L'Allemagne pourrait envisager un impôt de Bourse

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L'Allemagne, favorable à une taxation des transactions financières à l'échelle de l'Union européenne, pourrait envisager un impôt de Bourse de portée plus réduite à condition que la Grande-Bretagne l'accepte.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que l'Allemagne souhaitait voir l'application d'une taxation de l'ensemble des transactions financières dans l'ensemble de l'Union européenne. Berlin souhaite une décision rapide sur la proposition de Bruxelles.  La chancelière a indiqué que son parti, la CDU, accepterait d'appliquer le projet s'il faisait l'unanimité au sein de la zone euro, même sans le soutien de Londres.

Auparavant, le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, avait évoqué l'hypothèse de la mise en place d'un impôt de Bourse ou d'un droit de timbre comme alternative à la taxe sur les transactions financières promue par la France, à laquelle la Grande-Bretagne est catégoriquement opposée. Or, Londres applique déjà un droit de timbre de 0,5%.

Le projet défendu par la Commission européenne repose sur l'idée d'une taxation de l'ensemble des transactions, qu'elles portent sur des actions, des obligations ou des produits dérivés, à la charge des banques réalisant les opérations plutôt qu'à celle de l'investisseur.

La position d'Angela Merkel tranche avec celle du FDP, le Parti libéral partenaire de la CDU dans la coalition au pouvoir, qui exige qu'un accord réunisse l'ensemble de l'Union.

Prié de clarifier la position de Berlin, le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, a assuré qu'elle n'avait pas changé. "Le gouvernement salue la proposition de la Commission parce qu'elle prend en compte nos demandes d'une taxation plus large et à un taux faible. Nous allons nous battre pour elle." Il a jugé "raisonnable" la suggestion du ministre allemand de l'Economie. "Il étudie toutes les possibilités pour rallier le Royaume-Uni (...) Nous devons discuter pour voir si un impôt de bourse peut jouer le rôle de passerelle, puis l'Allemagne en débattra avec ses partenaires européens." Le porte-parole s'est refusé à préciser si la France envisageait elle aussi des alternatives à son projet initial de taxe.

Quant au porte-parole du Trésor britannique, il a déclaré qu'aucune proposition n'avait été formellement présentée. Il a cependant ajouté que Londres poursuivait les discussions avec ses partenaires.

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Commentaires
a écrit le 21/01/2012 à 21:52 :
Tous les peuples du Monde sont en phase sur la même chose : il faut taxer lourdement la politique. Cette gangrène obscène qui nous pourrit depuis des siècles. Des profiteurs, des menteurs, des incompétents, des mafieux qui s'en foutent plein les poches à nos frais. J'exagère ? Regardez le bilan du dernier quinquennat.
a écrit le 21/01/2012 à 10:44 :
Informations contradictoires dans cet article:
"pourrait envisager un impôt de Bourse de portée plus réduite à condition que la Grande-Bretagne l'accepte"
"accepterait d'appliquer le projet s'il faisait l'unanimité au sein de la zone euro, même sans le soutien de Londres."
Que faut-il comprendre?
Qu'on ne fera jamais rien
Et Merkel n'est pas plus clair
Avec Sarko elle laisse entendre que ce serait possible, si son gouvernement l'accepte et elle sait que c'est loin d'etre le cas. Avec les italiens elle dit le contraire
a écrit le 21/01/2012 à 9:07 :
ce qu'il faut, c'est assainir les opérations financières en supprimant les ventes /achats à découvert, les opérations qui relévent du pari etc et non ajouter des impots sur ces opérations malhonnétes, ce qui ne remedie à rien. mais bon, faut protéger les copains!.
a écrit le 20/01/2012 à 22:13 :
Prenons exemple sur les hypocrites anglais, qui refusent que l'on crèe un impôt qu'ils possèdent pourtant... Quoi de plus normal que de taxer la vente de produits financiers quand on taxe la vente de chaque roduit réel ?
a écrit le 20/01/2012 à 19:43 :
Au lieu de créer de nouvelles taxes, madame Merkel ferait mieux de s'inquiéter de la politique monétaire potentiellement dangereuse menée par la BCE.
Réponse de le 20/01/2012 à 20:46 :
Chaque chose en son temps, l'Allemagne est dépassée par les évènements, et même si elle ne bouge pas (en dehors de donner les pleins pouvoirs à un magicien illusionniste), elle cramera comme les autres.
a écrit le 20/01/2012 à 16:48 :
Tient après s'être fait mettre un peu la pression par Sarkozy qui vient de parler d'hypocrites (sans citer personne d'ailleurs), voilà t y pas que Merkel sort (enfin) du bois, bon des fois il faut y aller tranquille le temps que les mauvais élèves se mettent (enfin) à bosser, mais dans ce domaine là il faut passer à la vitesse supérieure Angela, vitesse Audi, BM ou Porsche tu vois ce que je veux dire. Et pour les paradis fiscaux et la lutte contre la fraude fiscale c'est pareil.
a écrit le 20/01/2012 à 16:04 :
On aurait bonne mine.On l' a supprimé en 2008 en France et remplacé par un relèvement du taux des +values mobilières de 16 à 18%.
Réponse de le 20/01/2012 à 16:54 :
Cela permettra d'avoir 2 taxes ! C'est la gloire !

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