Les propos de Mario Draghi apaisent les marchés obligataires

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Les rendements obligataires des pays périphériques continuent de se détendre ce vendredi, profitant des déclarations de Mario Draghi, le patron de la BCE, qui tenait sa réunion de politique monétaire la veille en Slovénie.

En rappelant l'irréversibilité de la monnaie unique, les craintes d'un éclatement de l'union monétaire sont pour l'heure désamorcées, l'OMT (Outright Monetary Transactions), ayant permis d'apaiser les tensions sur les marchés financiers, "réduisant ainsi les inquiétudes de voir des scénarios destructeurs se réaliser".

 "Il est maintenant essentiel que les gouvernements continuent de mettre en place les étapes nécessaires afin de réduire les déséquilibres budgétaires et renforcer le secteur financier", a toutefois rappelé Mario Draghi.

"Poursuivre la construction des institutions européennes"

Le patron de la BCE a appelé à ce que le pacte budgétaire européen soit rapidement adopté, exhortant les responsables politiques à poursuivre leurs efforts de réduction des déficits. "Il est essentiel de poursuivre la construction des institutions européennes", a t-il déclaré.

Il a également précisé que la BCE ne procéderait pas à des rachats d'obligations souveraines - via le programme OMT - tant qu'un pays ne s'engagerait pas à mettre en ?uvre des réformes en contrepartie de l'aide apportée.

L'heure est à l'optimisme

En clair, Mario Draghi est prêt à agir. Mais la balle est dans le camp de l'Espagne. Et l'Espagne de son coté joue la montre. Le ministre espagnol des Finances, Luis de Guindos, qui s'exprimait lors d'une conférence à la London School of Economics a d'ailleurs mis les choses au point en déclarant qu' "Il y a un malentendu - l'Espagne n'a pas du tout besoin d'un sauvetage", a-t-il affirmé ajoutant que le pays n'avait pas d'autre choix que de réduire son déficit public. Si Madrid a pu emprunter la veille 4 milliards d'euros avec des taux en nette baisse, la Banque d'Espagne pointait parallèlement le risque de voir Madrid échouer dans ses objectifs de réduction des déficits.

Mais l'heure est à l'optimisme ce vendredi. Les marchés actions rebondissent tandis que les taux se détendent. Le rendement à 10 ans de l'Espagne reculait de 11 points de base pour se négocier à 5,75%. Dans son sillage, le 10 ans Italien perdait 7 points pour se négocier à 5,04%. A contrario, le Bund allemand, valeur refuge par excellence voyait son taux remonter de 3 points de base pour s'échanger à 1,47%, signe d'un regain de l'appétit pour le risque.

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Commentaires
a écrit le 05/10/2012 à 17:23 :
Comme à chaque fois que j'entends Draghi prendre position politiquement ("Il est essentiel de poursuivre la construction des institutions européennes"), je me demande si je suis le seul que cela choque de la part d'un responsable non élu d'une institution dont le mandat repose expressément sur la neutralité.
a écrit le 05/10/2012 à 14:33 :
Les petites solutions à la crise qui sévie en Europe ,est surtout lier à l'instabillitées des Marchés,l'économie est comme l'agriculture elle est soumis aux imtempéries. Donc,savoir quand nous sortirons de la crise,et plutot un exercice difficile,à moins de connaitre les cycles.

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