Londres veut des garanties pour les Etats de l'UE non membres de la zone euro

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George Osborne, chancelier de l'Echiquier, veut une union avec plusieurs monnaies.
George Osborne, chancelier de l'Echiquier, veut une union avec plusieurs monnaies. (Crédits : reuters.com)
A Berlin, le chancelier de l'Echiquier George Osborne, a demandé que l'UE accepte le principe d'une union avec plusieurs monnaies. Londres ne veut pas s'engager pour la zone euro, mais veut conserver les avantages du marché unique.

Londres demande des garanties permanentes pour les pays qui souhaitent rester dans l'Union européenne sans entrer dans la zone euro. S'exprimant dans une conférence à Berlin, George Osborne, le chancelier de l'Echiquier, équivalent du ministre des Finances, a demandé ce mardi 3 novembre à ce que la zone euro reconnaisse que l'UE « a plus qu'une seule monnaie » et qu'ainsi, on puisse s'assurer que les entreprises des pays qui ne sont pas membres de la zone euro ne soient pas discriminés en raison de leur monnaie.

Protéger les intérêts britanniques

La crainte de Londres est que, la zone euro, de plus en plus intégrée, devienne un « bloc » qui dispose de la majorité qualifiée au conseil européen pour imposer ses choix aux autres pays de l'UE, notamment les règles du marché unique ou les conditions du sauvetage des banques et des pays. Le gouvernement conservateur britannique refuse d'exposer ses contribuables à un risque lié à la zone euro, mais il souhaiterait que ses entreprises, et notamment la City londonienne, continuent à bénéficier des règles du marché unique pour l'ensemble de l'UE. La crainte principale de David Cameron est de voir la zone euro favoriser la place boursière de Francfort plutôt que celle de Londres.

Le « oui » devant d'une courte tête

« Vous avez une zone euro qui fonctionne mieux et nous avons la garantie que les coûts liés à la zone euro ne nous seront pas imposés. Le résultat sera une meilleure Union européenne », a résumé George Osborne. Ces garanties devraient constituer le cœur des négociations entre Bruxelles et Londres dans l'optique du prochain référendum britannique sur le maintien dans l'UE. David Cameron a demandé des « réformes » à l'UE pour qu'il s'engage à faire campagne pour le «oui » au référendum. Le dernier sondage, réalisé par l'institut BMG entre les 22 et 27 octobre donne une légère avance au « oui » avec 41 % contre 39 % au « non » et 20 % d'indécis. Le choix du gouvernement peut donc être décisif.

Changement de traité ?

George Osborne a également demandé un changement important de philosophie de l'UE. Il demande que l'Union ne soit pas une « union qui soit toujours plus forte » (« ever-closer union »). « Franchement, les citoyens britanniques ne veulent pas faire partie d'une telle union », a indiqué George Osborne. « Nous voulons un Royaume-Uni dans une UE réformée, mais ce doit être une UE qui fonctionne mieux pour tous les citoyens de l'Europe », a-t-il conclu. Actuellement, l'euro est la monnaie de l'UE dans les traités. Les Etats qui ne sont pas membres de la zone euro sont officiellement en « attente » de pouvoir le devenir. Seuls le Royaume-Uni et le Danemark dispose d'un « opt-out », autrement dit du droit de ne pas entrer dans l'euro s'ils le désirent. Pour d'autres pays, comme la Suède, il faut contourner les traités, par exemple, en laissant flotter sa monnaie. Il faudrait donc un changement dans les traités pour accepter une « union à plusieurs monnaies. »

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Commentaires
a écrit le 24/02/2016 à 10:37 :
Oui la city a peur du brexit et je les comprends. C'est une raison suffisante et supplémentaire pour accélérer le brexit !
a écrit le 04/11/2015 à 12:41 :
Je voudrais vous remarquer qu'il faut toujours se méfier des Anglais. D'expérience (et pas seulement la mienne) les Anglais ont toujours tendance a nous fair un enfant dans le dos. Et je parle en connaissance de cause ayant travailler dans l'international pendant au moins 15 ans. C'est la quintessence des anglais toujours essayer de fair un enfant das le dos.
a écrit le 04/11/2015 à 12:00 :
La grande Bretagne est déja intégré dans l'UE, et pour protéger la City (qui elle veut rester dans l'UE), le gouvernement gesticule devant son opinion, les pressions des affaires Londonien sont bien présentes. L UE ne peut se passer de la city, l'inverse est aussi vrai. Les normes et le droit européen s'impose doucement tout comme les traités internationaux. Il y aura des modulations et c'est normal il s'agit de respecter les particularités des peuples. Les traités de lancaster sont une bonne illustration de coopération douce, il s'agit plus de compromis que d'opposition frontal, nous avons plus à gagner. Dans les fais, le french bashing sert plus à la presse à scandale cas la réalité des échanges économique et des migrations de population européenne. Combien de francais à Londres? Nous avons affaires à une compétitions de mégapoles européennes et mondiales les liens sont primordiaux au seins de L'EU et quoique que les Britanniques laisse penser ils n'ont pas le choix et nous non plus.
a écrit le 04/11/2015 à 11:39 :
La finalité de l'Europe est d'avoir des règles communes. Le drame de l'Europe viens d'adhésion aux traités et règles à la carte. Bonne chance aux Anglais et au revoir. PS Si les Anglais on leurs demandes acceptées, c'est la victoire des Euroseptiques!!!!!
a écrit le 04/11/2015 à 11:36 :
Il faut préparer la Défense et le Grand Paris pour accueillir la City quand la GB va quitter l'EU. :-)
Ils veulent être de la famille (par alliance) mais dicter leurs lois à l'Europe, ce qu'ils pensent utile pour eux. Pas très discret le sous-marin...
"les citoyens britanniques ne veulent pas faire partie d'une telle union " le vote est donc déjà réglé. Bye bye ! Vivent les droits de douane à venir. :-)
a écrit le 04/11/2015 à 11:13 :
Chacun pour soi et Dieu pour tous dans cette triste Union Européenne faites pour faciliter la vie des multinationales!
a écrit le 04/11/2015 à 10:57 :
OUI c'est du chantage... RU hors de l’Europe...
qu'ils s'en aillent ils ne manqueront a personne
a écrit le 04/11/2015 à 10:24 :
En 1973 ils n'étaient pas fiers de demander l'aide du FMI face à la faillite de leur économie et au plongeon de leur monnaie (les exploits de Soros). Depuis ils ont repris du poil de la bête en profitant de leur pétrole et de leur intégration tardive, la queue entre les jambes, dans l'UE. Ils ont freiné de toutes leurs forces les évolutions de la zone euro et les efforts d'intégration. Ils ont fébrilement participé, via la city, aux attaques des économies de l'Eurozone, en refusant en parallèle toute participation à un soutien de l'Euro.
Mais ils n'ont pas réussi à faire croire que le RU était encore une grande puissance économique et le pound une monnaie internationale.
Les lambeaux de l'empire ne les abritent plus.
Ils constatent que les avantages dus à leur ambiguïté s'effilochent et ils voudraient les graver dans le marbre.
Mais ils peuvent taper des pieds et menacer de partir, cela n'a plus d'importance. L'Eurozone est ressortie plus forte, bien que fortement blessée, des attaques des spéculateurs.
La GB et son immense dette pourraient d'ailleurs en faire les frais.
Ils commencent à gratter à la porte pour rester en s'installant près du feu, après avoir annoncé leur départ de ce groupement qui ne leur convient pas.
Ce serait le moment de leur demander d'adopter l'euro pour se maintenir en UE, qu'ils deviennent enfin cohérent et abandonnent leur hypocrisie de profiteur. Ils pourraient même garder leur roi ou reine et leur cours de nobles profiteurs.
a écrit le 04/11/2015 à 7:54 :
boh, les grecs aussi voulaient rester dans l'euro sans faire de reformes, tt en beneficiant de taux 0 et de tous les avantages qu'offre un euro ' a l'allemande' pour les importations....
force est de constater que s'ils trainent les savattes pour faire leurs reformes, ils y sont quand meme contraints ( ce qui ne serait le cas ni du ru ni des eventuels pays que le mettrait joyeusement ' sous tutelle bce' en cas de pbs)
remarquez, demander ca coute rien
a écrit le 04/11/2015 à 1:05 :
Chantage de Cameron au "Oui" à l'Europe avec en point de mire une BCE fortement influencée par la politique monétaire des Britanniques. Il en va aussi de la survie de la City qui pourrait bien perdre son statut de grande place boursière européenne si la zone euro ne reconnaissait pas que l'UE " a plus qu'une monnaie".
Le statut Britannique d'être dans la zone euro, profiter du marché unique sans avoir les inconvénients de l'euro arrive en bout de course. Cette demande Britannique tendrait à prouver que l'euro est une monnaie crédible, malgré son défaut originel: Etre une monnaie taillée pour les Allemands.
a écrit le 03/11/2015 à 22:08 :
Et il parait qu'ils ont "raison" de ne PAS être à l'euro... Ha? Tu m'expliques le malaise, là..?? Bon, donc, sauf que NOUS avons une dictature de l'euro QUI vient de l'Allemagne ET surtout DES us, tu vas essayer de m'expliquer l'inexplicable et tu feras ton commercial ridicule car tu manques toujours de fric. J'ai l'habitude. Mais, à la base : VIRONS les Britichs qui n'ont JAMAIS voulu être vraiment alliés à QUI que ce soit. Ce sera largement plus simple. MEME les us s'en méfient. Te dire.
a écrit le 03/11/2015 à 20:28 :
C'est une évidence qui ne date pas d'aujourd'hui que les Anglais veulent tous les avantages sans aucuns inconvénients. On ne peut les incriminer de défendre leurs intérêts. En revanche, on devrait secouer nos bisounours qui, pour éviter les vagues, acceptent ce genre de marchandage :-)
a écrit le 03/11/2015 à 19:55 :
Comme l'avait si bien dit le Général,dehors les Anglos Saxons ,et il avait bien raison
a écrit le 03/11/2015 à 19:54 :
L'arrogance anglaise a toujours quelque chose d'effarant.
Encore plus effarant : la soumission des autres nations (inférieures ?) d'Europe devant cette arrogance. Il est vrai que depuis le XVIII ème siècle nos élites sont anglophiles, et considèrent ceux qui ne partagent pas ce sentiment comme des personnes immorales.
a écrit le 03/11/2015 à 19:41 :
Dit trivialement, le chancelier de l'échiquier veut le beurre et l'argent du beurre. En fait le royaume uni voit l'UE comme une zone de libre échange seulement. Elle veut en tirer les bénéfices et surtout ne pas s'astreindre à respecter les règles communautaires. Les dysfonctionnements actuels de l'UE lui donnent malheureusement raison. Tant qu'il n'y aura pas d'harmonisation fiscale, de ligne politique étrangère commune, de politique monétaire commune... de solidarité entre les états, et le problème des migrants en est le vivant exemple,on en restera à une entité purement virtuelle qui ne fait rêver personne.
a écrit le 03/11/2015 à 19:19 :
Les anglaus veulent le beurre et l argent du beurre !
Les anglais veulent les avantage de l Europe mais pas les inconvénients !
M les anglais quitter cette Europe ! Retablissont les contrôle douanier entre l UE et GB annulons les marche unique entre UE et GB ...
a écrit le 03/11/2015 à 19:14 :
On croit rêver...
Ce monsieur demande ouvertement le beurre et l'argent du beurre !
Mais surtout que les Anglais n'hésitent pas à quitter l'UE.
Ca fait trop longtemps qu'ils polluent le débat européen déjà bien difficile.
a écrit le 03/11/2015 à 19:12 :
Londres a toujours cru qu'elle était maître du marché mais voilà la crise grecque a montré non sans mal que l'Euro pèse dans les règles intérieures de l'UE et ceux qui en sont en dehors se voit imposer, doucement mais surement, les règles de l'Eurogroupe. Londres a toujours voulu une UE à sa convenance aujourd'hui la force n'est plus à Londres mais à Francfort chez Mme BCE. L'Eurogroupe est en position de force non pas pour subir Londres mais pour faire fléchir sans problème les anti européens anglais. Nous allons voir si nos gouvernants et plus particulièrement la France va tenir tête à l'Angleterre. Ne pas oublier que dans la "jungle" de Calais la France a baissé culotte devant Londres en acceptant une modification théorique de la frontière entre les 2 pays. Ce qui d'ailleurs aura une incidence lors des prochaines élections autant régionales que présidentielle.
a écrit le 03/11/2015 à 19:07 :
1600 ans de guerre en Europe depuis la chute de l'Empire Romain. Va-t-on avoir encore 1600 ans de guerre, competition et nationalisme? Et encore 1600 ans et encore - ou allons nous creer une civilisation globale humaine cooperative et ecologique avec technologies de transport et de communication qui font de la planete un Village Mondial?

Nous et notre planete sont au bord de gouffre. Cooperez et avancez la civilisation et progres humain - ou meurez effroyablement. C'est la choix devant nous tous - politicien britannique, 1%iste, chomeur, citoyen ordinaire, refugie ou delateur du Stasi - parce qu'on ne peut pas echapper de la planete.
a écrit le 03/11/2015 à 19:07 :
1600 ans de guerre en Europe depuis la chute de l'Empire Romain. Va-t-on avoir encore 1600 ans de guerre, competition et nationalisme? Et encore 1600 ans et encore - ou allons nous creer une civilisation globale humaine cooperative et ecologique avec technologies de transport et de communication qui font de la planete un Village Mondial?

Nous et notre planete sont au bord de gouffre. Cooperez et avancez la civilisation et progres humain - ou meurez effroyablement. C'est la choix devant nous tous - politicien britannique, 1%iste, chomeur, citoyen ordinaire, refugie ou delateur du Stasi - parce qu'on ne peut pas echapper de la planete.
a écrit le 03/11/2015 à 18:28 :
La GB ne veut que du marché, donnons lui le marché mais sans laisser à Londres le pouvoir que lui confère son statut de membre de l'EU. La zone euro devrait se concentrer sur elle même et faire moins de cas des autres états qui ne veulent pas aller vers plus d'intégration. Un comble. Donner à Londres le statut de super opt- out et continuer à protéger la City? J'espère que les autres états diront NON. Qu'importe d'avoir la GB dans l'EU si c'est avec des règles spécifiques. L'UE devrait être claire:
Si vous voulez un statut sur mesure, très bien, alors voilà le deal. Vous pouvez bénéficier du marché intérieur mais les états de la ZE seront toujours maitres à bord....si après cela ils veulent partir, qu'ils partent. Cela ne changera rien...les européens devront toujours faire la queue pour aller en GB, ils devront seulement la faire aussi en venant chez nous. Et franchement, les perdants seront les Bretons de GB car ils ne pourront plus bénéficier des droits inhérents aux membres de l'EU:) chez nous....L'EU doit devenir plus homogène et moins fourre tout....Une EU multiples certes mais avec des droits différents et non identiques. Un comble!

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