La RATP vient d'équiper le RER A de patins de freins nouvelle génération réduisant de 70% les émissions de particules fines selon Airparif. Une avancée majeure pour le Val-de-Marne, traversé par cette ligne empruntée quotidiennement par plus d'un million de voyageurs. Île-de-France Mobilités investit 300 millions d'euros pour améliorer la qualité de l'air souterrain.
Chaque jour, plus d'un million de Franciliens empruntent le RER A, dont une part importante traverse le Val-de-Marne. Durant des années, cette ligne figurait parmi les plus exposées aux particules fines issues des systèmes de freinage ferroviaire. Les nouveaux patins, testés pendant deux ans, changent la donne : réduction de 70% des émissions de PM10 lors du freinage, mesure validée par Airparif.
300 millions pour assainir l'air souterrain
Cette opération technique s'inscrit dans un programme massif d'Île-de-France Mobilités qui consacre plus de 300 millions d'euros à l'amélioration de la qualité de l'air dans les réseaux souterrains : freinage, ventilation, renouvellement du matériel roulant. Un investissement justifié par des enjeux sanitaires criants.
La pollution aux particules fines explique entre 6 900 et 9 900 décès prématurés chaque année en Île-de-France, sans compter les cas d'asthme infantile. Le Val-de-Marne, territoire dense où le RER A constitue une artère vitale (stations de Vincennes à Bry-sur-Marne), bénéficie directement de cette amélioration. Les populations fragiles – enfants, personnes âgées, asthmatiques – respirent mieux dans les gares et les rames.
Un levier d'attractivité territoriale
Au-delà de l'aspect sanitaire, la qualité de l'air devient un facteur d'attractivité résidentielle. Les communes du département multiplient les initiatives bas carbone : développement du vélo, tramways, renouvellement des bus, promotion des transports collectifs. La modernisation du RER A renforce cette dynamique.
Le Plan de protection de l'atmosphère d'Île-de-France 2025-2030 fixe un objectif ambitieux : d'ici 2026, plus aucun Francilien ne doit être exposé à des dépassements réglementaires de dioxyde d'azote (NO2). Les progrès techniques dans les transports collectifs constituent un pilier de cette stratégie, anticipant des normes européennes encore plus strictes à l'horizon 2030.
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