Le 28 septembre 2025, l'usine Paprec s'est embrasée. Fumées noires et périmètre bouclé ont ravivé dans les flammes, les tensions entre riverains et industriels. Entre nuisances sonores, inquiétudes sanitaires, et dépréciation immobilière, les habitants et les élus interpellent la préfecture et la direction sur la sécurité du site. Du côté de la plaine de Montjean, Paprec traite 200 000 tonnes de déchets mais cristallise les contradictions.Depuis l'incendie, fin septembre sur le site de l’usine de traitement des déchets Paprec, le débat s’est vu brutalement relancé autour des projets d’extension de cette usine de recyclage, déjà implantée en zone à forte densité. Les riverains, épuisés par le bruit et inquiets pour leur santé, exigent des comptes. Les associations et les élus interpellent la préfecture et la direction de Paprec sur les mesures de sécurité, avant d’envisager l’avenir.
Batteries lithium, autocombustion, prévention défaillante
Des incidents similaires se sont déjà produits dans d'autres sites Paprec — batteries lithium mal triées, autocombustion de métaux— révélant des failles structurelles. Les riverains dénoncent maintenant l'insuffisance des mesures préventives. L’entreprise valorise 200 000 tonnes de déchets par an, visant moins de 40% d'enfouissement. Mais un mauvais tri coûte cher, fragilise la filière locale et met en péril les projets futurs.
Leader du recyclage, cauchemar de voisinage
Paprec structure l'économie circulaire départementale, mais ses implantations génèrent des conflits. Recycler local, c'est vertueux écologiquement, rentable économiquement, mais difficile à vivre pour les riverains : bruit, trafic des poids lourds, risques industriels, dépréciation immobilière. L'incendie a transformé la lassitude en colère. Une part des habitants réclament aujourd’hui la fermeture ou la délocalisation. De son côté, Paprec plaide pour la création d’emplois et la circularité. Les élus de l’Essonne et du Val-de-Marne naviguent entre les deux, partagés entre les enjeux de transition écologique et d’acceptabilité sociale. Le débat expose l'impasse : comment traiter les déchets franciliens sans sacrifier les zones qui accueillent les usines ? Le site Paprec illustre l'urgence d'un dialogue territorial. Entre économie circulaire et riverains exaspérés, la sortie de crise exigera transparence, concertation, investissements massifs en sécurité. Paprec porte désormais la responsabilité de prouver que recyclage industriel et cohabitation urbaine se conjuguent.