La vérité est dans la baisse

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(Crédits : Gael Vautrin)
Après l'enthousiasme excessif de lundi, les marchés redescendent sur terre aujourd'hui. Ils ont bien raison. Le passé nous éclaire sur le fait qu'après sa plus forte hausse historique le 13 octobre 2008, le CAC 40 n'a atteint son point bas que cinq mois plus tard.

Les excès à la baisse comme à la hausse, sur les marchés, ont la particularité de faire perdre le nord aux investisseurs. Comment peut-on valoriser un marché après une hausse de 9,66% ? Hier, on célébrait plus la cohésion retrouvée des pays de l?Union qu?un véritable plan de sauvetage. Qu?en est-il aujourd?hui ? Est-ce que le risque souverain est définitivement soldé ? En Europe tout du moins ? Difficile de le dire. En revanche, alors que la réplique sismique de la crise qui a fragilisé les entreprises il y a plus d' un an, vient de toucher les Etats, il est intéressant de constater qu?entre les paroles, les actes et les conséquences boursières, il y a un espace temps propre aux marchés.

Non, le plan de sauvetage ne va pas régler en un claquement de doigt le problème de la dette souveraine qui mettra du temps (beaucoup de temps !) à se dissiper. Non, la hausse de lundi ne solde pas tous les problèmes. Non, elle ne marque pas le début d?un nouveau rally comme les marchés en ont connu un l?an dernier. La preuve en est que les indices consolident aujourd?hui. Au-delà, le passé récent de la crise financière peut nous donner quelques indications.

La hausse de lundi a été, à juste titre, comparée à celle du 13 octobre 2008. Même problème (qui touchait alors plus spécifiquement les banques européennes), même plan (de l?argent), même réaction excessive. Le 13 octobre 2008 au matin, à l?ouverture des marchés, le CAC 40 vaut 3.176,49 points. Il prend dans la journée 11,18%. Mais il n?atteindra son point bas que cinq mois plus tard, le 9 mars précisément, laps de temps durant lequel il perdra 22% (le double de ce qu?il avait pris en une journée).

Bien sûr, on ne peut présager de rien, mais à la lumière de la récente histoire, il se pourrait que les indices n?aient pas touché leur plus bas à l?occasion du vent de panique qui a soufflé dans la zone euro pendant quinze jours. Exercice bien délicat que celui du pronostic. Si l?on suit pourtant la même logique, le CAC 40 devrait perdre encore 18% voire 19% ces cinq prochains mois. Mais c?est bien connu, l?histoire ne se répète jamais !

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