Bourse : Wall Street s'accroche après une semaine compliquée

 |   |  605  mots
L'indice qui mesure la volatilité implicite du S&P 500 est retombé vendredi de 4,4 points à 29,06, après avoir atteint un pic de 50 mardi, contre environ 13 points le jeudi 1er février, la veille du début du mouvement de correction.
L'indice qui mesure la volatilité implicite du S&P 500 est retombé vendredi de 4,4 points à 29,06, après avoir atteint un pic de 50 mardi, contre environ 13 points le jeudi 1er février, la veille du début du mouvement de correction. (Crédits : BRENDAN MCDERMID)
La Bourse de New York a rebondi vendredi en clôture, après sa chute de plus de 4% de la veille, à l‘issue d‘une semaine de grande volatilité, déclenchée par une brusque remontée des rendements obligataires dans la perspective d‘un durcissement des politiques monétaires des grandes banques centrales.

Une simple accalmie pendant la tempête ? Vendredi, après une semaine marquée par une forte volatilité, l'indice Dow Jones a repris 333,44 points, soit 1,38%, à 24.190,90. Le S&P-500, plus large, a gagné 38,55 points, soit 1,49%, à 2.619,55. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 97,33 points (+1,44%) à 6.874,49 points.

Une quasi "correction"

Mais sur la semaine, le Dow et le S&P ont tous deux reculé de 5,2%, leur plus forte baisse hebdomadaire depuis janvier 2016, et le Nasdaq a perdu 5,1%, plus net recul depuis février 2016.

Depuis le record historique du 26 janvier, le Dow est retombé de 9,1%, le S&P de 8,8% et la Nasdaq de 8,4%, en deçà des 10% considérés techniquement comme étant une correction. En Europe, le CAC 40 et l'EuroStoxx 50 ont cédé environ 1,5% et plus de 5% sur la semaine.

En revanche, sur le marché obligataire, les rendements des emprunts d'Etat, dont la brusque remontée vendredi dernier a déclenché la correction sur les actions, se sont maintenus près des pics.

Le dix ans américain est resté autour de 2,85%, comme la veille, non loin de son plus haut de quatre ans touché lundi, à 2,885%. Son équivalent allemand oscillait autour de 0,75%, contre moins de 0,7% il y a huit jours.

"La volatilité devrait rester élevée"

Une pression additionnelle sur les actions est venue cette semaine du débouclage de positions d'investisseurs qui misaient sur le maintien de la volatilité à des bas niveaux historiques.

L'indice qui mesure la volatilité implicite du S&P 500 est retombé vendredi de 4,4 points à 29,06, après avoir atteint un pic de 50 mardi, contre environ 13 points le jeudi 1er février, la veille du début du mouvement de correction.

"La volatilité devrait rester élevée pendant quelques jours, voire une semaine", juge Terry Sandven, responsable de la stratégie actions chez U.S. Bank Wealth Management.

Les données hebdomadaires de Bank of America Merrill Lynch sur les flux montrent des rachats record sur les fonds actions, à 30,6 milliards de dollars, et l'indicateur "Bull & Bear" de la banque continue de donner un signal de vente.

Rebond du dollar, baisse des cours des matières premières

Le dollar a profité de la vigueur des rendements pour prolonger son rebond face aux autres grandes devises, retrouvant ses niveaux du 19 janvier, avant la dernière réunion de la Banque centrale européenne qui avait profité à l'euro. La monnaie unique se traite autour de 1,2233 dollar.

La remontée des taux - qui pourrait freiner la croissance économique - et la hausse du dollar, ont contribué à la baisse des cours des matières premières: le pétrole brut léger américain (WTI) et le Brent ont tous deux perdu plus de 3% et respectivement 10% et 9% sur la semaine. Il s'agit de leur plus forte baisse hebdomadaire depuis deux ans.

Les trois quart des sociétés du S&P 500 ont fait mieux que prévu

Côté valeurs américaines, le spécialiste des puces graphiques Nvidia a grimpé de 6,69% après un chiffre d'affaires trimestriel supérieur aux attentes.

A la baisse, le voyagiste en ligne Expedia a plongé de 15,47% après avoir averti que ses coûts pèseraient sur ses résultats cette année.

FedEx et UPS ont perdu respectivement 1,65% et 2,64%% à la suite d'une information du Wall Street Journal selon laquelle Amazon.com (-0,81%) s'apprete à lancer son propre service de livraisons.

A mi-chemin de la saison des résultats trimestriels, environ les trois quarts des sociétés du S&P 500 ayant publié leurs comptes ont fait mieux que prévu, soit une meilleure performance que la moyenne de 72% des quatre derniers trimestres.

(Avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/02/2018 à 14:05 :
Tout cela est certainement le résultat de la réforme fiscale de Trump à double effet kiss cool. D'abord ça gonfle bien parce que baisse d’impôt, ensuite ça baisse car elle n'est pas financée mais aussi parceque les banques centrales veulent éviter la surchauffe.
J'imagine que les futurs chiffres du PIB T1 américain seront bons et qu'après ça va méchamment se corser. Voila ce qui arrive quand on fait une politique de relance quand l'économie va bien mais est en fin de cycle. Du grand n’importe quoi.
Quant à la FED, elle aurait intérêt à remonter ses taux moins brusquement, la dernière fois, ça s'est mal terminé.
a écrit le 11/02/2018 à 11:06 :
Étrange, alors que la bulle semblait surtout gonfler à wall street c'est celui-ci qui rebondi le mieux tandis que les bourses européennes elles ont encore continué de dévisser vendredi...

Ah mais c'est vrai à la tête des EU on a un vrai dirigent et pas une marionnette...
Réponse de le 11/02/2018 à 19:16 :
"A quand votre prochain commentaire sur l'oligarchie de Bruxelles dominé par les actionnaires milliardaires? "

Je ne savais pas que vous êtiez fan, c'est pour ceci sans doute que vous me lisez alors que pour ma part je ne vous li jamais hein... :-)

Bon je pense quand même que vous pouvez me la prendre cette réponse hein, merci.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :