MonChevaldeCourse.com ou le rêve du propriétaire

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Pour 149 euros, l'internaute possède une part d'un cheval de course pendant deux ans.

Difficile de faire partie du cercle fermé des propriétaires des chevaux de course. L'achat d'un cheval coûte entre 20.000 et 25.000 euros, somme à laquelle se rajoutent 2.000 euros de pension mensuelle. Mais ce plaisir est désormais accessible à toutes les bourses. Sur MonChevaldeCourse.com, l'internaute investit un ticket de 149 euros pour deux ans dans un cheval de course, dont il se retrouve copropriétaire. "Il s'agit de faire découvrir ce milieu. Nous proposons des invitations aux courses, et tous les trois mois une visite du cheval à l'entraînement près de Deauville", indique le co-fondateur Sébastien Menendez.

Financer l'entraînement

Les propriétaires du site commencent par choisir et acheter un cheval, puis créent une société ad hoc pour deux ans divisée en 500 parts. Ils gardent 200 parts et en revendent 300. "Nous avons acheté un premier cheval de galop. Et nous avons vendu 70 parts en une semaine. Nous allons nous ouvrir au trot", explique le propriétaire. Si la découverte du milieu des courses est un premier objectif, la perspective du gain en est un second. Car au bout de deux ans, la société est liquidée, et les comptes soldés. L'internaute perd au pire 149 euros, mais il peut surtout récupérer l'argent gagné par son cheval pendant deux ans. S'il le souhaite, il a quand même le choix de poursuivre l'aventure. "Sur dix chevaux, deux ou trois sont rentables, un est bon. Et dans 1 ou 2 % des cas, on a un très bon cheval", indique Sébastien Menendez.

L'espoir des propriétaires : trouver la perle rare qui leur permettra de gagner une course dotée de centaines de milliers d'euros, comme le Prix de Diane ou l'Arc de Triomphe. Ces gains, les propriétaires les partagent donc avec les internautes. Pour les co-fondateurs du site, MonChevaldeCourse est un moyen de financer l'entraînement d'un nombre supérieur de chevaux pour avoir la chance de dénicher le quadrupède exceptionnel. Car, plus que le gain immédiat des courses, c'est la reproduction de l'être exceptionnel qui est lucrative.

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