Après un plongeon historique, les places européennes rebondissent timidement

A Paris, le CAC 40, qui avait connu jeudi la pire chute de son histoire, a regagné 1,8%, tandis que Londres a repris 2,5%, Francfort 0,2% et Milan 7,1%.
(Crédits : Reuters Staff)

Les places européennes ont timidement rebondi vendredi après une débâcle historique la veille, face à la progression de la pandémie de coronavirus, tandis que Wall Street enregistrait une hausse plus marquée.

A Paris, le CAC 40, qui avait connu jeudi la pire chute de son histoire, a regagné 1,8%, tandis que Londres a repris 2,5%, Francfort 0,2% et Milan 7,1%. Vers 18h30, les marchés américains progressaient de 3,5%.

"La question est de savoir si les investisseurs tiendront leurs positions acheteuses durant le weekend", a souligné Vincent Boy, analyste marché chez IG France. Les acteurs de marché craignent en particulier "un peu plus de restrictions au niveau mondial alors qu'aucune statistique ne permet encore d'évaluer l'impact sur l'activité économique en Europe ou aux Etats-Unis".

A l'inverse des places européennes, à la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a clôturé sur un plongeon de 6,08%, après avoir déjà perdu 4,4% jeudi. L'indice vedette nippon a lâché 26% depuis le début de l'année. Les pertes du Nikkei ont brièvement dépassé 10% vendredi matin, du jamais-vu depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011.

Les Bourses chinoises ont aussi encore lâché du lest vendredi, mais moins que Tokyo, certains investisseurs ayant préféré partir à la chasse aux bonnes affaires, selon une note de Wanlong Securities. L'indice composite de Shanghai a perdu 1,23%, celui de Shenzhen 1,08%. A Hong Kong, l'indice Hang Seng a fini en retrait de 1,14%.

 "De l'huile sur le feu"

De Paris à Wall Street, de Londres à Sao Paulo, l'hécatombe sur les marchés financiers mondiaux a été vertigineuse jeudi, certaines Bourses ayant vécu leur pire séance depuis octobre 1987.

Cette année-là, l'annonce d'un lourd déficit commercial américain et un relèvement de taux de la banque centrale allemande avaient fait éclater brutalement une bulle qui enflait depuis un certain temps sur les marchés. Le 19 octobre 1987, le Dow Jones avait même perdu 22,6%.

Jeudi, les investisseurs ont été pris de court par la décision de Donald Trump de suspendre l'entrée des Européens de l'espace Schenghen aux Etats-Unis pendant 30 jours.

"La tourmente sur les marchés a franchi un nouveau palier" avec les annonces de M. Trump et des mesures de stimulus économique "en deçà des attentes", écrivait vendredi Rodrigo Catril, stratégiste de la National Australia Bank.

Les actions en ordre dispersé des Etats et des banques centrales mondiales face à la pandémie "ajoutent de l'huile sur le feu" en augmentant les incertitudes, ajoutait M. Catril.

La Banque centrale européenne (BCE) a dévoilé jeudi un paquet de mesures pour limiter l'impact économique de la crise sanitaire dans la zone euro. Sans toutefois abaisser ses taux directeurs, ce qu'avait déjà fait, par surprise, la Réserve fédérale américaine (Fed).

Cette dernière a d'ailleurs à nouveau dégainé jeudi, renouant avec le rachat de dette à travers les bons du Trésor, et promettant d'injecter des milliers de milliards de dollars d'argent frais, ce qui n'a pas empêché le Dow Jones de s'écraser de presque 10%.

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Commentaires 6
à écrit le 13/03/2020 à 22:15
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Le crocrovirus est actuellement le sujet idéal , l'arbre qui cache la foret des problèmes de la finance et de l'endettement généralisé du monde ..ses répercussions vont mener à trois phases .. 1. Le monde regarde gentiment ,jour après jour , l'évo...

à écrit le 13/03/2020 à 21:35
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Un feu de paille ! Attendez la suite...

à écrit le 13/03/2020 à 18:58
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Combien de milliards injectés pour 1.8% de hausse svp ? Alors ça ca nous manque vraiment comme informations, nous avons pléthores de chaînes, radios et sites d'informations et même spécialisées en économie et ces chiffres la nous ne les connaisso...

à écrit le 13/03/2020 à 17:48
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17h45...Feu de paille. La tendance est baissière. RU et US dans une plus que probable tourmente sanitaire. Pas de confiance, pas de rebond.

à écrit le 13/03/2020 à 13:52
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Avec tout ce pognon on aurait pu régler tous les problèmes de pouvoir d'achat générant croissance et emplois et donc une absence de crise boursière. Mais en oligarchie il faut sans arrêt donner aux riches pour les rassurer, notre classe dirigeant...

le 13/03/2020 à 20:06
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Très bonne remarque...

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