Wall Street chute après les bombardements en Corée du Sud

 |   |  635  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les places américaines n'ont pas profité ce mardi de la révision à la hausse du PIB du troisième trimestre. Les investisseurs ont réagi au regain de tensions entre Seoul et Pyongyang.

Wall Street a été plombée ce mardi par les craintes sur les conséquences économiques du bombardement nord-coréen en Corée du Sud. Malgré des appels au calme, les tensions entre les deux pays frontaliers restent très élevées. Les marchés demeurent également sceptiques sur l'aide internationale à l'Irlande, dont les modalités d'application restent floues dans un contexte politique très compliqué. Et ils redoutent une contagion de la crise de la dette à l'Espagne et au Portugal. Dans ces conditions, la révision à la hausse de la croissance américaine et la publication des minutes de la Fed passent au second plan.

A la clôture, le Dow Jones recule de 1,27% à 11.036 points, le Nasdaq abandonne 1,46% à 2.495 points et le S&P 500 cède 1,43% à 1.181 points.

Sur le front des statistiques, le Produit intérieur brut (PIB) a en effet progressé de 2,5% sur la période en rythme annualisé, a indiqué ce mardi le département du Commerce. Sa première estimation ne faisait état que d'une croissance de 2%. Les économistes anticipaient en moyenne une révision à la hausse légèrement moins forte, à +2,4%. Depuis la fin de la récession en juin 2009, les Etats-Unis restent sur cinq trimestres consécutifs d'expansion économique. Cette performance reste cependant inférieure à une hausse de 3,5% nécessaire, selon les économistes, pour réduire le taux de chômage.

Par ailleurs, les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont diminué plus que prévu en octobre pour s'établir à 4,43 millions, soit une baisse de 2,2%. Les analystes attendaient une baisse de 1% à 4,49 millions de transactions. En septembre, l'indicateur était ressorti à 4,53 millions, marquant alors une nette hausse de 10%. Le prix national médian des logements anciens s'est établi en octobre à 170.500 dollars, en baisse de 0,9% par rapport à l'année précédente.

Du côté des valeurs, Hewlett-Packard s'adjuge 2,17% à 44,19 dollars. Le premier fabricant mondial d'ordinateurs a dégagé un bénéfice net de 2,54 milliards de dollars au titre du quatrième trimestre de son exercice. Son chiffre d'affaires a progressé de 8% sur le trimestre, à 33,3 milliards de dollars. Ces résultats sont supérieurs aux attentes des marchés. Le bénéfice par action (BPA) ressort à 1,33 par action et hors exceptionnels, contre un consensus de 1,27 dollar. Les analystes escomptaient par ailleurs des ventes de 32,8 milliards de dollars. Confiant sur son activité, HP a revu à la hausse ses prévisions de résultats pour son nouvel exercice, tablant sur un BPA compris entre 5,16 et 5,26 dollars l'an prochain et sur un chiffre d'affaires allant de 132 à 133,5 milliards de dollars.

Medtronic recule en revanche de 1,50% à 34,18 dollars. Le spécialiste des équipements médicaux a abaissé une deuxième fois ses perspectives annuelles de résultats. Le groupe mise désormais sur un BPA compris entre 3,39 et 3,44 dollars par action sur l'ensemble de son exercice, contre une fourchette précédente allant de 3,40 à 3,48 dollars. Au deuxième trimestre, Medtronic a engrangé 566 millions de dollars de profits, pour un chiffre d'affaires de 3,9 milliards de dollars. Des performances en ligne avec le consensus.

Toujours au chapitre des résultats, Campbell Soup a fait état de chiffres décevants lors du premier trimestre de son exercice décalé. Le premier producteur mondial de soupes a réalisé 279 millions de dollars de profits sur la période. Cela représente 82 cents par action, là où les analystes espéraient 84 cents. Ses ventes ont légèrement reculé, à 2,17 milliards de dollars. Elles sont également inférieures aux attentes (2,21 milliards). Du coup, le titre chute de 2,38% à 34 dollars.

Enfin, J. Crew es'envole de 16,84% à 43,99 dollars. Le distributeur textile vat être racheté dans les prochaines semaines par les fonds d'investissements TPG Capital et Leonard Green & Partners, pour un montant de environ 3 milliards de dollars. Cela représenterait 43,50 dollars par action, soit une prime de plus de 15% par rapport au cours de lundi soir.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :