Début de séance mouvementée à Wall Street

Les places américaines jouent au yoyo ce vendredi en début de séance, réagissant à une série d'annonces contraires.

Début de séance très mouvementée ce vendredi à Wall Street. Après les chiffres du Produit intérieur brut (PIB), dont la croissance a été moins fortement abaissé que redouté, les places américaines avaient ouvert en hausse, le Dow Jones repassant de la barre des 10.000 points, sous laquelle il avait clôturé la veille pour la première fois depuis le 6 juillet. Mais les propos de Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale sur la conjoncture américaine, conjugués à l'abaissement des objectifs d'Intel, ont brutalement fait passer les indices dans le rouge.

Vers 16h15, les marchés new-yorkais évoulait de nouveau à la hausse. Le Dow progressait de 0,23% à 10.009 points, le Nasdaq de 0,11% à 2.121 points et le S&P 500 de 0,12% à 1.048 points.

Sur le front des statistiques, la croissance américaine au deuxième trimestre ne s'est élevée qu'à 1,6%, contre une première estimation de 2,4%. Cette révision est cependant inférieure à celle redoutée par les économistes, qui misaient seulement sur +1,4%. Il s'agit de la plus faible croissance de l'activité depuis le début de la reprise, à l'été 2009. Au premier trimestre de l'année, la croissance de l'activité avait atteint 3,7% outre-Atlantique. On assiste donc à un net ralentissement de la reprise économique. Et le pire pourrait être à venir: nombreux sont les analystes à redouter une rechute de l'économie (scénario en W).

Par ailleurs, la confiance des consommateurs a reculé plus fortement qu'attendu en août. L'indice mesuré par l'Université du Michigan est ainsi tombé à 68,9 contre une précédente estimation de 69,6. Les économistes attendaient une confirmation de cette estimation. Le moral des ménages est particulièrement important outre-Atlantique, leur consommation représentant le principal moteur de la croissance. Au deuxième trimestre, elle a contribué à hauteur de 1,34 point à la progression du PIB.

Du côté des valeurs, la cotation d'Intel a été temporairement suspendue peu après que le groupe a annoncé l'abaissement de ses perspectives de chiffre d'affaires. Le premier fabricant mondial de semi-conducteurs ne table plus que sur des ventes comprises entre 10,8 et 11,2 milliards de dollars au troisième trimestre, contre une précédente fourchette allant de 11,2 à 12 milliards de dollars. Intel cite la demande moins forte qu'attendu sur le marché des ordinateurs grand public dans les pays occidentaux. Le groupe n'a cependant pas revu à la baisse des objectifs trimestriels de profits. Peu après la reprise des cotations, le titre progressait pourtant de 1,38% à 18,43 dollars.

Boeing abandonne 0,34% à 61,11 dollars. L'avionneur américain a de nouveau reporté la première livraison du 787 Dreamliner, initialement prévu début 2011. Elle n'interviendra qu'aux alentours du milieu du premier trimestre en raison de l'indisponibilité d'un réacteur du motoriste Rolls-Royce nécessaire pour les vols d'essai. Le mois dernier, l'avionneur avait déjà repoussé de quelques semaines la livraison du premier appareil à All Nippon Airways. Le nouveau long courrier de Boeing, qui cumule plus deux ans de retard, a effectué son premier vol d'essai en décembre 2009. Depuis, le programme de certification se déroule moins rapidement que prévu.

3PAR bondit de 21,09% à 31,53 dollars, profitant à nouveau de la bataille que se livrent Hewlett-Packard (-0,47% à 38,04 dollars) et Dell (+0,77% à 11,84 dollars) pour en prendre le contrôle. Les deux groupes n'en finissent plus de faire monter les enchères sur la société américaine spécialisée dans le stockage de données. Jeudi matin, Dell avait relevé son offre de rachat, proposant 24,30 dollars, soit 30 cents de plus que son rival. Après la clôture de Wall Street, HP a riposté et porté le montant de son offre à 27 dollars par action. Une proposition sur laquelle s'est aligné son concurrent. Quelques minutes plus tard, HP a de nouveau contre attaqué, offrant désormais 30 dollars par action, soit 2 milliards de dollars.

Au chapitre des résultats, Tiffany (-4,21% à 40,27 dollars) a fait état d'un bénéfice net de 68 millions de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 19%. Cela représente 55 cents par action et hors exceptionnels, soit 3 cents de mieux que le consensus des analystes. Le deuxième joaillier mondial a enregistré une progression de 9% de son chiffre d'affaires, à 669 millions de dollars, grâce notamment à ses performances en Asie et en Europe. Les marchés escomptaient des ventes supérieures (692 millions). Par ailleurs, Tiffany a relevé ses objectifs annuels de résultats. Son bénéfice par action (BPA) est espéré entre 2,60 et 2,65 dollars, contre une précédente fourchette allant de 2,50 à 2,55 dollars et un consensus de 2,59 dollars.

Enfin, Novell recule de 0,55% à 5,61 dollars après avoir publié des résultats trimestriels inférieurs aux attentes. L'éditeur de logiciels d'entreprise a dégagé 16 millions de dollars de profits au titre du troisième trimestre de son exercice décalé. Par action, ils ressortent à 6 cents, là où les analystes escomptaient 7 cents. Son chiffre d'affaires a reculé de 8%, à 199 millions de dollars. Il est également légèrement moins bon qu'attendu (200 millions)

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