Le yen tombe au plus bas depuis 2 ans

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Durant la séance asiatique, le yen est tombé à son plus bas niveau depuis plus de deux ans face au dollar. Un nouveau repli qui intervient alors que le nouveau Premier ministre japonais, Shinzo Abe, vient de prendre ses fonctions. Son objectif, mettre la banque du japon au service de l'économie en utilisant la planche à billet et en dépréciant la valeur du yen afin de relancer de l'économie japonaise.

Le nouveau ministre des Finances, Taro Aso, n'a d'ailleurs pas attendu pour presser la Banque du Japon (BOJ) d'agir plus rapidement contre la déflation, qu'il accuse de miner la vitalité du secteur privé. En dépit du recul de Wall Street, l'indice Nikkei a continué de progresser, dans l'anticipation d'un nouvel assouplissement monétaire de la BOJ. L'indice nippon clôture en hausse de 0,9%, à 10 323 points, rejoignant ainsi son plus haut niveau depuis mars 2011 date à laquelle le tsunami avoir ravagé les côtes.

En début d'après midi, le dollar s'établissait à 85,80 yens, après avoir culminé jusqu'à 85,87 yens dans la matinée, son plus haut niveau depuis le 17 septembre 2010. Une excellente nouvelle pour le nouveau ministre japonais de l'Economie, Akira Amari, qui a déclaré accueillir favorablement l'affaiblissement du yen jugeant que « la monnaie japonaise évoluait] dans la bonne direction". L'euro progressait encore plus nettement face à la devise Japonaise, pour s'échanger à 113,89 yens, en hausse de 0,48%, après avoir testé un plus haut à 114,01 yens. Sur un mois, la baisse du yen est spectaculaire puisque la devise nipponne a dégringolé de 7,3% et 13,6% sur trois mois.

Coût croissant des importations de pétrole brut

Mais si la dépréciation du yen est très bien accueillie par les responsables japonais, certains observateurs commencent à redouter une faiblesse excessive de la monnaie nippone en raison du coût croissant des importations de pétrole brut, alors que la quasi-totalité des réacteurs nucléaires du pays ont été mis à l'arrêt après l'accident de la centrale de Fukushima en mars 2011. La question qui se pose est de savoir à partir de quel niveau le yen va commencer à peser sur les résultats des entreprises", car une devise trop faible renchérirait les coûts des importations incompressibles ce qui pousseraient les prix de consommation à la hausse.

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