Dacia dépasse en Europe Peugeot, Mercedes, Audi, avec un credo : rester le moins cher
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L'un des nouveaux modèles présentés par Dacia lors des "Dacia Days" le 3 octobre dernier.
Adrien Cortesi - Dacia
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L'un des nouveaux modèles présentés par Dacia lors des "Dacia Days" le 3 octobre dernier.
Adrien Cortesi - Dacia
Où s’arrêtera donc Dacia ? En France, la marque à bas prix de Renault a dépassé les 9 % de pénétration (sur neuf mois 2025). C’est la troisième marque dans l’Hexagone, derrière le label Renault lui-même et Peugeot.
Dans l’Union européenne, avec une part de marché de 5,2 % (sur huit mois), la firme roumaine est la septième marque derrière Volkswagen, Toyota, Skoda, BMW, Renault et Peugeot, que Dacia a dépassé sur le seul mois d’août. Dacia vend désormais plus que Mercedes et Audi. Et, comme l’an dernier, la petite Sandero, le modèle le moins cher du marché, « est le plus vendu en Europe », martèle Frank Marotte.
Lors des Dacia Days vendredi 3 octobre à Meudon (Hauts-de-Seine), le nouveau directeur des ventes et des opérations du constructeur de Pitesti soulignait : « Dacia est une des plus belles réussites en Europe ». Les deux derniers modèles arrivés sur le marché engrangent les commandes : « 200 000 pour le nouveau SUV Duster depuis un an et 50 000 en six mois pour le Bigster », dérivé rallongé et plus cossu du premier. Raison essentielle de cet engouement : le tarif, pour des voitures qui ne déméritent plus en matière de performances, confort, comportement routier et même présentation.
Vendue à trois millions d’exemplaires depuis 2007, la Sandero est ainsi disponible à partir de 12 990 euros, quand une Citroën C3 débute à 15 850, une Renault Clio à 16 900. Le SUV Dacia Duster débute sous la barre des 20 000, quand un Renault Symbioz démarre à 29 900. Quant au Bigster, le premier prix est fixé à 24 990 euros, contre… 41 800 pour un Renault Austral. « Le prix moyen des voitures neuves sur le marché a augmenté de 63 % en vingt ans, tandis que le prix des véhicules d’occasion a pris 45 % en quinze ans. Les voitures deviennent donc inaccessibles », précise Frank Marotte pour expliquer a contrario le succès de Dacia.
Pour le futur, Dacia présentait aux Dacia Days de nouvelles versions économiques de ses modèles. Il dévoilait ainsi de prochaines déclinaisons fonctionnant au GPL (gaz de pétrole liquéfié), un carburant détaxé en France. Il en coûte ainsi 0,97 euro le litre à la pompe, contre 1,70 pour le sans-plomb 95. Plus de 1 500 stations le distribuent dans l’Hexagone. Certes, la consommation est un peu supérieure, mais le bilan est largement positif pour l’utilisateur. Le GPL n’émet en outre pratiquement pas de particules fines, contrairement au diesel et à l’essence. En conséquence, la Sandero, sa version surélevée Stepway et le dérivé break sept places Jogger, recevront de nouvelles motorisations GPL de 120 chevaux avec même une option boîte automatique.
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