La Bourse de Paris limite la casse après le discours Bernanke

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Dans une séance très volatile, la Bourse de Paris est parvenue à limiter ses pertes après l'intervention du président de la Réserve fédérale américaine, qui n'a pas annoncé un nouveau programme d'assouplissement monétaire.

Après une première réaction épidermique négative au discours du patron de la banque centrale américaine, la Bourse de Paris s'est finalement bien repris. Le CAC 40 a ainsi perdu 1,01% à 3.087,01 points à la clôture, dans un marché peu fourni (seulement 2,7 milliards d'euros d'échanges). Sur la semaine, l'indice affiche un rebond de 2,34%.

Dans un discours très attendu par les marchés, Ben Bernanke n'a pas annoncé de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine, ni de nouveau programme d'assouplissement monétaire (QE3), comme l'espéraient certains investisseurs. Il a pourtant assuré que la Fed ferait " tout son possible" pour garantir la croissance et la stabilité des prix. Le patron de la Fed a également rappelé que les mesures de relance budgétaires doivent être prises par les élus.

Les attentes des investisseurs sont reportées désormais sur la prochaine réunion de Réserve fédérale, prévue le 20 septembre. Celle-ci sera prolongée d'une journée, pour permettre " une discussion approfondie" sur les mesures à prendre, ce qui relance la spéculation sur la éventuelle mise en place d'un QE3.

La vraie déception de la journée a été la deuxième estimation du PIB américain au second semestre, qui montre que la santé de la première économie mondiale se détériore. La croissance du PIB des Etats-Unis a été revue à la baisse, à 1% pour le deuxième trimestre, contre 1,3% lors de la première estimation. Et si il n'y avait que cela ! La croissance du Royaume Uni et de l'Espagne s'est ralentie au deuxième trimestre, progressant seulement de 0,2%.

Sur le front des valeurs

Aux valeurs, les défensives ont résisté quelque peu à la tendance baissière du marché. Pernord Ricard a avancé de 1,43% et Essilor a fini proche de l'équilibre (-0,30%). Le spécialiste de l'optique ophtalmique a publié des résultats solides. Le groupe a fait état d'une hausse de 8,1%, à 258,2 millions d'euros de son résultat net, et il a confirmé ses prévisions pour 2011.

Dans les palmarès des plus fortes baisses, on trouve le secteur financier, malgré la prolongation de l'interdiction de ventes à découverte, annoncée jeudi par l'AMF. Lanterne rouge de la cote, Natixis a perdu 4,51%, suivi par Axa (-3,44%) et Société Générale (-2,82%).

Pour sa part, Veolia Environnement a reculé de 4,25%. La veille, Crédit Suisse avait dégradé sa recommandation sur le titre.

Les valeurs cycliques on été également dans le collimateur des investisseurs. Lafarge et ArceloMittal ont perdu respectivement 2,33% et 2,29%. Pour sa part, Peugeot (-0,62%) a limité les pertes, après avoir chute de près de 3%. Le constructeur automobile a souffert de l'abaissement de la recommandation d'UBS, d' "acheter" à "neutre". La banque a également réduit son objectif de cours sur la valeur à 21 euros. Hors CAC 40, FFP (Foncière Financière et de Participations), la holding financière de Peugeot, a reculé également de 1,35% à la suite de l'abaissement de la recommendation d'UBS, qui est aussi passé d' "achat" à "neutre" sur la valeur.

Devises et pétrole

Sur le marché du pétrole, les cours du baril étaient en hausse. Le Brent de la Mer du Nord recule de 0,52% à 111,20 dollars alors que le WTI perd 0,19% à 85,51 dollars.

Enfin, la monnaie unique est repartie à la hausse face au billet. A la clôture, un euro s'échangeait contre 1,441 dollar.

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