La Bourse de Paris recule, dans le clair-obscur des élections américaines

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Renault (-4,12% à 22,02 euros), Société Générale (-2,74% à 12,43 euros), et Publicis (-2,62% à 30,16 euros), faisaient partie des plus forts reculs dans ce contexte d'incertitudes très fortes.
Renault (-4,12% à 22,02 euros), Société Générale (-2,74% à 12,43 euros), et Publicis (-2,62% à 30,16 euros), faisaient partie des plus forts reculs dans ce contexte d'incertitudes très fortes. (Crédits : STEPHANE MAHE)
Prudente face aux incertitudes qui planent au-dessus des résultats de l'élection présidentielle américaine, la Bourse de Paris a reculé de 0,99% peu après l'ouverture ce mercredi.

La Bourse de Paris reculait de 0,99% peu après l'ouverture ce mercredi, affaiblie par le flou entourant l'élection présidentielle américaine, au moment où le résultat n'est toujours pas connu mais où le président Donald Trump revendique la victoire.

L'indice CAC 40 perdait 47,76 points à 4.736,46 points vers 09H20 (08H20 GMT), au lendemain d'une progression de plus de 2%. Les marchés boursiers reculaient également à travers l'Europe, Francfort perdant 1,64% et Londres 0,48% peu après l'ouverture.

"Il faut s'attendre à des prises de profits", sur les hausses de la veille, alors qu'une large victoire de Joe Biden était anticipée, observe Hervé Guez, directeur des gestions chez Mirova.

Partisan d'un plan de relance massif de l'économie, Joe Biden, était en tête dans les sondages et son plan de relance massif de l'économie est perçu comme très favorable pour un pays soumis à rude épreuve face à la pandémie.

L'indice parisien a même accéléré son recul dans les échanges précédant l'ouverture juste après une prise de parole de l'actuel occupant de la Maison Blanche.

Donald Trump a revendiqué avoir "gagné" face à son rival démocrate Joe Biden, alors qu'il est encore loin des quelque 270 grands électeurs nécessaires pour l'emporter.

Des États très importants en vue de l'élection sont pourtant encore dans le flou complet, parmi lesquels la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin.

C'est l'un des scénarios longtemps anticipé par les observateurs des marchés ces derniers jours, considéré comme l'un des pires possibles.

Lire aussi : Les milieux d'affaires américains craignent l'après-scrutin

Dans ce flou total entourant la première puissance mondiale, "un constat s'impose, la vague bleue n'aura pas lieu", souligne Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché pour IG France.

Les valeurs cycliques souffrent

Renault (-4,12% à 22,02 euros), Société Générale (-2,74% à 12,43 euros), et Publicis (-2,62% à 30,16 euros), faisaient partie des plus forts reculs dans ce contexte d'incertitudes très fortes.

  • "Impact limité" du Covid-19 pour AXA

L'assureur (-2,78% à 14,50 euros) a annoncé mardi anticiper un "impact limité" de la deuxième vague de confinement mais va en revanche réinjecter un milliard d'euros dans sa filiale de réassurance XL, entre autres après des pertes exceptionnelles liées au Covid-19 cette année.

Crédit Agricole optimiste

Le Crédit Agricole (-2,00% à 7,14 euros), qui a réussi à préserver ses marges au troisième trimestre, a appelé à "ne pas baisser les bras" et à accroître les mesures pour préserver la santé financière de ses clients.

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Commentaires
a écrit le 04/11/2020 à 10:06 :
Ce que pensent au final les ordinateurs qui engendrent les spéculations numériques au millième de nano seconde près est peu important vous ne pensez pas ?

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