Eramet : beaucoup de bruit pour rien

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(Crédits : Gael Vautrin)
Le pacte d'actionnaires entre Areva et la famille Duval a été reconduit pour une durée de six mois. Une fois de plus ...

Tout ça pour ça. Cela fait des années que cela dure et rien ne change. Une fois encore le pacte d?actionnaires qui lie la famille Duval et le groupe Areva depuis 1999 au sein du capital d?Eramet vient d?être reconduit. Exactement comme à la fin de l?année 2009, le capital du minier français va rester encore durant six mois dans le même état stationnaire, soit détenu à 36,44 % par Sorame-Ceir (famille Duval) et à 26 % par le numéro un mondial du nucléaire. Un pacte pour le meilleur et surtout pour le pire si l?on sait que malgré cette reconduction, Areva a une nouvelle fois souligné son intention de vendre à terme ses parts. Mais à qui ? C?est bien là la question. Le FSI (Fonds stratégique d?investissement) était légitimement désigné pour reprendre la patate qui n?est plus très chaude. Mais dur en affaires, Gilles Michel, président partant du fonds, n?était pas décidé à y mettre le prix. Le Gabon, qui s?apprête à porter sa part de 25 à 34 % dans la filiale d?extraction de Manganèse d?Eramet, serait également intéressé pour prendre une participation en direct avec le même risque que les discussions achoppent sur le prix.

Ce qui apparaît dès lors évident c?est que si Areva veut absolument (pas à n?importe quel prix, on l?a bien compris) sortir du capital d?Eramet il va falloir faire des concessions sur le prix de vente. Or, il y a encore deux ans, l?action Eramet touchait un plus haut historique de 665 euros l?action avant de perdre 66 % de sa valeur avec la dégringolade des cours des matières premières. Pour que le cours retrouve ses couleurs perdues, il faudrait parallèlement que ceux du nickel rebondissent. Mais depuis ses derniers plus hauts d?avril, ils s?inscrivent en recul de 25 % et ont perdu plus de 60 % depuis les plus hauts de 2007. A l?époque, une tonne valait 54.000 dollars contre 20.000 aujourd?hui. Sauf qu?à l?époque, l?inflation était en grande partie entretenue par la spéculation. C?est bien le problème du dossier Eramet : il y a le prix de la réalité et celui de la bulle passée. Difficile de trancher à moins d?espérer une nouvelle flambée des cours.

 

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