Élections italiennes : un problème pour l'Europe

 |   |  336  mots
Marc Fiorentino.
Marc Fiorentino. (Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

Une fois de plus les prévisions ont été battues en brèche. Même si nous ne disposons pas des résultats définitifs, on sait déjà que les deux grands gagnants de ces élections sont les partis populistes et anti européens.

PAS DE MAJORITÉ
D'un côté, le mouvement 5 étoiles, de l'autre la Ligue. Berlusconi n'a pas réussi son pari d'avoir le meilleur score au sein d'une coalition pressentie de droite et d'extrême droite. Dès lors tous les scénarios sont sur la table. D'une alliance de droite mais avec le leader de la Ligue aux commandes, jusqu'à une alliance des partis populistes. Dans tous les cas de figure, on va avoir des semaines ou des mois de négociation et des difficultés pour avoir une majorité à l'assemblée.

PAS DE RÉACTION DES MARCHÉS POUR L'INSTANT
Et pourtant l'euro n'a pas bronché. Ce n'est plus vraiment une surprise. Les investisseurs ne veulent plus réagir à chaud aux résultats des élections. Comme on le répète souvent, cela leur a coûté une fortune au lendemain du referendum sur le Brexit et de l'élection de Trump.
Wait and see. Personne ne veut faire de pronostics et parier sur l'avenir. La perspective d'avoir pendant quelques mois un gouvernement technique qui va gérer l'Italie peut même à court terme paraître être une nouvelle plutôt rassurante. Mais ne nous trompons pas : les résultats de ces élections sont une mauvaise nouvelle. Une mauvaise nouvelle pour l'Europe notamment.

LA REPRISE ITALIENNE FREINÉE?
Est-ce que cela peut freiner la reprise en Italie ? L'économie italienne va un peu mieux. Elle commençait à retrouver des niveaux de croissance de 1.5%. Certes, très en retard par rapport au reste de l'Europe et aux meilleurs élèves. Mais tout cela allait dans la bonne direction. Pas assez vite certes avec un...
Lire la suite sur MonFinancier.com

Pour aller plus loin, suivez le cours des marchés en direct

MonFinancier

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/03/2018 à 21:07 :
Ni la Ligue de Nord ni le mouvement 5 étoiles ne sont anti-européens. Ils veulent changer l'Europe. Cela sent et pue la "syrization" à plein nez. En effet, quel que soit le parti au pouvoir, puisque l'Italie appartient, comme la France, à un système supranational, cela veut dire que des transferts massifs de souveraineté ont été réalisés lors de la signature des traités européens, de l'Italie vers l'UE.
En Italie, comme en France, le droit européen, le droit dérivé européen, les dispositions des traités, s'appliquent avant le droit italien.

C'est ainsi et ces partis politiques ne pourront rien changer à la donne à moins de sortir de l'UE ...
FREXIT, vite.
a écrit le 05/03/2018 à 14:30 :
L'allemagne n'a toujours pas de gouvernement et l'UE pourtant continue comme si de rien n'était prouvant que ce ne sont pas les politiciens nationaux qui ont la main sur le pouvoir mais bel et bien uniquement la finance européenne, de toutes façons quand on voit l'état de l'europe cela n'est pas vraiment difficile à deviner.

Donc que les marchés financiers européens ne réagissent pas aux déclarations politiques européennes semble normal vu qu'ils ont entièrement la main dessus, et c'est bien pour ne pas avoir peur de ça qu'ils ont acheté nos politiciens d'ailleurs. Déconnexion de plus en plus abyssale entre ces gens là et la vraie vie soit dit en passant, ce qui n'est pas prêt d'arriver aux américains bien trop vifs et intelligents pour ça.

En effet Berlusconi est à la dérive mais bon l’oligarchie européenne préfère parier sur un voyou parti sous les huées des italiens, sur des partis d'extrême droite plutôt que sur un mouvement citoyen, on le comprend il est sûr qu'un gars comme berlusconi sera toujours achetable et les partis politiques d'extrême droite n"'étant là que par imposture ils ne sortiront certainement pas de l'UE d'ailleurs leur dirigeant vient de le dire.

Bref tout ce qui se rapproche de la vie est anéantie en UE.

Pendant que Trump avance tranquillement mais sûrement ses pions l'UE, comme d'habitude, obsédée par l'anéantissement de son salaria, recule. Il ne peut pas y avoir de guerre économique entre l'actionnaire et le pdg d'une même entreprise, c'est seulement un rapport de soumission.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :