Les places européennes rebondissent, le CAC 40 au-dessus des 3.000 points

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Dans le sillage de son rebond de lundi et à la faveur de nouvelles rumeurs et d'informations encourageantes laissant entrevoir une résolution de la crise en zone euro, l'indice parisien s'est inscrit en forte hausse, terminant la séance au dessus des 3.000 points. Une embellie partagée par les autres places européennes.

Après avoir gagné 1,75% hier, la Bourse de Paris à poursuivi sa progression. Et de quelle manière ! En signant un bond de 5,74%, le CAC 40 qui vendredi dernier faisait une incursion sous les 2.700 points est revenu au dessus des 3.000 points (3.023,38 points). Depuis l'amorce du rebond, soit en trois séances, l'indice phare de la place parisienne a grimpé de 8,69%, soit la plus forte phase de rebond depuis juin 2010. Une performance à mettre au bénéfice des valeurs bancaires qui, particulièrement massacrées, ont fortement progressé depuis jeudi.

Une embellie partagée par toutes les autres places financières d'Europe. Ainsi Londres a pris 4,02%, Francfort 5,29%, Milan 4,90%, Madrid 4,03% et Athènes 6,54%.

Les marchés financiers ont profité de nouvelles rumeurs et de déclarations porteuses d'espoirs quant à la résolution de la crise de la dette dans la zone euro. Et en premier lieu une information de CNBC. Selon la chaîne américaine, citant un responsable financier européen, des responsables européens envisageraient de constituer un apport de fonds destiné à un fonds commun de créances (FCC, special purpose vehicle) qui émettrait des obligations et achèterait de la dette souveraine européenne. Si cette information a depuis été démentie, elle a provoqué le retour de l'optimisme qui avait déserté les marchés depuis plus d'un mois.

Second élément de la hausse, les rumeurs selon lesquelles les responsables de l'Union européenne envisageraient une nouvelle augmentation de la taille du fonds européen de stabilité financière. Si dans un premier temps la ministre autrichienne des finances, Maria Fekte, a indiqué que les responsables de la zone euro discuteraient lundi prochain de la nécessité de cette éventualité, Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, a démenti cette éventualité après clôture des marchés.

Par ailleurs, preuve que la crise qui secoue la zone euro inquiète au-delà des frontières de l'union économique et monétaire, le ministre japonais des Finances, Jun Azumi, a déclaré ce mardi matin ne pas écarter que son pays assume une part du fardeau du sauvetage de la Grèce, à la condition toutefois que l'Europe dresse un plan cohérent permettant d'apaiser les marchés. "Si un processus ferme, raisonnablement financé et capable de rassurer les marchés quant au sauvetage grec est mis en place, je n'écarterai pas la possibilité que le Japon endosse une partie du fardeau" a-t-il indiqué au sortir du conseil des ministres.

Reste maintenant, comme l'indique Chris Weston, analyste chez IG markets, aux instances européennes, et principalement aux politiques, de ne pas décevoir les marchés qui réagissent à ces rumeurs. Sinon plus dure sera la rechute.

Dans ce climat, la publication d'un indice conference Board stable d'un mois sur l'autre n'a que peu pesé. A 45,4 points contre 45,2 points le mois précédent, l'indice est pourtant en deçà des attentes du consensus qui tablait sur un léger sursaut à 46 points. "Le pessimisme qui a plombé les consommateurs le mois dernier s'est poursuivi en septembre. Les consommateurs ont exprimé une inquiétude accrue à propos de leurs perspectives de revenus, un signe qui n'augure rien de bon pour les dépenses", juge Lynn Franco, qui dirige le Centre de recherche sur la consommation du Conference Board.

Sur le front des valeurs, les valeurs financières ont poursuivi leur rebond et s'octroient la tête du palmarès. Ainsi BNP Paribas a grimpé de 14,15%, Société Générale de 16,81%, Crédit Agricole de 13,10% et Axa de 9,30%.

Signe du regain de confiance, les valeurs cycliques étaient également à l'honneur à l'image d'Alstom qui prend 11,04 % ou encore d'ArcelorMittal 8,52%.

Renault a avancé de 8,22%. Le PDG du groupe, Carlos Ghosn, a déclaré lundi à Reuters qu'il ne voyait aucun signe de tassement de la demande mondiale en dépit de la crise de la dette en Europe et des incertitudes économiques aux Etats-Unis. Il s'attend à une hausse des ventes automobiles aux USA en 2012.

A l'inverse, les valeurs défensives ont été pénalisées par le regain d'optimisme des investisseurs. Ainsi Pernod Ricard (+018%), signe la moins bonne performance de l'indice phare de la place parisienne, suivi d'Essilor International (+0,62%).

Hors CAC

Thales (+3,26%) envisagerait de céder une partie de ses activités de services informatiques. Selon Les Echos, les noms de Logica et GFI Informatique circulent parmi les repreneurs potentiels.
Ipsen (+3,37%) a annoncé l'acquisition des droits de commercialisation du produit de détection du cancer de la vessie Hexvix dans le cadre d'un partenariat avec le laboratoire norvégien Photocure dont c'est le médicament phare.

Devises et pétrole

Après avoir touché, hier, un point bas de huit mois avant de rebondir, la monnaie unique s'est reprise, face au billet vert ce mardi. A la clôture des marchés européens, un euro s'échangeait contre 1,3604 dollar.

Dans le même temps, sur le marché de l'or noir, les cours du baril étaient orientés à la hausse. Le Brent de la Mer du Nord gagnait 2,39% à 106,42 dollars tandis que le WTI avançait de 4,15% à 83,57 dollars.

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Commentaires
a écrit le 28/09/2011 à 5:42 :
Le CAC 40 va mieux ? Vite, créons une nouvelle taxe !
a écrit le 28/09/2011 à 5:41 :
eh bien c est le moment de vendre des actions car cette hausse ne va pas durer...
a écrit le 28/09/2011 à 3:01 :
Moi j'ai juste une question...
C'est qui ce mec en photo ? A chaque bonne nouvelle en bourse, il se paye la une de La Tribune !
a écrit le 27/09/2011 à 19:42 :
Ils n'en peuvent plus ces traders fous. encore une fois la solution est trouvée. on balance des liquidités sur les marchés, les obligations pourries sont rachetées par la BCE etc....... Et cerise sur le gâteau, on met en place un nouvel organisme "ogre" qui reprend tous les actifs pourris. Donc on repasse la grenade, ou plutôt la bombe atomique prête à exploser, à son proche voisin jusqu'à ce que "boum" ça nous pète à la figure. Quand ? on ne sait pas mais par contre on est sûr qu'elle explosera. Mais le plus tard possible, svp, de préférence après les élections!!!!!! Maudits politiques inconscients !!!!!!!!
a écrit le 27/09/2011 à 19:34 :
Les deux rumeurs qui ont permis la hausse des cours viennent d'être démenties selon l'article lui-même., dont il est difficile, ensuite, de comprendre l'optimisme.
On ne voit pas très bien comment il serait d'ailleurs possible d'augmenter les capacités du FESF à 2000 milliards d'euros alors que le tribunal constitutionnel allemand vient de refuser tout automatisme dans ce domaine et oblige toute nouvel engagement de l'Allemagne à être voté par le parlement allemand. C'est oublier aussi, un peu vite, le parlement finlandais sous pression des "Vrais Finlandais" et de leur 19,1 % de voix aux dernières législatives. Or, le triple A de la Finlande est indispensable pour toute émission d'obligations par le FSEF qui ne dispose d'ailleurs pas de 440 milliards d'euros mais en pratique de seulement 225 milliards d'euros (la capacité d'emprunt des 5 pays notés AAA).
Un autre aspect n'est absolument pas développé dans cet article à l'optimisme de commande : 2000 milliards d'euros pour le FESF cela signifie une garantie de 540 milliards d'euros pour l'Allemagne et de 420 milliards pour la France. Tant qu'il n'est pas fait appel à ces garanties, pas de problème. Mais le jour où il faudra payer, cela sera une autre paire de manche. Croyez-vous vraiment que les opérateurs financiers sont trop myopes pour s'apercevoir que ce jour arrivera forcément alors que les plans de rigueur plongent les pays européens dans la récession et augmentent chaque jour davantage le poids des dettes publiques ?
Croyez-vous vraiment que cette remontée des cours s'appuient sur des éléments sérieux et ne voyez-vous pas que plus les cours remontent artificiellement, plus dure sera la chute.

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