Les Bourses européennes en quête de repères

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Après une journée noire de part et d'autre de l'Atlantique hier, les indices boursiers européens semblent encore engourdis par les dégagements de la veille. A Paris, le Cac 40 cherche son équilibre alors que la journée s'annonce pauvre en statistiques.

Il est des lendemains plus difficile que d'autres. En l'occurence, la vague baissière qui a emporté hier l'ensemble des indices mondiaux sur fond de craintes d'entrée en récession des économies occidendales, a laissé des traces. Après être passé hier, pour la première fois depuis le 31 mars 2009, sous la barre des 2.800 points en clôture, le CAC 40 s'est d'abord octroyé un rebond à l'ouverture pour ensuite basculer dans le rouge. A 10h30, l'indice parisien s'octroyait 0,50 % à 2.795,66 pts.

Parallèlement les places européennes dans l'ensemble tentent également un rebond timide. Au même moment à Londres, le FTSE s'octroyait 0,31 %, le DAX s'adjugeait 0,09 % à Francfort, l'Ibex s'octroyait 0,53 % à Madrid. Le FTSE Mib s'appréciait de 1,05 %.

Toute la question est maintenant de savoir si le marché est entré dans une phase de capitulation, caractérisée par de forts mouvements de ventes sans distinguo entre les différentes classes d'actifs comme au lendemain de la chute de Lehman Brothers, ou si l'heure du rebond a sonné. Difficile à dire." La violente correction des marchés actions, la chute de l'euro, le recul du pétrole et l'envolée des marchés obligataires sont impressionnants et traduisent l'adhésion des investisseurs à des scénarios très noirs. Le risque de récession, la crise grecque et le risque de contamination à d'autres pays souverains, un crédit crunch, les craintes de crise de liquidité ou de solvabilité d'une banque... tous ces éléments peuvent justifier les mouvements extrêmes sur les marchés." note les équipes d'Aurel-BGC. Et d'ajouter : "le risque souverain est un élément justifiant une décote durable des actions européennes, et notamment des valeurs financières."

Alors que la journée s'annonce pauvre en statistiques macroéconomiques, le compartiment bancaire tente de reprendre des couleurs alors que les valeurs cycliques restent affectées par les craintes d'une récession économique. 

Dans ce contexte, Crédit Agricole (+1,49%) s'impose à la première place du classement des plus fortes hausses du CAC 40, non loin suivi par BNP Paribas (+1,21%) et Société Générale (+1,11%).

Porté par le léger rebond des cours du brut,  Total grimpe de 1,22%.

Du côté des valeurs en baisse, Alstom (-1,63%), LVMH (-1,45%), STMicroelectronics (-1,18%) continuent de plier sous les pressions vendeuses. Et cela alors que certaines valeurs défensives, qui avaient limiter la casse hier vomme Essilor (-0,64%), font l'objet de plus importants dégagements aujourd'hui. 

Sur les marchés des changes, l'euro reprend du terrain sur le billet vert et vaut 1,35 dollar. En outre, les prix du baril repartent légèrement à la hausse. 

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