Wall Street termine sans direction après les chiffres mitigés de l'emploi

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Les places américaines ont terminé la semaine sans tendance après la baisse du nombre de destructions d'emplois. Mais les marchés s'inquiètent du bond du taux de chômage. Le Dow Jones prend 0,15% à 8.763 points, le Nasdaq cède 0,03% à 1.849 points et le S&P 500 recule de 0,25% à 940 points.

Wall Street n'a jamais trouvé de véritable tendance ce vendredi après les chiffres mitigés du marché du travail américain. Les indices new-yorkais ont ainsi terminé sans direction. Bien que le nombre de destructions d'emplois soit largement inférieur aux attentes, les investisseurs ont mal accueilli le bond du taux de chômage. Le Dow Jones prend 0,15% à 8.763 points, le Nasdaq cède 0,03% à 1.849 points et le S&P 500 recule de 0,25% à 940 points.

Sur le front des statistiques, les chiffres officiels du marché du travail américain offrent un tableau mitigé. D'une part, le nombre de destructions d'emplois est largement inférieur aux prévisions des économistes, avec 345.000 postes supprimés en mai, contre 520.000 attendus. Cela représente une forte baisse par rapport au mois d'avril (504.000) et constitue le moins mauvais mois depuis septembre dernier.

En revanche, le taux de chômage a bondi en mai, passant de 8,9% à 9,4% de la population active. Ce chiffre est supérieur au consensus des marchés, qui tablaient sur un taux de 9,2%. Reste que ces chiffres sont globalement rassurants après les mauvais signaux envoyés en début de semaine par l'emploi privé. Selon le cabinet de conseil en ressources humaines ADP, plus d'un million de postes y ont été supprimés lors des deux derniers mois.

Du côté des valeurs, Apple prend 0,65% à 144,64 dollars. Selon le Wall Street Journal, Steve Jobs doit reprendre ses fonctions d'ici la fin du mois, après une absence prolongée pour raisons médicales. L'emblématique directeur général du groupe à la pomme avait quitté temporairement son poste en janvier, annonçant son retour pour le mois de juillet. Apple doit par ailleurs dévoiler lundi prochain la nouvelle version de l'iPhone, son smartphone qui rencontre un énorme succès.

Son concurrent Palm chute de 4,69% à 13 dollars. Le groupe, précédemment spécialisé dans les assistants personnels, doit lancer ce samedi son dernier téléphone multifonctions, le Pre. Salué par les acteurs du marché, il doit lui permettre de se relancer alors que ses ventes ne cessent de s'effondrer. Depuis la présentation du Pre, le cours de Palm a plus que doublé à Wall Street. Il sera commercialisé en exclusivité par l'opérateur Sprint (+1,59% à 5,11 dollars), qui joue lui aussi une partie de son avenir.

Qwest cède 0,48% à 4,17 dollars. L'opérateur téléphonique a reçu des offres préliminaires pour son réseau longue distance mais elles sont nettement inférieures aux deux à trois milliards de dollars qu'il espérait, indique ce vendredi le Wall Street Journal. Trois groupes seraient intéressés, dont XO Communications, contrôlé par le milliardaire Carl Icahn.

Sur le secteur financier, Citigroup perd 3,08% à 3,46 dollars. La Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), organisme américain de garantie des dépôts bancaires, pourrait exiger le départ de Vikram Pandit, actuel directeur général de la banque de New York. Selon le Wall Street Journal, la FDIC s'inquiéterait du fait que Citigroup manque de responsables qualifiés dans la banque commerciale.

American International Group (AIG) gagne 4,27% à 1,71 dollar. L'assureur américain s'apprête à céder l'essentiel de sa participation dans le réassureur Transatlantic Holdings afin de rembourser en partie les 180 milliards de dollars d'aides publiques. Il va placer 26 millions d'actions de sa filiale au prix unitaire de 38 dollars. Il devrait pouvoir récupérer entre 988 millions et 1,14 milliard de dollars. Transatlantic gagne 2,68% à 42,10 dollars.

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