Havas a déçu, pénalisé par l'Amérique du Nord

 |   |  598  mots
(c) Copyright Reuters
(c) Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'activité d'Havas en berne au premier trimestre 2013 ne plaît pas aux marchés mondiaux. S'il affiche toujours une croissance positive en France, en Grande-Bretagne ou en Amérique latine, son activité s'effrite aux Etats-Unis et dans la région Asie-Pacifique.

 

 

 

Décevant. C'est ce qu'on peut retenir du dernier point d'activité d'Havas. Le groupe publicitaire a vu ses revenus reculer de 0,9% à changes et périmètre constant soit 386 millions d'euros au premier trimestre, et accuse le coup sur les marchés européens, ainsi qu'aux Etats-Unis. En données brutes, le repli est limité à -0,3%. Au premier trimestre 2012, Havas avait enregistré une croissance organique de 3,5%. Le groupe explique cette contre-performance par une appréciation de l'euro vis-à-vis du dollar américain et de la livre sterling au cours du 1er trimestre 2013 par rapport au 1er trimestre 2012. Ces effets de changes auraient pénalisé l'évolution du revenu de près de 4 millions.

Mais pas que... Les revenus du groupe ont été affectés par la zone Amérique du Nord dont l'activité s'est effritée de 3,9% sur le trimestre écoulé. Une baisse qui s'explique par un effet de base défavorable et à certaines pertes ponctuelles de clients tels que Dell chez Arnold, Sprint et Exxon chez Havas Worldwide. Havas signale également que la communication santé « continue de surperformer en assurant une belle croissance » malgré une baisse significative des investissements du client Pfizer. Les activités média, elles aussi, continuent d'enregistrer des bonnes performances. Les effets des pertes ponctuelles des clients cités ci-dessus devraient s'atténuer à partir du deuxième trimestre 2013.

En Europe, où le groupe réalise la moitié de ses ventes, son activité résiste malgré la « forte dégradation » du marché publicitaire. Havas a en effet affiché une performance positive notamment dans ses marchés clés que sont la France et la Grande Bretagne. La France qui enregistre, malgré un effet de base défavorable, une croissance organique de +1,2% au 1er trimestre 2013, tirée notamment par la publicité, les médias et le digital. Le Royaume-Uni est de nouveau en croissance (+0,7%) par rapport au 1er trimestre 2012, malgré la baisse d'investissements de certains clients. Dans le « Reste de l'Europe », Havas affiche une performance négative (-2,4%) à l'exception des activités digitales qui ont globalement soutenu la performance. L'Allemagne et la Turquie conservent une bonne croissance.

En Australie, Havas signale avoir également perdu un budget « significatif », et observe un ralentissement de la communication des entreprises à Hong Kong. La croissance organique du groupe dans la région Asie-Pacifique-Afrique est ainsi ressortie à 1% seulement au premier trimestre, contre 12,2% un an plus tôt. Quant à l'Amérique Latine, la région tire son épingle du jeu avec le maintient d'une forte croissance (+8% en organique) grâce aux activités digitales et médias et au Mexique. En revanche, le groupe ne s'est pas risqué à annoncer des prévisions pour la suite de l'exercice. Lors de la publication des résultats 2012, Havas avait indiqué anticiper une amélioration, année après année, de la marge avec un bon potentiel de progression dans les années à venir.

L'avis de MonFinancier:

Vincent Bolloré est actionnaire majoritaire d'Havas avec 37% du capital détenu entre ses mains. Quant on connait les talents de l'homme d'affaires breton, on peut s'imaginer que le meilleur reste à venir pour l'agence publicitaire. En attendant ces jours paisibles, Havas doit faire face à la dégradation du marché européen même si les pays émergents atténuent quelque peu cette tendance défavorable. Les principaux indicateurs de performance sur le trimestre sont en ligne avec les attentes du groupe de communication, qui revendique un new business net de 402 millions. Le titre semble à son prix avec un PER de 14 aux cours actuels. Conserver.

Plus d'informations Bourse sur Monfinancier

Pour aller plus loin, suivez le cours des marchés

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :