Après le succès des sites de baignade ouverts durant l'été 2025 à Maisons-Alfort, Joinville-le-Pont, Champigny et Saint-Maur, le département a signé un nouveau contrat de 26 millions d'euros le 13 octobre avec l'Agence de l'Eau Seine-Normandie, la Région et la Métropole. Budget total 2025-2030 : 365 millions d'euros pour transformer durablement la Marne en fleuve baignable. L'héritage olympique se transforme en projet territorial durable.
Les images des épreuves olympiques de triathlon et de natation en eau libre dans la Seine ont marqué l'été 2024. Un an plus tard, le Val-de-Marne concrétise l'héritage : quatre sites de baignade opérationnels durant l'été 2025, un accueil favorable du public, et surtout un engagement financier massif pour pérenniser ces aménagements.
365 millions d'euros sur six ans
Le 13 octobre 2025, le département a signé un contrat avec l'Agence de l'Eau Seine-Normandie, la Région Île-de-France, Seine-Saint-Denis et la Métropole du Grand Paris. Montant : 26 millions d'euros additionnels pour la qualité de l'eau. Budget total prévu 2025-2030 : 365 millions d'euros. Un investissement colossal pour un objectif : transformer durablement la Marne en fleuve baignable pour tous.
Les travaux structurants ont commencé bien avant les JO. Depuis 2016, le département dissocie les réseaux d'eaux pluviales et usées, crée des stations de dépollution, installe des bassins de stockage-restitution, déploie des unités de désinfection UV et acide performique, construit des tunnels-réservoirs. L'objectif : garantir une eau conforme aux normes de baignade, lutter contre la pollution chronique qui interdisait tout contact depuis des décennies.
Quatre sites opérationnels, quatorze en projet
L'été 2025 a validé le concept. Maisons-Alfort, Joinville-le-Pont, Champigny-sur-Marne et Saint-Maur-des-Fossés ont ouvert leurs berges aménagées, avec réservation en ligne ou accès sur place pour des tarifs très accessibles. Contrôle qualité régulier, équipements temporaires et durables, surveillance : le dispositif fonctionne.
Mais le département voit plus grand. Quatorze sites potentiels sont recensés localement : sept sur la Marne, sept sur la Seine. Les communes concernées incluent Bry-sur-Marne, Nogent, Le Perreux-sur-Marne, Saint-Maurice. Une carte de la baignade fluviale se dessine progressivement, transformant les bords de Marne en destinations de loisirs de proximité.
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Au-delà de l'héritage olympique
Cette reconquête fluviale dépasse le seul cadre des JO. Elle s'inscrit dans une démarche à long terme : gestion des crues, protection de la biodiversité, amélioration du cadre de vie. Le SIAAP (assainissement), l'Établissement Public Territorial Paris Est Marne et Bois, la Ville de Paris : tous les acteurs régionaux coordonnent leurs efforts.
Le Plan Baignade, lancé pour Paris 2024, devient un projet territorial structurant. Faire de la Seine et de la Marne des fleuves accessibles à la baignade pour tous, été après été, quartier après quartier. Une ambition qui semblait utopique il y a dix ans, mais qui devient réalité grâce à des investissements massifs et une volonté politique continue.
Un modèle pour l'Île-de-France
Le Val-de-Marne fait figure de pionnier. D'autres départements observent cette dynamique : peut-on généraliser la baignade fluviale en zone urbaine dense ? Les retours d'expérience yvelinois, essonniens, seine-et-marnais montrent que la demande existe. Les habitants veulent se réapproprier leurs cours d'eau.
Reste la question de la maintenance. 365 millions d'euros sur six ans, c'est considérable. Mais l'entretien des infrastructures de dépollution, le contrôle qualité permanent, la surveillance des sites : tout cela génère des coûts récurrents. Le modèle économique devra s'affiner pour que la baignade dans la Marne ne reste pas un privilège temporaire, mais devienne un service public pérenne, accessible à tous les Val-de-Marnais.