En septembre, le Val-de-Marne a rejoint le cercle restreint des dix-sept départements français labellisés Département Fleuri par le Conseil national des Villes et Villages Fleuris. Une première historique en petite couronne parisienne qui consacre une politique volontariste d'intégration de la nature en milieu urbain dense.Cette distinction nationale, attribuée pour cinq ans, dépasse largement la dimension esthétique. Elle valide une stratégie territoriale globale conjuguant urbanisme durable, préservation de la biodiversité et adaptation au changement climatique. Jusqu'alors, seuls les Yvelines représentaient l'Île-de-France dans ce palmarès exigeant.
Les chiffres témoignent d'un engagement structurel. Avec 82 km² d'espaces verts, vingt sites classés « Espaces naturels sensibles » et 1.100 hectares agricoles, le Val-de-Marne se positionne comme le premier département agricole de la petite couronne. Un paradoxe apparent dans un territoire fortement urbanisé, mais qui illustre la capacité à concilier densité et qualité environnementale.
Le Plan « 50.000 arbres », adopté en 2021, constitue le fer de lance de cette politique. Plus de 29.000 plantations ont déjà été réalisées dans les parcs, établissements publics et voiries départementales, créant des îlots de fraîcheur indispensables face aux épisodes caniculaires. L'opération « Adopte ton arbre » prolonge cette dynamique en mobilisant citoyens, familles et établissements scolaires, avec plus de 5.000 participants depuis son lancement.
Au-delà de la reconnaissance institutionnelle, ce label constitue un atout d'attractivité économique tangible. Pour les entreprises, un cadre de vie qualitatif facilite le recrutement et la fidélisation des talents. Les 600 kilomètres d'itinéraires de promenade balisés et les projets structurants comme « La Végétale », future voie verte de vingt à trente kilomètres, participent d'un écosystème territorial où performance économique et responsabilité environnementale ne s'opposent plus mais se renforcent mutuellement. Une équation gagnante dans un contexte où les critères ESG s'imposent comme référentiels décisionnels.