Obligations : le rendement à deux ans grec au plus bas depuis début 2010

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L'indice de référence de la Bourse d'Athènes (photo) a progressé de 27,5% depuis le 1er janvier.
L'indice de référence de la Bourse d'Athènes (photo) a progressé de 27,5% depuis le 1er janvier. (Crédits : Reuters)
Le rendement de l'obligation grecque à deux ans sur le marché secondaire atteignait 4,15%, un point bas inédit depuis 2010, les investisseurs repassant à l'achat sur l'obligataire hellénique. Alexis Tsipras y voit déjà un signe annonciateur d'un retour du pays sur les marchés pour se financer.

Les rendements des emprunts d'Etat grecs sont tombés mercredi à leur plus bas niveau depuis plus de sept ans, poursuivant le repli entamé après l'accord de la semaine dernière à l'Eurogroupe sur l'octroi de nouveaux prêts à Athènes.

Ce mouvement a permis au Premier ministre grec, Alexis Tsipras, de prédire que son pays serait en mesure de revenir "très bientôt" sur le marché de la dette, dont il est presque totalement exclu depuis 2014. Sur le marché secondaire des emprunts d'Etat, le rendement des titres grecs à deux ans est revenu à 4,15%, son plus bas niveau depuis début 2010, selon les données Reuters.

Le dix ans au plus bas depuis septembre 2014, à 5,56%

Le rendement à dix ans, lui, s'est inscrit au plus bas depuis septembre 2014 à 5,56%. Il a diminué de près de 30 points de base depuis la réunion de l'Eurogroupe du 15 juin à Bruxelles, qui a débouché sur l'octroi à la Grèce de 8,5 milliards d'euros de nouveaux prêts et ouvert à la voie à un possible allègement du fardeau de la dette à partir de l'an prochain.
Alexis Tsipras a estimé lors d'une réunion ministérielle que le retour du rendement à dix ans autour de 5,5% constituait déjà "un facteur de confiance" pour les investisseurs.
Son gouvernement espère toujours que l'accord du 15 juin permettra à la Banque centrale européenne (BCE) d'étendre aux titres grecs son programme d'achats de dettes souveraines.

Athènes prête à faire une émission obligataire test?

"L'intégration dans l'assouplissement quantitatif (de la BCE) n'est pas un préalable indispensable à une émission obligataire test sur le marché", a toutefois déclaré à Reuters le ministre délégué aux Finances George Chouliarakis, sans préciser quand cette émission test pourrait avoir lieu. "La condition requise est la confiance et la crédibilité sur les marchés. Il est certain qu'être inclus dans le QE serait un soutien supplémentaire", a-t-il ajouté.
La Bourse d'Athènes, elle, affiche une hausse de plus de 27,5% depuis le début de l'année.

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a écrit le 22/06/2017 à 9:13 :
Au final il n'y a eu aucune concession ni allégement de la dette grecque, alors que même le FMI avait posé cette condition (il est vrai que le FMI est un créancier senior et qu'il est sur d’être remboursé).
Malgré les enjeux financiers relativement modestes, par rapport aux 3600 milliards du PIB des 28 membres de l'UE, c'est toujours la méthode punitive qui prédomine.
On reste dans une politique imposée de rigueur, logique du point de vue des Allemands. Pas spécialement en raison de la dette grecques qui se monte à 321 milliards, mais par peur que d'autres pays européens, dont la France, l'Italie, etc, relâchent leurs efforts et ne fassent pas les reformes nécessaires. Les bons élèves ont peur de payer pour les mauvais.

Il a bien été question d'étaler les payements et d'indexer l'effort Grec sur les capacités de croissance. Sinon comment faire, étant donné que le peuple Grec est arrivé aux limites du supportable en termes d’austérité. Sans croissance on ne voit pas comment ils pourraient produire de la richesse afin d’espérer rembourser les dettes.
a écrit le 21/06/2017 à 17:01 :
n'achetes pas, tu risque de passer a cote d une bonne affaire, car quand le taux de rendement baisse le prix de l'obligation augmente !
Réponse de le 22/06/2017 à 8:44 :
@finance..: quand l'un offre 5,56% et l'autre 0,10%, il est facile de savoir quelles obligations seront les plus demandées, mais c'est de la spéculation pure à laquelle le gogo sera toujours perdant. Il quand l'émetteur du titre obligataire fait défaut, son prix tombe à zéro. Exemple: les fameux emprunts russes, mais aussi le Canal de Panama et d'autres :-)
a écrit le 21/06/2017 à 17:00 :
Monsieur Tsipras on les mangent comment les Grecs avec ou sans les olives, ou alors on demande aux Allemands. Vendu !!!!
a écrit le 21/06/2017 à 16:11 :
Personnellement, je n'achèterais à aucun taux de la dette grecque :-)
Réponse de le 21/06/2017 à 17:04 :
Et bien vendez la, il y a des acheteurs apparamment.

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