-12,3% : le CAC 40 enregistre sa plus forte chute historique

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(Crédits : Ralph Orlowski)
Aucune valeur du CAC 40 n'a perdu moins de 5,8% ce jeudi après des annonces de la BCE jugées décevantes par les marchés. Et 31 d'entres elles ont plongé de plus de 10%.

Jamais le CAC 40 n'avait connu pire journée depuis sa création en 1987. Jeudi, l'indice parisien a sombré de 12,28%, tombant à 4.044 points. Le précédent record datait du 6 octobre 2008, deux semaines après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers: une chute de 9,04%.

Comme l'ensemble des places boursières, la cote parisienne est plombée par la propagation de l'épidémie du coronavirus, qui menace désormais de précipiter une récession mondiale. Depuis le 19 février, elle a perdu 34%. Elle est ainsi retombée à son plus bas niveau depuis début 2016.

La BCE déçoit

Ce jeudi, la descente aux enfers s'est faite en deux temps. La Bourse de Paris a d'abord connu un gros trou d'air dès l'ouverture, chutant de 5% suite à la décision de Donald Trump d'interdire aux Européens d'entrer aux États-Unis pendant un mois. Elle a ensuite subi un deuxième choc juste après les annonces, jugées décevantes, de la Banque centrale européenne.

Contrairement aux attentes, l'institut dirigé par Christine Lagarde n'a en effet pas touché à ses taux directeurs: le principal était déjà bloqué à zéro depuis mars 2016 et les deux autres ont été maintenus à l'identique. "Les mesures annoncées sont assez limitées", explique Alexandre Baradez, analyste chez IG France qui considère qu'il s'agit d'une "première étape" et que l'institution "garde des cartouches" pour la suite.

-12% à Francfort, -9% à New York

La BCE a également annoncé qu'elle dépenserait 120 milliards d'euros supplémentaires d'ici la fin de l'année pour acheter de la dette, particulièrement celle "du secteur privé". Cet effort vient renforcer le programme relancé en novembre et portant déjà sur l'achat de 20 milliards d'euros d'actifs publics et privés par mois. "Une enveloppe pas énorme, très loin des niveaux qu'on avait atteints sur le QE (Quantitative Easing) pendant la crise de 2015" et "pas de nature à rassurer le marché", selon Alexandre Baradez.

Ailleurs en Europe, le repli a aussi été très sévère. À Francfort, le Dax a baissé de 12,2%. Le Footsie londonien a abandonné 10% et la Bourse de Milan a cédé 16,9%. L'indice élargi Eurostoxx 600 a, lui, perdu 11%. Sa pire performance historique, également. À Wall Street, le Dow Jones plongeait, vers 17h30, de 8,8%, le S&P 500 de 8,2% et le Nasdaq de 7,9%. En début de séance, les échanges avaient été suspendus pendant 15 minutes pour la deuxième fois de la semaine.

L'aérien chute

Du côté des valeurs, le secteur aérien subit de plein fouet les décisions de Donald Trump. Air France termine la séance en abandonnant 12,7%, alors qu'ADP a laissé 14,15%. Même sanction pour les compagnies étrangères: - 12,3% pour Lufthansa, - 15,8% pour IAG, la maison-mère de British Airways, ou encore -15,4% en séance pour Delta Airlines. Et même - 24,9% pour Norwegian. Airbus a reculé de 16,7%, alors que Boeing perdait en séance 13%.

Aucune des valeurs du CAC n'a terminé en hausse. Pis, aucune valeur n'a perdu moins de 5,8%. Et 31 d'entres elles ont plongé de plus de 10%. Parmi les plus mauvaises performances du jour, citons Renault (-21,9%), PSA (-18%), Vinci (-17%), Société Générale (-17,1%) ou encore Crédit Agricole (-16,5%).

(avec AFP)

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a écrit le 13/03/2020 à 9:14 :
Il n'est pas exact de dire que la baisse d'hier est historique. En 1981 avec l'arrivée de la gauche au pouvoir et les perspectives d'une nationalisation des banques le marché, qui n'était pas électronique n'a pas pu coter pendant pratiquement une semaine devant
l'afflux des ordres de ventes.
Le choc boursier, il est vrai, a été brutal. Le lundi 11 mai, la Bourse, « prise de panique », connaît un véritable krach : « Le marché de Paris, poursuit Le JdF, a ouvert lundi sous un tel afflux d'ordres de vente que seulement dix sociétés ont pu être cotées, avec des baisses de 7 à 12 %, les autres étaient réservées à la baisse sans transaction possible . » Le lendemain, une nouvelle chute de 12 % permet à 80 actions françaises d'inscrire un cours. Conclusion du JdF : « La Bourse de Paris retrouve un peu de sang-froid et devrait se stabiliser provisoirement après une baisse de 25 à 30 %. » Au total, près de quarante valeurs ont chuté de plus de 30 %. Bis, Ecco, Matra, Compagnie Bancaire, Cetelem, Manurhin perdent même plus de la moitié de leur valeur.
a écrit le 12/03/2020 à 21:33 :
Ben c'est qui qui va payer! Bref il y a donc sens au fait de savoir si l'inflation va ou non se faire. C'est une question, car au discours que je viens d'entendre, le soutien aux entreprises a pris place donc la dette que nous avons ne va faire que s'accroitre par un mécanisme d'offre et de demandes. A voir pour le peu de produit qui ont été déjà dans la situation, (masques, gels) que j'imagine qu'il va y avoir une question donc de facteur valorisant sur les coûts a intégrer.

Tout le cac descend, donc je n'imagine pas un instant qu'un des mécanismes a son usage se fera.

Ce que je crois, c'est que l'inconnue infective sera! c'est comme un scénario de game play !
a écrit le 12/03/2020 à 20:11 :
Ca fait plus d'un an que j'entend parler d'une correction, et Donald a mis des batons dans les roues aux joueurs de poker pendant toute l'année 2019 afin que ca n'arrive pas. Cette fois l'occasion était trop belle pour eux et tellement facile quand on voit la sur réaction des gens .... Cet episode montre vraiment ce qu'est devenu l'humanité....
a écrit le 12/03/2020 à 18:49 :
Nous sommes probablement dans l'excès de réaction, sur tous les marchés (actions, pétrole..). Les plus doués vont profiter de cette volatilité. En attendant, cela fait mal!
a écrit le 12/03/2020 à 18:43 :
La Bourse ne reflétait plus la réalité économique, cette correction, même si déclenchée par la pandémie, était de toutes façons inéluctable. Elle est peut-être un peu plus sévère. Saura t on en tirer les conclusions ad hoc, c'est à dire une reprise en main par les Etats?
a écrit le 12/03/2020 à 18:21 :
L'économie et l'humain sont indissociables, résoudre cette équation résoudra en partie ce passage difficile.. Bon, ce n'est pas la guerre..
a écrit le 12/03/2020 à 18:21 :
L'Europe est donc plus vulnérable face au covid19 que la Chine. Nous sommes plus exposés à la finance mondiale qu'un régime communiste, cqfd... et nous n'en avons pas les clés non plus. L'UE est prise entre le marteau chinois et l'enclume américaine.
a écrit le 12/03/2020 à 18:09 :
La réserve d'eau étant déjà basse, gaspillée pour ces actionnaires milliardaires incendiaires ce n'est pas en plein incendie que c'est le moment de gaspiller ce quil qu'il reste.

On a laissé l'économie entre les mains de fous furieux dégénérés par leur cupidité il fallait bien se douter que ça allait dévisser, même eux le savaient dailleurs je suppose que leurs milliards dans leur paradis fiscaux n'ont pas perdu un centime peut-être meme encore augmentés.

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