Renault, trop de dette dans le carburateur

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(Crédits : Gael Vautrin)
La marque au losange s'enfonce en bourse. Le constructeur plus endetté que les autres fait les frais, comme après la crise post-Lehman, de la défiance des investisseurs pour les profils trop endettés.

A trop regarder la dette des pays de la zone euro, on en aurait presque oublié celle des entreprises. Celle de Renault revient aujourd?hui sur le marché. Selon l?analyste de la Deutsche Bank, le constructeur serait plus pénalisé que les autres en bourse du fait de son niveau d?endettement. Résultat : le constructeur fait désormais partie des plus fortes baisses du CAC 40 sur la journée avec un recul de près de 7 % et se retrouve également en queue de peloton du même palmarès depuis le début de l?année. Et ce n?est pas un hasard si la dette de certaines entreprises est à nouveau dans le collimateur des investisseurs. Car la période actuelle ne va pas sans rappeler le début de l?année 2009 où la faillite de Lehman avait mis à mal l?ensemble du système bancaire mondial, grippé le marché interbancaire et mécaniquement asséché celui du crédit. La même équation tend à nouveau à ses poser aujourd?hui : si les banques ne se prêtent plus entre elles, c?est pas pour prêter aux entreprises.

Dès lors les plus endettées sont les plus mal loties. Le problème est d?autant plus lourd pour Renault que le groupe accusait à la fin 2009 un passif de 6 milliards d?euros et que ce n?est pas avec les perspectives du marché que cela va s?arranger. Surtout si l?on en croit Carlos Ghosn (himself) qui vient d?indiquer que la crise grecque pourrait peser sur le marché automobile européen. C?est le moins que l?on puisse dire car outre l?arrêt des primes en tout genre, la cure d?austérité qui se dessine en Europe va se comptabiliser en point de croissance dans les années qui viennent. Rien de très rassurant pour Renault. Si le constructeur français a jusqu?en 2014 pour rembourser les 3 milliards d?euros empruntés à l?Etat, il indiquait encore récemment vouloir le rembourser le plus vite possible. Le plus vite sera le mieux effectivement. Qu?il se rassure, dans les conditions actuelles, d?autres ne vont pas tarder à faire les frais de la défiance des investisseurs pour les groupes trop endettés.

 

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Commentaires
a écrit le 29/05/2010 à 6:32 :
bof bof comme article

depuis le 1er janvier

Renault: -19,5%
PSA: -17,4%
ArcelorM.: -23
Alstom: -21%
.....

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