Pour Standard and Poor's, le rééchelonnement grec aurait valeur de défaut

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Les deux solutions proposées par Paris pour rééchelonner la dette grecque par des échanges de titres reviendraient à placer Athènes en situation de "défaut sélectif", prévient ce lundi l'agence de notation Standard & Poor's.

Standard & Poor's (S&P) met en garde contre les effets d'un "rollover" grec dans le cadre du plan discuté par les autorités européennes et le Fonds monétaire international (FMI). Selon l'agence de notation, les deux propositions françaises du rééchelonnement de la dette grecque auraient valeur de défaut sur une partie de sa dette.

La Fédération bancaire française a proposé deux plans d'action pour le rollover de la dette grecque pour couvrir les besoins d'Athènes de 2011 à 2014. Selon S&P, l'un comme l'autre impliquent des pertes pour les créanciers privés de la république hellénique.

"Si l'une ou l'autre de ces options était mise en oeuvre dans sa forme actuelle, et à défaut d'information complémentaire, nous considèrerions probablement cela comme un cas de défaut", prévient l'agence de notation américaine dans un communiqué. "Dans ce cas, nous abaisserions probablement la note souveraine grecque à 'SD', ce qui indiquerait la restructuration dans les faits d'une partie, mais pas de la totalité, de sa dette obligataire." S&P avait abaissé le mois dernier la note grecque de "B" à "CCC".

L'agence rappelle avoir pris cette décision en raison du "risque croissant qu'un plan de financement amélioré visant à résoudre les difficultés budgétaires du gouvernement sur la période 2011-2014 n'ait besoin d'une restructuration de la dette du secteur privé sous une forme qui serait pour nous un défaut de fait sur ses obligations de paiement". Sur les marchés asiatiques, l'euro a touché un plus bas de séance face au dollar aussitôt après cette déclaration.

La Grèce doit recevoir d'ici mi-juillet une nouvelle tranche d'aide internationale de 12 milliards d'euros après le feu vert samedi des ministres des Finances de la zone euro. Ces derniers ont par ailleurs discuté des contours d'un second plan de soutien à Athènes auquel devrait participer le secteur privé détenteur de dette grecque.

Les valeurs bancaires ont mal réagi aux déclarations de S&P

En fin de semaine dernière, le secteur financier, par la voix de l'Institut de la Finance internationale (IIF), a de son côté fait savoir qu'il était prêt à s'engager dans un effort "volontaire, coopératif, transparent et large" pour soutenir la Grèce, via un "rollover" de la dette grecque.

En Bourse, les valeurs bancaires européennes ont du coup ouvert en baisse après leur rebond la semaine dernière. Vers 9h35, l'indice de référence Stoxx 600 des banques européennes est en baisse de 1,07%.

A Paris, les valeurs bancaires accusent les plus fortes baisses du CAC 40. BNP Paribas , Crédit agricole , et Société générale abandonnent respectivement 1,17%, 2,18% et 1,93%.

La mise en garde de S&P "pourrait venir perturber la succession d'annonces crédibilisant que la situation grecque était de nouveau sous contrôle à horizon de douze mois", soulignent les analystes de CM CIC Securities dans une note de recherche.

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Commentaires
a écrit le 05/07/2011 à 8:02 :
Les agences de notation qu?il faudrait désormais appeler AGENCES DE SPECULATION, vont elles imposer leur diktat aux gouvernements ? Epargnants, politiques, gouvernements, INDIGNEZ VOUS contre les chantres de la finance effrénée.
Oublierez t?elle qu?on pourrait les noter CCC- pour leur notation de Lehmann Brothers et de la crise financière mondiale.
Ramenons donc ces agences à leur juste valeur, c'est-à-dire peu de chose du point de vue financier ; et moins que rien du point de vue social.
Réponse de le 05/07/2011 à 8:26 :
tout à fait d'accord et j'ajouterai que tout est privatisé comme préconnisé qu'els revenu durable restera til mis à part plumer les pigeons...
Réponse de le 05/07/2011 à 9:29 :
pour s'affranchir des marchés. il suffit des les rembourser et de ne plus les contacter pour emprunter de nouveau. cela s'appel l'auto financement.
a écrit le 05/07/2011 à 6:26 :
qu'y a-t'il de si pro européen que d'aider la Grèce à se diriger puisque tant d'erreurs ont été faites par ses dirigeants, au demeurant la politique doit prendre le pas sur la gestion purement financière:une crise majeure des comptes a toujours donné lieu à des décisions politiques dans le passé
a écrit le 05/07/2011 à 6:26 :
qu'y a-t'il de si pro européen que d'aider la Grèce à se diriger puisque tant d'erreurs ont été faites par ses dirigeants, au demeurant la politique doit prendre le pas sur la gestion purement financière:une crise majeure des comptes a toujours donné lieu à des décisions politiques dans le passé
a écrit le 05/07/2011 à 4:54 :
C'est évident ! Lorsque ménage ne parvient plus à payer ses dettes et que l'organisme de tutelle demande un ré-échelonnement, on parle de défaut. Il n'y a aucune raison qu'il en soit autrement pour un pays.
Réponse de le 05/07/2011 à 8:28 :
et pour les dirigeants ? on les félicitent pour la bonne gestion ...actuelle un couple ne peut s'endetter comme les gouvernants ont endetté leurs pays!
Réponse de le 05/07/2011 à 16:15 :
A Bastien - Le ré-échelonnement d'une dette n'a jamais constitué un défaut de paiement dès lors que le nouveau calendrier est respecté. S§P cherche à se faciliter la tâche.
a écrit le 04/07/2011 à 20:26 :
Considérer que le montage proposé par la France (ou plutôt proposé par... BNP !!) n'est pas un défaut aurait été hypocrite. Pousser les banques à participer volontairement est totalement hypocrite, soyons clairs. Donc la réaction de S&P est logique (même si je critique cette agence pour d'autres raisons, par exemple avoir noté AAA les subprimes ou Lehman Brothers juste avant sa faillite). Ce que nous devons absolument éviter, et dénoncer, c'est la fausse participation des banques : on proposait qu'elles réinvestissent 50% des dettes rgecques, mais GARANTIES par l'UE ! Bref, une fois de plus, les banques n'auraient pris aucun risque, et tout le risque aurait été porté par les contribuables !! Cela est totalement INACCEPTABLE; ce n'est pas une participation des banques si leurs risques sont garantis; cela constitue une hypocrisie de plus de ce plan. ON EN A MARRE des hypocrisies, des mensonges, et par dessus tout ON EN A MARRE DE SAUVER LES BANQUES AUX FRAIS DES CONTRIBUABLES ET DES POPULATIONS. Que les banques prennent leurs responsabilités. Point.
Réponse de le 05/07/2011 à 4:55 :
Merveilleux, je n'aurais rien écrit d'autre. Bravo !
Réponse de le 05/07/2011 à 6:19 :
Par votre analyse vous venez tout simplement de démontrer que le plan de la France ne peut pas être considérer comme un défaut car les banques, ne perdent pas un centime, dû aux garanties de UE, ainsi qu'a la titrisation de la part des banques d'une partie de la dette Grecs...Tiens ca me rappelle quelque chose pas vous ?

Réponse de le 05/07/2011 à 8:31 :
pas mieux un luxembourgeois paradisiaque doit comprendre lui depuis monaco......
a écrit le 04/07/2011 à 19:57 :
Dites moi ? N'est ce pas le ministre Junker qui veut mettre sous tutelle la Grèce, parce que la perte de souveraineté, c'est soit la tutelle, soit le protectorat, soit... la guerre.
Les peuples n'étant pas toujours raisonnables, selon les critères des milieux financiers, il se pourrait qu'ils fassent exploser tout ce beau montage.
Réponse de le 05/07/2011 à 4:55 :
Ce serait en effet la meilleure preuve que la démocratie est toujours vivante en Grèce.
a écrit le 04/07/2011 à 19:17 :
Helas, malgre les tours de magie des illusionistes Sarkho, Merckel, Juncker. Lagarde et autres, tout le monde sait, eux inclus, que les agences de notation ont raison.
a écrit le 04/07/2011 à 13:10 :
Vouloir faire de la concurrence au FMI était en effet dangereux. Perdu...
a écrit le 04/07/2011 à 12:00 :
Ce type de notation fait baisser l'euro ce qui est favorable à plusieurs pays européens et monter le dollar ce qui est défavorable aux Etats-Unis qui risquent à leur tour de voir leur notation dégradée et ainsi leur énorme dette s'accroître. Le dollar ensuite sera ainsi amené à retomber et donc l'inflation espérée pour lutter contre les dettes s'accentuer ce qui favorisera les détenteurs de biens réels. Autrement dit les riches seront plus riches et les pauvres plus pauvres mais "les riches sont fait pour être très riches et les pauvres très pauvres" (Louis de Funès, la Folie des grandeurs ou Volpone, début du 17eme siècle !) Ceux qui auront acquis des vignobles grecs pour se couvrir seront ensuite touchés par le réchauffement climatique ! Une solution : acquérir les meilleurs vins grecs et les conserver au frais en attendant pour faire face à ces 2 aspects !

Diogène dans son tonneau, fils de banquier faux monnayeur avait depuis longtemps prévu ces situations !
Réponse de le 04/07/2011 à 14:22 :
Excellente analyse, que je partage sur beaucoup de points. La crise Grecque n'est qu'une stratégie de communication des grands pays de l'UE (l'Allemagne et la France) dans un contexte de guerre monétaire. Nous ne pouvons pas dévaluer par décision politique alors la Grèce puis l'Irlande et le Portugal sont de bon prétextes pour faire baisser l'euro sans augmenter les taux d'interet de l'Allemagne et de la France. Excellent pour l'industrie, excellent pour la dette !!! Attention quand meme a l'effet boomrang : si les deux grands pays n'ont pas un ratio dette/PIB qui diminue rapidement ca sera leur tour de voir leurs taux d'interet augmenter et il n'y aura pas de sauveur.
En revanche sur l'idée des riches qui restent riches et des pauvres qui restent pauvre: je ne partage pas votre avis, car les pauvres sont endettés et la valeurs faciale de leurs dettes va s'effondrer avec l'inflation galopante: ca ne les rendra pas riches mais ca les affranchira au moins du surendettement.
a écrit le 04/07/2011 à 11:45 :
@impôt grec : petite correction : les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.... à bon entendeur
Réponse de le 05/07/2011 à 6:04 :
C'est bien un point critique - suffit de changer de Gov't pour changer les regles du jeu.
a écrit le 04/07/2011 à 11:27 :
"C'est tout a fait logique" OK, que pensez vous des notes de l'Angleterre, et des Etats Unis sont elles tout aussi logique ?, pensez vous qu'ils ont la capacité a rembourser leurs dettes sans s'endetter (sachant que ces deux pays on une économie ultra libérale, désindustrialisé et pas de privatisation possible pour avoir du cash), ces deux pays ont ils une croissance forte au point de n'avoir presque pas de chomeurs et de degagé de l'excédant ? que pensez vous au fait qu'il font tourner" la planche a billet " a rythme très soutenu pour acheter leurs propres émissions de dettes ( car plus personne en achète, pire les anciens acheteurs tentent de s'en débarrasser au plus vite )? que pensez vous quand un etat ( CA) qui pese 15% (2500 $) du PIB est en faillite en n'arrive plus a payer ses fonctionnaires (qu'elle n'a pu licencier , mais c'est qu'une question de temps)?
Enfin ne jamais se fier aux agences de notation car elle sont corrèlé aux grandes banques d'affaire anglo-saxone (cf subprimes), il faut se fier a la réalité, et là malheureusement quand vous aurez répondu aux questions (et il y en a encore beaucoup d'autres) posées, vous vous rendrez compte qu'elle n'est pas aussi Rose qu'on veut nous le faire croire !!
Ps: Même les économistes font preuve de mauvaise foi évidente concernant ces deux pays, de plus ils nous préviennent que le bateau risque de toucher l'Iceberg, quand celui ci est déjà en train de sombrer.
Réponse de le 04/07/2011 à 15:02 :
Bien parle.Il faudrait peut etre revoir ce systeme financier pour qu'il soit plus createur de richesses et moins destructeur ou cherchant des taux de rentabilitee astronomique qui ne permet pas aux entreprises d'avoir une vision sur le long terme.
Et tout ca montre bien que ce n'est pas le social qui est la cause des deficits(allez trouver du social en angleterre ou aux usa) mais bien la speculation de certains qui cherchent a s'enrichir a moindre frais.
Et pour le coup la france s'en sort pas si mal avec son "etat socialiste"(pour certains) et montre peut etre une 3eme voie,que le mot social n'est pas un gros mot et qu'il n'est pas incompatible voir neccessaire avec la productivitee.A mediter
a écrit le 04/07/2011 à 11:12 :
Et aussi sur le titre de l'article, non ?
a écrit le 04/07/2011 à 10:54 :
Notation ou pas les promesses de remboursement de la grece, comme en politique n'engage que ceux qui les font. En revanche, il serait de bon ton que l'europe y compris ses paradis fiscaux et les banques signent un accord pour aider et dénoncer tous les grecs qui ont sortis les capitaux de leur pays afin que l'état grec puisse recouvrer de l'impot....
Réponse de le 04/07/2011 à 11:49 :
C'est très cruel pour tous ces Grecs qui n'ont pas payé d'impôts, fait fructifier leurs économies et placé leur magot à l'étranger pendant des années... Que leur Etat national soit plumé ne gène pas tant que ça les citoyens grecs. Voler l'Etat ou voler le Pacha...
a écrit le 04/07/2011 à 10:15 :
@Ben Ah bon, les Grecs avaient l'air de s'en tirer facilement? Surtout continuez à soutenir les positions de ces rigolos de S&P... Comme cela demain, avec le peu de crédibilité qu'il l'en reste, ils pourront aussi s'en prendre à notre pays. C'est fou les dégâts que peu faire une propagande bien organisée sur des esprits trop influençables.
Réponse de le 04/07/2011 à 10:51 :
Quand on a fauté, triché, fraudé, on doit payer! C'est tout!!!!
Réponse de le 04/07/2011 à 11:42 :
"Quand on a fauté, triché, fraudé, on doit payer! c'est tout!!!!" Oui mais les banques d'affaire étaient complice et largement aider par ces même agences de notations qui la dégrade aujourd'hui pour le plus grand bénéfice des banques d'affaire !!!
Regardez un peu plus loin que le bout de votre nez, analysez, lisez les petits articles de presses ( car les grands c'est surtout pour faire du sensass ou bien annoncer une bonne nouvelle) et essayez de lire entre les lignes, et la vous verrez que la réalité de la situation est tout autre!
Réponse de le 05/07/2011 à 8:41 :
quand tout sera au privé que restera t il aux grecs (pas de grossièreté). on peut transposer à l'europe..... il est vrai que modèle anglo américain est sain et transparent.
a écrit le 04/07/2011 à 10:03 :
C'est tout à fait logique. Et regardez le cas de l'Islande, de l'Irlande, du Portugal... Ces pays, et bientôt beaucoup d'autres, ne pourront jamais rembourser des dettes aussi énormes. Même si cela permet la privatisation, ce qui va encore aggraver les choses.
a écrit le 04/07/2011 à 9:02 :
De toute façon quelque soit la méthode utilisé pour aider la Grèce sera automatiquement considéré comme défaut, car de nombreux clients de ces même agence de pseudo " rating " ont parié sur un défaut de l'état grec...
Il faut quand même se souvenir que ces guignols (Moody's S&P et fitch) avaient noté les subprimes AAA, et on a vu le résultat !
Bref, pour les Européens ils préconisent une cure d'austérité, mais pour La GB et les UE ils préconisent un endettement massif...chercher l'erreur! alors même que leurs croissance bat de l'aile, mais la point de catastrophisme, on se rapproche tout doucement de 20% de chômeurs (bien-sur les chiffres officiels sont quelque peu truqué, comme partout d'ailleurs) au US, alors que pour avoir un commencement de création d'emploi il faut une croissance de 3.5%, point de nouvelle sur freddy et fannie alors même que l'immobilier se "casse la gueule", combien de banques ont fait faillite en 2010 et 2011 et surtout leurs tailles, les Etats sont sur-endettés, avec en point de mire une crise probable de munis, et cerise sur le gâteau Mr T GEITNER qui va probablement démissionner alors que ces trois principaux collaborateurs l'ont déjà fait, un signe évident qui sonne comme un aveux d'impuissance pour faire face a la crise qui touche les USA ... les rats quittent le navire , mais tout va bien madame la marquise !
Réponse de le 04/07/2011 à 10:04 :
Bon résumé de la situation.
Réponse de le 04/07/2011 à 11:04 :
Excellente analyse,
quand on voit comment les Usa font payer les entreprises européennes qui leur cause du tort (cf BP), c'est à se demander pourquoi l'europe ne fait rien contre les SPoors, goldman sachs dont les magouilles font plonger les finances des états et des banques européennes.
Réponse de le 05/07/2011 à 12:53 :
oui excellent résumé de la situation ... et la rentrée va être chaude pour les amerlocks ...
a écrit le 04/07/2011 à 8:55 :
Il y a finalement une justice après tout. Pas question que les Grecques s'en tirent si facilement!!

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