La banque ABN Amro, grande "victime" de la crise, réussit son retour en Bourse

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Environ 20% du capital de la banque a été mis sur les marchés vendredi pour une valeur initiale de 17,75 euros par action à la Bourse d'Amsterdam, valorisant la banque à 16,7 milliards d'euros.
Environ 20% du capital de la banque a été mis sur les marchés vendredi pour une valeur initiale de 17,75 euros par action à la Bourse d'Amsterdam, valorisant la banque à 16,7 milliards d'euros. (Crédits : © Stephen Hird / Reuters)
Nationalisée en 2008 à cause de la crise financière, la banque néerlandaise a ouvert vendredi en hausse de 2,39% lors de son retour sur les marchés. Cette entrée en Bourse est considérée comme une des plus importantes dans le secteur bancaire depuis la crise.

A la Bourse d'Amsterdam, la banque néerlandaise ABN Amro a ouvert en hausse de 2,39% ce vendredi, pour son grand retour sur les marchés.

La plus importante privatisation bancaire depuis le début de la crise

ABN Amro a annoncé vendredi que son introduction en Bourse se ferait au prix de 17,75 euros par titre, permettant à l'Etat néerlandais de lever au moins 3,3 milliards d'euros dans le cadre de la plus importante privatisation bancaire survenue en Europe depuis la crise financière de 2008.

A ce prix, la banque est valorisée autour de 16,7 milliards d'euros.

L'Etat néerlandais place une participation de 20%, qui peut atteindre 23% en prenant en compte l'option de surallocation, et il compte vendre le solde du capital par tranche.

La cotation des certificats de dépôt, chacun représentant une action, d'ABN Amro débute ce vendredi.

Ne pas refaire les mêmes erreurs

Les actions par elles-mêmes sont détenues par une fondation indépendante qui peut s'opposer à toute tentative d'offre publique d'achat (OPA) hostile, le gouvernement étant résolu à ne pas répéter les erreurs qui avaient conduit à la nationalisation de la banque.

ABN Amro était l'une des trois principales banques des Pays-Bas et un acteur majeur du secteur bancaire sur le plan mondial lorsqu'elle a été rachetée et démantelée en 2007 dans le cadre d'une opération hostile de 71 milliards d'euros, la plus importante, à l'époque, de l'histoire bancaire.

Cette prise de contrôle s'est révélée désastreuse aussi bien pour ABN Amro que pour ses acquéreurs, Royal Bank of Scotland , elle-même nationalisée par la suite par le gouvernement britannique, l'espagnole Santander et Fortis, aujourd'hui disparue.

En pleine crise financière mondiale, ce qu'il restait d'ABN Amro a été repris un an plus tard par l'Etat néerlandais.

Le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, qui a donné son feu vert définitif à l'opération, a reconnu que le contribuable ne récupérerait pas les quelque 24 milliards d'euros qu'avait coûté le renflouement du groupe.

Le directeur général, Gerrit Zalm, a supprimé des milliers d'emplois et recentré la banque sur le marché néerlandais, où elle réalise aujourd'hui 80% de son bénéfice et affronte la concurrence d'ING et de Rabobank.

ABN Amro a publié au début du mois un bénéfice au troisième trimestre de 509 millions d'euros, en hausse de 13% sur un an.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2015 à 13:35 :
Autrement dit en Hollande (Allias Pays Bas) ils ont Nationaliser les partes et maintenant ils vont privatiser les bénéfices. C'est un jeu de bonneteau ????

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