Trois organisations non gouvernementales avaient pour leur part déposé mi-septembre un recours devant le tribunal administratif de Paris, visant l'État « en raison de son inaction face aux dommages sanitaires et économiques » du Dieselgate.
Diesel vertueux en CO2.
Enormes répercussions
Le 18 septembre 2015, en plein salon de Francfort, le Dieselgate s’abattait sur un groupe Volkswagen triomphant. L’agence américaine de l’environnement (EPA) accusait en effet le constructeur allemand d’avoir violé aves ses diesels les règles d’anti-pollution à l’aide d’un logiciel truquant les contrôles sur les émissions d’oxydes d’azote (NOx) outre-Atlantique.
Deux jours après, celui qui était alors le premier constructeur auto mondial était forcé de battre sa coulpe, reconnaissant que onze millions de véhicules avaient été dotés de tels logiciels, entraînant la démission de son PDG Martin Winterkorn.
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Ce scandale aura eu d’énormes répercussions sur l’industrie automobile européenne dans son ensemble, qui a été également accusée de falsifier les tests. Il aura coûté plus de 30 milliards d’euros à Volkswagen. Mais, au-delà, il a nourri une suspicion généralisée des pouvoirs publics vis-à-vis de cette motorisation diesel, laquelle était justement une spécialité technologique européenne unique au monde (pour les voitures particulières).