Wall Street en hausse malgré les chiffres du PIB

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Les places américaines ont terminé en légère hausse ce mardi, malgré la révision à la baisse de la croissance du PIB au troisième trimestre. Le Dow Jones gagne 0,49% à 10.465 points, le Nasdaq progresse de 0,67% à 2.253 points et le S&P 500 prend 0,36% à 1.118 points.

Wall Street est restée orientée à la hausse ce mardi. Les marchés, qui connaissent généralement un petit gain lors de la semaine de Noël, n'ont ainsi pas réagi à la révision à la baisse de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre. A la clôture, le Dow Jones gagne ainsi 0,49% à 10.465 points, le Nasdaq progresse de 0,67% à 2.253 points et le S&P 500 prend 0,36% à 1.118 points.

Sur le front des statistiques, l'économie américaine a bien renoué avec la croissance au troisième trimestre. Mais à un rythme bien moins élevé qu'initialement annoncé. La troisième - et dernière - estimation du Produit intérieur brut (PIB) fait en effet état d'une progression de 2,2% de l'activité en rythme annuel, nettement moins que la croissance de 3,5% publiée fin octobre. Le mois dernier, le département du Commerce s'était déjà montré moins optimiste que précédemment, ramenant son estimation de croissance du PIB à 2,8% entre juillet et septembre. Les économistes s'attendaient à ce qu'il confirme ce chiffre ce mardi.

En revanche, les reventes de logements ont progressé bien plus fortement que prévu en novembre, affichant un gain de 7,4% sur le mois. En rythme annuel, elles ressortent ainsi 6,54 millions d'unités, contre 6,09 millions le mois précédent et 6,25 millions attendus précédemment. Elles sont au plus haut depuis février 2007. Par rapport à novembre 2008, les ventes de logements anciens ont grimpé de 44%, ce qui constitue la plus forte progression en rythme annualisé depuis la création de cette série statistiques en 1999.

Du côté des valeurs, Ford progresse de 2,38% à 9,90 dollars. Le deuxième constructeur automobile américain a annoncé lundi soir la mise en place d'un nouveau plan de départs volontaires et de plans de retraite anticipée pour ses 41.000 ouvriers syndiqués à l'UAW (United Auto Workers). Le groupe, qui n'a pas fixé d'objectifs chiffrés pour ces plans, souhaite poursuivre ses efforts en matière de réduction de masse salariale. Ford, le seul des "Big Three" à ne pas avoir déposé le bilan, espère toujours renouer avec les bénéfices d'ici 2011. Le groupe serait en outre proche d'un accord pour vendre sa filiale suédoise Volvo au constructeur chinois Geely.

Sur le secteur financier, American International Group (AIG) grimpe de 10,66% à 31,05 dollars, porté par des rumeurs de marché faisant état d'une suspension de son projet d'introduction en Bourse de ses activités d'assurance-dommage. Le nouveau PDG de l'ancien premier assureur mondial estime en effet qu'il s'agit d'une activité stratégique. Le groupe doit encore rembourser quelques 60 milliards de dollars d'aides publiques, reçues depuis l'automne 2008 pour l'empêcher de faire faillite. Il s'est depuis engagé dans un vaste plan de cessions d'actifs.

State Street prend 3,81% à 43,87 dollars après l'annonce du rachat de la division de banque dépositaire de l'établissement italien Intesa Sanpaola. Le groupe américain de services financiers va débourser 2,5 milliards de dollars pour mettre la main sur ces activités implantées en Italie et au Luxembourg. L'opération devrait être conclue au second trimestre 2010.

Apple gagne 1,07% à 200,36 dollars. Selon le Wall Street Journal, le groupe à la pomme devrait recevoir le soutien des groupes de médias CBS (-0,29% à 13,86 dollars) et Walt Disney (-0,28% à 32,31 dollars) pour la mise en place d'un service de télévision sur Internet. Ce dernier pourrait voir le jour l'année prochaine, si Apple parvient à finaliser l'obtention des licences d'exploitation des séries télévisées qu'il compte proposer en échange d'un abonnement mensuel.

Le titre Microsoft ne réagit pas, gagnant 0,95% à 30,81 dollars, à la condamnation en appel du groupe dans le dossier du traitement de textes Word. Le premier éditeur mondial de logiciels devra bien verser 290 millions de dollars de dommages et intérêts à la petite société canadienne i4i, pour violation de brevets. Surtout, la justice américaine ordonne à Microsoft de retirer son logiciel phare de la vente aux Etats-Unis, dès le 11 janvier 2010. Un tel scénario est cependant peu probable: un accord entre les deux groupes pourrait permettre à Microsoft de poursuivre la commercialisation de son logiciels en échange de royalties.

Enfin, AOL se replie de 0,43% à 23,18 dollars. Barclays Capital a entamé la couverture sur le titre du groupe Internet, avec une recommandation initiale de "pondération en ligne" et un objectif de cours de 30 dollars. L'intermédiaire estime que la valorisation de l'ancienne filiale de Time Warner est attractive, bien qu'elle fasse face à d'importants challenges pour renouer avec les profits. AOL a fait son retour en Bourse le 10 décembre, après huit ans de vie commune avec le groupe américain de médias.

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