Mario Draghi, la BCE et « la preuve du pudding »

Espérée depuis le début de la crise grecque, la décision historique du président de la Banque centrale européenne de racheter de façon illimitée des dettes souveraines pour des maturités allant jusqu'à trois ans est le premier vrai tournant de la crise. Au point de rendre l'euro irréversible ? Sans doute, à condition que les gouvernements de la zone euro fassent l'autre partie du chemin vers l'union fiscale et bancaire.

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Il ne faut jamais sous-estimer un (Mario) Draghi. Le 26 juillet, puis le 2 août derniers, le président de la BCE avait mis en garde tous ceux qui s'apprêtaient à spéculer sur l'éclatement de la zone euro au cours de l'été, se déclarant prêt à faire "tout ce qui est nécessaire pour préserver" la monnaie unique..., ajoutant une phrase assez mystérieuse pour frapper les esprits : "Croyez moi, cela sera suffisant" ("Believe me it will be enough"). C'est le génie propre des banquiers centraux que d'avoir le pouvoir de la parole : ils disent ce qu'ils font (ou feront) et on attend d'eux qu'ils fassent ce qu'ils disent. Pendant tout le mois d'août, la parole de Mario Draghi a fait merveille sur les marchés. Les banquiers et les investisseurs ont enfin pu passer quelques semaines tranquilles ! La méthode Draghi, inspirée de la dissuasion nucléaire, a effectivement empêché les marchés d'attaquer à nouveau les pays faibles de la zone euro et les taux d'intérêt ont recommencé à converger. Mais, de même qu'il faut apporter la preuve que l'on dispose de l'arme atomique pour bénéficier d'un parapluie nucléaire nous protégeant (en théorie) de toute attaque, parce que les dommages que l'on est capable d'infliger à un éventuel ennemi sont tels que ceux-ci préfèrent s'abstenir, le monde entier attendait que Mario Draghi démontre en cette rentrée qu'il n'avait pas prononcé ses menaces en l'air. En clair, qu'il disposait bien de l'arme atomique monétaire, que l'on appelle plus prosaïquement sur les marchés le « gros bazooka ».

La victoire posthume de Nicolas Sarkozy

"La preuve du pudding, c'est qu'on le mange" : pour montrer qu'il ne plaisantait pas, notre banquier italien préféré, qui a passé quelques années à Londres chez Goldman Sachs, s'est inspiré de ce célèbre proverbe anglais cité, ce qui ne manque pas de saveur, par le philosophe allemand Engels dans un ouvrage de vulgarisation consacré au matérialisme historique, "Socialisme utopique et socialisme scientifique". La preuve du pudding, c'est donc que la BCE va pouvoir procéder si nécessaire à des achats illimités de titres de dette publique des pays sous assistance financière, sur des maturités allant de un à trois ans.

Cette annonce constitue un tournant absolument majeur dans la crise que traverse depuis 2009 la zone euro. Depuis trois ans en effet, les Français avec Nicolas Sarkozy (qui s'est vaillament battu sans succès sur ce terrain), mais aussi tous les pays du Sud, attendaient que l'Allemagne laisse enfin la banque centrale européenne faire son travail, c'est-à-dire intervienne massivement sur le marché secondaire des dettes souveraines. Avec l'argument qu'une telle intervention ne contrevient absolument pas au principe dit de "no bail out" du traité de Maastricht, puisqu'il s'agit d'opérations de politique monétaire qui est de la seule responsabilité de la banque centrale indépendante.

Réunifier les taux d'intérêt

Or, même s'il y a mis des formes et l'a assorti de strictes conditions pour les pays bénéficiaires (le respect de leurs engagements budgétaires), le programme de rachat de dette présenté hier par Mario Draghi s'inscrit bien dans ce cadre: il s'agit pour la BCE de « s'assurer de la bonne transmission de la politique monétaire et de son unicité » (« singleness »). En d'autres termes, le président de la BCE affirme sa ferme volonté de réunifier les taux d'intérêt des différents pays de la zone euro, qui ont divergé de façon anormale et spectaculaire depuis trois ans.

En principe, dans une zone monétaire unique qui fonctionne bien, les taux d'intérêt doivent être uniques : c'est ce que l'on observait avant le début de la crise grecque, jusqu'à ce que le doute s'installe chez les investisseurs sur la solvabilité des différents Etats membres. Ce doute apparu à cause des mensonges budgétaires de la Grèce s'est transformé en panique lorsqu'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont appelé à Deauville à une participation des investisseurs privés à une restructuration de la dette d'Athènes. La confiance des prêteurs dans la qualité des risques souverains s'est alors évanouie, et la crise grecque s'est propagée dans toute la zone euro.

Les dangers d'une stratégie irréversible

La stratégie de la BCE peut marcher, mais elle n'est pas exempte de dangers. Elle peut marcher parce qu'elle ressemble, à s'y méprendre, à la façon dont la Banque de France et la Bundesbank ont mis fin en 1994 avec succès à la crise spéculative du franc français. Les marges de fluctuation du système monétaire européen avaient été supprimées et les banques centrales avaient signé un accord d'intervention illimité. Sans repères, les spéculateurs avaient cessé leurs attaques. Le gros Bazooka de Mario Draghi procède du même principe : le président de la BCE s'est bien gardé de donner une indication aux marchés sur le niveau de taux d'intérêt jugé excessif à partir duquel la banque centrale interviendra. Dans l'idéal, l'espoir secret est bien évidemment que la BCE n'ait pas besoin de se montrer très souvent pour convaincre de son sérieux. 

Certes, mais pour montrer qu'il a bien une balle dans son pistolet, Mario Draghi a pris des risques. Il a violé la culture allemande de stabilité qui assimile le rachat des emprunts d'Etats à une monétisation de la dette publique, première étape vers l'hyperinflation. On peut comprendre l'inquiétude d'un peuple dont les parents ont connu par deux fois au XXème siècle la faillite monétaire. Mais la BCE a pris toutes les précautions pour apaiser ces craintes : les éventuels achats de dette seront stérilisés. Autre risque à ne pas négliger, celui d'une nouvelle détérioration de la qualité du bilan de la banque centrale, qui a gonflé démesurément depuis trois ans. De fait, jamais la BCE n'était allée aussi loin pour convaincre les marchés de l'irréversibilité de l'euro. C'est d'ailleurs bien ce qui dérange au fond l'Allemagne et les pays du Nord de l'Europe. Le programme Draghi rend encore plus impossible le démontage de l'euro, parce qu'il faudrait que les pays membres épongent les pertes éventuelles en cas de sortie de l'un d'entre eux.

Le tournant de la crise ?

C'est aussi en cela que l'action de la BCE constitue un tournant. Elle donne du temps aux gouvernements et aux opinions pour avancer sur le volet politique de l'union fiscale et bancaire tout en rendant encore plus nécessaire et urgent le basculement vers une Europe fédérale. Parce qu'elle est conditionnée au respect des programmes d'ajustement exigés des pays les plus fragiles de la zone euro, la décision de Mario Draghi renforce la pression sur les gouvernements pour qu'ils accélèrent la marche vers l'adoption du pacte budgétaire européen, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) signé en février dernier. Au risque que les opinions publiques rejettent ce qui pourrait apparaître aux yeux des eurosceptiques comme un façon d'imposer le fédéralisme par la peur de l'explosion.

En apportant la preuve de son "pudding", Mario Draghi est allé le plus loin qu'il le pouvait pour mettre fin à une crise autoréalisatrice, propagée par les taux d'intérêt meurtriers exigés à la Grèce, l'Italie, l'Espagne ou le Portugal, qui n'ont jamais été récompensés des efforts qu'ils ont fait. Cette injustice impitoyable des marchés justifie une intervention massive de la BCE pour réunifier peu à peu les taux d'intérêt. L'idéal serait que la banque centrale n'ait pas besoin de se servir de la puissance de feu qu'elle vient de s'arroger. Mais, pour les marchés se suffisent de la parole de super Mario, il faut désormais que les gouvernements européens fasse leur part du chemin. C'est-à-dire à la fois faire passer auprès des opinions les réformes nécessaires et les maintenir dans la durée de façon à restaurer leur crédibilité budgétaire (c'est le rendez-vous qui attend notamment François Hollande avec le projet de budget 2013). Et se coordonner de façon intelligente pour donner du temps aux économies pour supporter la purge budgétaire sans aggraver la récession, en reportant d'un an le calendrier de réduction des déficits dans tous les pays. Pris en tenaille entre le bazooka de Mario Draghi et leur propre conviction que l'Europe doit trouver un meilleur équilibre entre austérité et croissance, les marchés financiers seraient bien forcés d'applaudir au retour d'une Europe de la raison, celle que l'on aime. Faute de quoi le « pudding » de M. Draghi pourrait bien s'avérer immangeable parce qu'arrivé  trop tard... Ce qui est sûr, c'est que l'Europe s'apprête à vivre cet automne des événements spectaculaires et plus historiques que jamais...(à suivre jeudi 12 septembre avec la décision de la Cour consitutionnelle allemande sur le MES et le TSCG...).
 

7 mn

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Commentaires 61
à écrit le 08/09/2012 à 6:36
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Imaginer une victoire posthume de Sarkozy, qui à cette heure est bien vivant, est une grossière contre-vérité. Là ou la stratégie d'alignement de la politique française aux injonctions de l'Allemagne a totalement échouée, la reprise d'une politique ...

à écrit le 07/09/2012 à 22:50
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Si on doit payer toutes nos dettes pour se sortir de là, vous savez qui est-ce qui va raquer ? C'est chacun des pays de cette Union zombifiée. Et par pays, j'entend le peuple de ces pays à qui l'on donne gentiment la note. Et pendant des éons on va r...

le 08/09/2012 à 7:28
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à Aethrlwyn .Vous êtes donc un jeune homme --avec tout l'avenir devant lui .Mais quelle "lucidité" !Et vous avez remarqué que l'on évite de nus parler de ce qu'il s'est passé en Islande,vous avez conscience dela manière que les "politiques" nous prom...

le 08/09/2012 à 17:04
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"Refusons de payer les dettes", "Laissons couler les banques" et bientôt vous n'aurez plus d'argent sur votre compte en banque, plus de travail parce que votre entreprise ne pourra plus emprunter, vous achèterez votre baguette 10? parce que plus pers...

le 08/09/2012 à 18:01
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à Lil : Comme j'aimerais que vous ayez raison ET que je ne sois qu'un vieux radoteur . Hélas ,mon cher monsieur , je crois que nous n'aurons plus très longtemps à attendre pour voir ce que vous redoutez ici ! Rappelez-vous de ce que vous lisez c...

à écrit le 07/09/2012 à 18:28
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Après tant de tergiversations et d'attente, voilà enfin une première décision qui pose le jalon du fédéralisme européen qui est la seule solution pour faire face aux spéculateurs et aux grandes puissances (USA, Chine...). Ce n'est qu'une première éta...

le 07/09/2012 à 22:27
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Le fédéralisme européen signifie la disparition de la France en tant qu'Etat Nation !! De graves pertes de souveraineté ont déjà eu lieu et auront bientôt lieu ( perte de la souveraineté budgétaire et monétaire ) Quelle sera la langue commune ? ( l'a...

à écrit le 07/09/2012 à 17:31
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C'est une illusion d'optique. Le problème n'est pas la spéculation, mais le redressement économique de l'ensemble des pays du sud de la zone euro. Racheter les dettes à court terme de ces pays là en leur demandant davantage de rigueur budgétaire est ...

à écrit le 07/09/2012 à 16:46
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NE PAYONS PAS LES DETTES PUBLIQUES ! Que les banquiers aillent se faire pendre, et les politiciens véreux qui nous ont vendus avec ! VIVE LA REVOLUTION !

à écrit le 07/09/2012 à 15:55
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"Il est utile de nommer aux postes de pouvoir des hommes incompétents ou corrompus afin de pouvoir plus facilement les contrôler." Nicolas MACHIAVEL Mario DRAGHI est un assassin économique, et il va faire gagner beaucoup d'argent aux banques privées...

le 08/09/2012 à 6:56
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tres bonne la video,

à écrit le 07/09/2012 à 12:49
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Pour connaitre les intentions de ce monsieur et mieux quune réponse, je vous conseille ceci http://videos.arte.tv/fr/videos/goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde--6894428.html

à écrit le 07/09/2012 à 12:08
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Trop long, pas toujours clair, quant à l'orthographe... Devrait mieux faire ?

à écrit le 07/09/2012 à 12:03
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Que vive GOLDMAN SACHS !

à écrit le 07/09/2012 à 12:02
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OK pour assortir de strictes conditions pour les pays bénéficiaires de l'open bar (le respect de leurs engagements budgétaires) mais qui va se charger de ces contrôles? Quels délais seraient nécessaires entre l'appel au secours et le ramassage des ti...

à écrit le 07/09/2012 à 11:48
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Réunifier les taux d'intérêt, cela étais la plus logique des choses a faire pour une Europe solidaire, les Allemands on finalement compris que l'Europe en crise c'est aussi l?Allemagne en crise. Mauvaise nouvelle pour les spéculateurs non avisé, mais...

à écrit le 07/09/2012 à 11:12
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La décision prise par Mario est une bonne décision mais il faut que les pays en "défaut" potentiel acceptent une mise sous tutelle de fait en échange d'une aide de la BCE. C'est à ce prix que l'on parviendra à une vraie union, en abandonnant des pans...

le 07/09/2012 à 13:32
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C'est bien de cela donc il faut parler, cela sauve les politiques qui ne savent que gérer leur carrière; ne résouts pas les problèmes (l'argent de la BCE, c'est notre argent) mais les amplifies en route vers l'hyperinflation. Mais comme vous l'écriv...

le 07/09/2012 à 15:27
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Mise sous tutelle, abandon de pans de souveraineté. Vous avez un vrai problème avec la démocratie, vous vous en rendez compte ?

à écrit le 07/09/2012 à 10:56
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attention c'est encore du Goldman Sachs : après les subprime, la grèce, maintenant l'Europe tout entière...

à écrit le 07/09/2012 à 10:51
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Les problèmes économiques demeurent : l'engrenage rigueur budgétaire / récession, les déséquilibres de productivité dans l'Europe, la gangrène des bulles financières et immobilières... Pas de quoi se la jouer "culturiste qui se fait un bisou sur l'ép...

à écrit le 07/09/2012 à 10:17
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Si la récession s'installe, même des taux à 3 % deviendront insupportables. C'est un coup de poker très imprudent et très dangereux. Cela peut marcher, mais cela peut aussi entraîner l'UE dans des troubles monétaires très graves. Je me demande commen...

le 07/09/2012 à 10:45
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Ce plan vise à diminuer le coût du crédit sans alourdir la fiscalité pour les pays en danger... Vous avez raison sur le fait qu'une récession sévère peut être fatale aux finances d'un pays qui a déjà une dette disons au delà de 60 % du PIB... On dit ...

à écrit le 07/09/2012 à 9:11
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Les speculateurs contre l'europe et l'euro qui depuis 4 ans essaient de se refaire vont devoir encore patienter ainsi que les cassandre nationalistes qui honissent l'euro. La politique de draghi allemagne france est habile , laisser l'incertitude ju...

le 07/09/2012 à 9:31
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Like, +1, un utilisateur aime ça..

le 07/09/2012 à 11:17
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La politique de Draghi est éminemment habile contrairement à un Trichet naguère président qui semblait en permanence marcher sur des oeufs et manquer de conviction.

à écrit le 07/09/2012 à 8:39
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Analyse sommaire et superficielle d'un idéologue! Pourquoi les taux d'intérêt ont-ils divergé? Certainement pas par magie mais faute de pouvoir dévaluer dans une zone monétaire unique. Draghi n'a pas résolu la crise de compétitivité de la zone euro d...

le 07/09/2012 à 9:44
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L'article constitue (au contraire de votre commentaire) une excellente analyse de la situation. M. Draghi semble faire preuve d'une ezfficacité remarquable. Il faut maintenant que les politiques suivent. Notre Président va devoir encore longtemps man...

le 07/09/2012 à 10:05
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@Saint-Just : vous dites n'importes quoi... les mec de chez Goldman doivent etrent en train de s'arracher les cheveux... Eux qui ont tant miser sur un eclatement de l'euro...

à écrit le 07/09/2012 à 8:32
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MR MELANCHON AVAIS AVEC JUSTE RAISONS APPOSTROPHE LA BE OUI OU NON,?

à écrit le 07/09/2012 à 7:49
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"les taux d'intérêt des différents pays de la zone euro, qui ont divergé de façon anormale" Le journaliste, enfin celui qui se fait nommé, qui a écrit cela est un débil!! La Grèce n'aurait donc eu AUCUN problème de surendettement? Allez-y insulter...

le 07/09/2012 à 11:45
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Sinon, il y a toujours une alternative : écrire en français pour être compris. L'injure ne cache pas la faiblesse intellectuelle.

à écrit le 07/09/2012 à 7:08
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Question: est-ce que la Grèce, l'Irlande (qui va tellement bien que le FMI vient de lui accorder une aide supplémentaire de pratiquement 1 milliard), le Portugal, l'Espagne, l'Italie peuvent se redresser et rembourser leurs dettes à la fois ? En clai...

le 07/09/2012 à 8:48
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@coco "ad vitam eternam ?" ça dure depuis 2008 on peut imagnier que ça va durer encore quelques années.

le 07/09/2012 à 14:28
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Aux USA ça date depuis les années 80!

à écrit le 07/09/2012 à 0:29
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Si les contribuables et les épargnants pouvaient comprendre que la farce qui est jouée en ce moment par la BCE est ni plus ni moins celle qui les a toujours floués : inonder l ' économie réelle de trilliards d euros , qui , un jour ou l ' autre , de...

à écrit le 06/09/2012 à 21:45
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Victoire de Sarkozy??? On sait pour qui vous roulez mais tout de même...

à écrit le 06/09/2012 à 21:44
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Super Mario L expérience du monde financier (GS) rassure les marchés. Depuis 3 ans que l on tourne en rond, cette initiave va calmer les marchés. Est ce que c est la fin de la crise ?

le 06/09/2012 à 22:07
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Non, un simple répit. Nous en reparlerons dans moins de 6 mois, quand l'inflation sera galopante et que les gens s'appauvriront et ne pourront ni consommer, ni investir.

le 06/09/2012 à 22:59
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@Lola Ca fait des années qu'on nous promet une hyperinflation dans les 6 mois et que les prix restent sages. L'hyperinflation on la verrait plutôt du côté des impôts et du chômage mais pas sur les prix dans une économie ouverte où le consommateur est...

le 07/09/2012 à 0:51
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L hyperinflation n 'est pas encore là , parce que les gigantesques masses de fausse monnaie crées par la BCE ne sont pas encore en mouvement . L inflation , c est la masse monétaire X par la vitesse de circulation . C est pourquoi le BCE a " rassuré ...

le 07/09/2012 à 6:27
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Si elle n'est pas encore là, les premiers effets réels du débasement de la monaie ont bel et bien commencés à se faire sentir. Il suffit pour s'en convaincre de regarder le prix du pétrole par rapport à l'or. Il est etonnament stable sur de longues p...

le 07/09/2012 à 6:53
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à Excalibur : à baser sa compréhension de la monnaie sur la seule théorie quantitative, comme ce cher Mario d'ailleurs puisque celui ci "stérilise" la masse monétaire en en enlevant l'équivalent des achats ailleurs, fait que comme lui, vous n'y compr...

le 07/09/2012 à 9:04
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l'inflation est-elle un mal? elle liquiderait la dette, ferait baisser le'uro donc permettrait d'exporter meiux etc.

le 07/09/2012 à 11:15
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Oui, mais au détriment de ceux qui détiennent la capacité d'investissement productif et du marché intérieur. On fini dans ce cas là par se retrouver à devoir importer de plus en plus, avec une monaie de plus en plus faibel et un marché intérieur insu...

le 07/09/2012 à 11:58
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à Greg . ET cette sphère financière restera un BEAU rêve ET ne deviendra JAMAIS un CAUCHEMAR ! (d'après vous!) . Ensuite il ne restera qu'à jouer les prolongations à la prochaine occasion et c'est dans la poche ET ainsi de suite ! ON devra...

le 07/09/2012 à 12:53
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Il y a deux types de monnaies . Celle qui nait du travail et celle qui nait de la BCE . La première est réelle et irrigue l ' économie réelle , la seconde est fictuve , et ne correspond à aucun travail , aucune activité . La fausse monnaie tue la v...

le 07/09/2012 à 14:15
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évidemment l'inflationest défavorable aux épargnants... mais parfois la cigale a raison de la fourmi

le 07/09/2012 à 15:27
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La cigale a raison de la fourmi ? Certes...Mais une fois la cigale morte , crève la fourmi ...

le 07/09/2012 à 16:15
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Vous dites des âneries : la monnaie que vous dites "réelle" est fabriquée elle aussi par la BCE, et la monnaie "fictive" (le crédit ?) sert à acheter des biens de consommation donc est investie directement dans l'économie réelle. Un peu d'humilité, ...

le 07/09/2012 à 16:56
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"simple citoyen " que la capacité d'investissement productif soit réduite par l'inflation c'est possible mais pas si évident pour la France. Par 'contre devoir importer plus' ça me semble faux et au contraire favoriser le 'développement des entrepri...

le 07/09/2012 à 20:13
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@Excalibur n arrive pas à comprendre la difference entre de l argent né d ' un travail , et de " l argent " né d un faux monneyage , AInsi vont les anes au précipice ..

à écrit le 06/09/2012 à 20:41
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" La victoire posthume de Sarkozy", il fallait vraiment la osé celle là, bravo

à écrit le 06/09/2012 à 20:41
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Coup de poker...

le 07/09/2012 à 10:08
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Ouai, sauf que la il vient de poser carré d'as... Et GS et compagnie sont en train de s'arracher les cheveux. Eux qui on fait tapis sur 'leclatement de l'euro....

le 07/09/2012 à 13:44
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J'ai lu sur mediapart (où je ne suis pas abonné), que la BCE rachèterait les obligs au NOMINAL. Est-ce vrai ? Je ne vois pas où l'auteure de ce blog a vu ça dans les déclarations de Draghi. Cela me semble insensé si c'était vrai, donc j'attends la pr...

le 07/09/2012 à 16:42
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@ Merle moqueur : vous n'avez jamais entendu parler de la maxime favorite du privé : On privatise les bénéfices, on nationalise les pertes. (et on vous enc... NDLR) Là c'est pareil, mais puissance 1000. On sera euro-cocus, alors préparez la vaselin...

le 08/09/2012 à 18:38
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@merle moqueur : rassurez-vous, c'est l'inverse. La BCE se fera rembourser les obligations au nominal à leur terme, mais les achète (ou les accepte en collatéral) sur le marché secondaire (occasion) au prix du marché. Mieux même : les collatéraux acc...

le 08/09/2012 à 19:26
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La BCE se fera rembourser par qui ??? Vous avez la Foi , la vraie FOI ! BRAVO !!!

le 09/09/2012 à 9:30
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Par tous les xxx européens.

le 09/09/2012 à 16:40
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à " par qui ? " Bravo ! Vous êtes futé ,vous !!!! Et,Vous avez RAISON !!!! Mais comme ils n'en ont pas les moyens il faudra que la BCE se contente de peu de chose !!!!! Soyons sérieux : QUI pourra jamais rembourser ces trilliards d'EURO ????? ...

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