Les valeurs financières en chute libre

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Les valeurs financières accusent ce lundi les plus fortes baisses de l'indice CAC 40, qui recule lui-même de 2,71 %, après la réunion d'urgence des ministres des finances européens consacrée au dossier grec et aux risques de contagion de la crise de la dette à l'Italie. Les responsables européens se sont quittés sans qu'un accord soit intervenu. L'euro, lui, est en recul, se traitant autour de 1,40 dollar.

A la clôture de ce lundi, Axa lâchait 6,59 %, BNP Paribas reculait de 6,75 %, Crédit Agricole se repliait de 7,66%, Société Générale perdait 5,70%. Seule Natixis (-2,06%) a quelque peu résisté au plongeon générale des valeurs financières qui représentent près de 18% du CAC 40, qui se replie du coup de 2,71 %.

Selon plusieurs traders, la principale inquiétude porte sur une contagion de la crise des périphériques à l'Italie, troisième économie de la zone euro derrière la France et l'Allemagne. Après la dégradation de la note du Portugal la semaine dernière par Moody's, le marché semble craindre la même sanction pour l'Italie. Le 17 juin dernier l'agence de notation a en effet annoncé réexaminer la notation de la dette à long terme de l'Italie en vue d'une éventuelle dégradation. Quelques jours plus tard (23 juin), elle menaçait d'abaisser les notes de seize banques italiennes et de deux institutions financières dans les prochaines semaines.

Dans ce contexte, et alors que le rendement italien a atteint 5,28%, soit à quelques encablures de la fourchette de 5,5% à 5,7% que certains banquiers présentent comme critique pour l'économie du pays, les craintes sont de plus en plus vives. Ce d'autant plus que vendredi Unicredit, la principale banque italienne, a plongé de 7,9% sur fond de craintes de mauvais résultats aux stress tests bancaires qui seront rendus publics vendredi.

Pour certains intervenants, il semble donc impensable que le cas italien n'ait pas été évoqué lors de la réunion de l'Eurogroupe, ce lundi, quand bien même le porte-parole d'Herman Van Rompuy a insisté sur le fait que la rencontre, à laquelle participeront également le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, n'était pas une réunion de crise mais de coordination et que la situation de l' Italie n'était pas à l'agenda.

De son côté, l'euro est en recul, se traitant autour de 1,40 dollar.

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Commentaires
a écrit le 11/07/2011 à 17:02 :
"que la situation de l' Italie n'était pas à l'agenda" cela démontre a quel point,si cela était encore nécessaire la formidable anticipation de nos génie de la finance!
Tant que l'on est pas mort c'est que l'on est en vie aurait dit Mr De La Palice.
La catastrophe annoncée approche a grand pas tout le monde la voit,sauf les principaux intéressés.La rentrée s'annonce chaude!
a écrit le 11/07/2011 à 16:37 :
Trop tard pour s?inquiéter....

A lire sur : http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/
- Alerte - risque sur les obligations d'état !
- Dette abyssale de la France !
- La Chute des prix immobiliers en 7 raisons

Bien Cordialement,


Laurent
a écrit le 11/07/2011 à 15:43 :
A défaut de renflouer la Grèce ou ses autres membres impécunieux, l'Europe donne du crédit à l'adage "Sell in May and go away"....

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