L'axe Londres-Berlin

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(Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité commentée par Marc Fiorentino...

Le ministre des Finances anglais est en visite officielle à Berlin. Et cette visite est essentielle car elle marque le début de la renégociation de la place de la Grande-Bretagne dans l'Union Européenne.

LE LANCEMENT DU PROCESSUS DU REFERENDUM

Ça y est. C'est parti. Cameron avait promis, et il l'a confirmé, un referendum sur le maintien du Royaume-uni avant la fin 2017. Mais il souhaite accélérer le calendrier. Mi-décembre, la question du statut de la Grande Bretagne sera officiellement débattue pour la première fois lors d'une réunion des 28 leaders européens. Et c'est pour préparer ce sommet et tâter le terrain que George Osborne va rencontrer son homologue allemand Wolfgang Schauble. Pour les Anglais, Merkel et l'Allemagne sont les vraies patronnes de l'Europe et c'est finalement elles qui décideront en dernière instance des concessions que l'on pourra accorder à la Grande-Bretagne. Des concessions qui permettront à Cameron de se retourner vers les électeurs britanniques en leur disant qu'ils doivent voter pour le Oui car ils ont obtenu un statut encore plus privilégié au sein de l'Europe.

L'EUROPE C'EST LONDRES ET BERLIN ?

La France n'est pas impliquée pour l'instant. Elle aura son mot à dire mais c'est frappant de voir ce qu'a dit Osborne hier en arrivant à Berlin. Il a parlé uniquement de l'axe anglo-allemand. Il a dit, je le cite, « les économies allemande et britannique sont le cœur de l'Europe, le moteur de la croissance et de l'emploi. À nous deux, nous formons la troisième économie mondiale derrière les États-Unis et la Chine et nous représentons les 2/3 de la croissance européenne depuis la sortie de la crise ». Un peu brutal non ? Le reste de l'Europe, et la France en particulier, n'entre pas dans l'équation britannique. Ce que dit Osborne est vrai mais pas très agréable à entendre. La Grande-Bretagne commence donc à dévoiler sa stratégie : insister sur un axe Londres-Berlin pour obtenir quelques concessions. Il est vrai que pour un referendum en Grande-Bretagne, Merkel est plus populaire que Hollande.

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