Wall Street poursuit sa hausse

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les places américaines ont clôturé en hausse ce mercredi, au lendemain de la décision de la Réserve fédérale de maintenir ses taux. Le Dow Jones gagne ainsi 0,45% à 10.734 points, le Nasdaq progresse de 0,47% à 2.389 points et le S&P 500 prend 0,58% à 1.166 points.

Wall Street a terminé à nouveau dans le vert ce mercredi, profitant notamment de la belle progression des valeurs énergétiques. Les marchés ne se sont cependant offert qu'une légère hausse, au lendemain de le décision (largement anticipée) de la Réserve fédérale de maintenir ses taux d'intérêts à leur plus bas niveau historique pendant une "période prolongée". La nette baisse des prix à la production confirme par ailleurs que les pressions inflationnistes sont faibles, allant ainsi dans le sens d'une poursuite de la politique monétaire accomodante.

A la clôture, le Dow Jones gagne ainsi 0,45% à 10.734 points, le Nasdaq progresse de 0,47% à 2.389 points et le S&P 500 prend 0,58% à 1.166 points.

Sur le front des statistiques, les prix à la production ont baissé plus fortement que prévu en février, accusant leur plus importante baisse en sept mois, entraînés par ceux de l'énergie. Les prix ont baissé de 0,6% le mois dernier, après une hausse de 1,4% en janvier. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un recul de 0,2%. Hors alimentation et énergie, l'indice est en hausse de 0,1% en février, ce qui est conforme au consensus.

Du côté des valeurs, les pétrolières sont bien orientées alors que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé de maintenir inchangés ses quotas de production. Exxon Mobil gagne ainsi 1,20% à 67,37 dollars, Chevron progresse de 0,93% à 74,67 dollars et ConocoPhillips s'adjuge 1,55% à 52,98 dollars. Les parapétrolières Schlumberger et Halliburton prennent respectivement 1,65% à 66,60 dollars et 2,55% à 32,52 dollars. Et le géant de l'aluminium Alcoa profite également de la hausse du pétrole: le titre s'envole de 4,78% à 14,46 dollars.

CIT Group grimpe de 4,35% à 37,87 dollars. Le spécialiste des crédits pour petites et moyennes entreprise a accusé une perte d'un milliard de dollars au quatrième trimestre, en excluant les effets bénéfiques liés à la restructuration de sa dette après son passage sous le Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Ce chiffre est légèrement supérieur aux prévisions fournies le 1er mars par le groupe désormais dirigé par John Thain, l'ancien PDG de la banque d'affaire Merrill Lynch. Surtout, CIT a indiqué que sa valeur comptable au 31 décembre 2009 avait atteint 41,99 dollars par action, progressant plus fortement que prévu.

Toujours dans le secteur financier, Discover Financial abandonne 0,26% à 15,26 dollars après avoir publié ce mardi soir une perte trimestrielle de 104 millions de dollars. Le groupe de cartes de crédit a notamment dû provisionner 305 millions de dollars pour des potentielles pertes sur créance. Sans ce dernier élément non récurrent, il afficherait un bénéfice par action de 11 cents, soit un cent de moins que les attentes. Discover a par ailleurs annoncé qu'il avait été autorisé à rembourser les aides publiques (1,2 milliard de dollars) reçues dans le cadre du plan Tarp.

Le spécialiste de l'assurance-vie Hartford Financial va également procéder au remboursement des 3,4 milliards de dollars reçus de la part des autorités américaines. Pour y parvenir, l'assureur a annoncé une prochaine augmentation de capital qui devrait lui permettre de lever 1,45 milliard de dollars. Le solde sera financé par endettement. Les marchés apprécient cette perspective : l'action s'envole de 4,84% à 28,58 dollars.

Pfizer perd 0,29% à 17,21 dollars. Selon l'agence Reuters, le groupe pharmaceutique devrait déposer dans la journée une offre de rachat sur le fabricant allemand de médicaments génériques Ratiopharm dans le cadre de la dernière étape d'un appel d'offres qui prend fin ce jeudi. Jusqu'à présent, c'est l'offre de l'islandais Actavis qui est la plus élevée avec près de trois milliards d'euros proposés, dette comprise.

Enfin, le plongeon du jour est signé Blockbuster, qui s'enfonce de 29,18% à 28 cents. Le numéro un américain de la location vidéo envisage de se placer sous la protection du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, incapable de faire face à une dette de près d'un milliard de dollars. En raison d'une concurrence accrue, le groupe a vu son chiffre d'affaires reculer lors des six derniers trimestres. Et il a encore perdu 558 millions de dollars sur les trois derniers mois de 2009.

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