Yes ? : Nein, non.

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Le bras de fer avec la Grande-Bretagne a commencé.
Le bras de fer avec la Grande-Bretagne a commencé. (Crédits : MonFinancier.com)
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Angela Merkel et Hollande vont présenter au prochain Conseil Européen, un nouveau projet d'intégration européenne. Plus d'Europe, plus de proximité, plus de convergence. Économique, fiscale, sociale. Le contraire exact de ce que souhaite négocier la Grande-Bretagne avant l'organisation d'un referendum sur l'Europe. Le Brexit ne fait pas peur à l'Europe : les Britanniques vont devoir choisir.

BRAS DE FER

Le bras de fer avec la Grande-Bretagne a commencé. Cameron veut aller vite. Très vite. Il veut se débarrasser le plus vite possible de cette épée de Damoclès qui peut lui plomber son nouveau mandat. Il a promis un referendum sur un maintien dans l'Union Européenne avant la fin 2017 et il l'organisera. Mais il veut l'organiser dès 2016. Pour cela, il a juste besoin que l'Union Européenne lui fasse quelques concessions, encore, pour qu'il puisse revenir vers les électeurs avec un deal acceptable.

ENCORE PLUS D'EUROPE

Mais ce n'est pas ce qui semble se dessiner. La Grande-Bretagne va même permettre de resserrer les liens entre l'Allemagne et la France. Angela Merkel et Hollande vont présenter un nouveau projet pour l'Europe. Et ce nouveau projet vise une Europe plus resserrée, plus intégrée économiquement. Avec une convergence plus forte notamment sur la fiscalité et les lois sociales.

BREXIT...?

Tout le contraire de ce que souhaite la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne veut encore plus de liberté au sein de l'Europe. Et elle veut surtout moins de droits pour les membres de l'Union Européenne qui viennent dans le pays. L'heure de vérité a sonné et chacun semble prêt à assumer sa différence. La Grande-Bretagne n'a jamais fait partie à part entière de l'Union Européenne et l'Europe de son côté n'a pas peur du Brexit. L'Europe ne veut pas sacrifier la construction européenne aux contraintes électoralistes de Cameron et la Grande-Bretagne ne veut pas sacrifier son indépendance. Les électeurs Britanniques devront choisir : plus d'Europe ou pas d'Europe. Il n'y aura pas de compromis.

FLOU TOTAL SUR LA GRECE

Pour le FT, Tsipras a obtenu l'accord de son parti pour un deal avec l'Europe. Pour le Wall Street Journal, la gauche de...

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Commentaires
a écrit le 28/05/2015 à 13:29 :
Si nos dirigeants européens étaient intelligents et avaient des c..., ils organiseraient un référendum au niveau de l'Europe avant celui de la GB, avec la question suivante : "Doit-on virer la GB hors de l'UE ?", ce qui couperait l'herbe sous le pied de Cameron !
a écrit le 26/05/2015 à 15:15 :
To converge or not to converge ? Yes or Not ? Nein or what ? A quoi joue Hollande après la simagrée de Sarko ? Le Royaume Uni reste traditionnellement un insulaire qui marchande et qui demeure apparenté aux USA. L'U.E, ce foirail européen de plus en plus obèse est la volonté du vainqueur de la seconde guerre mondiale, avec l'OTAN comme bras militaire contre tout agresseur, le Russe en fait. Qui fera croire que le "cheval de Troie" déjà à moitié hors de l'U.E, régissant le marché de l'euro dont elle ne fait pas partie, ne va pas continuer à en profiter ? Qu'est-ce que François et Angela peuvent-ils trouver de plus commun tant sont colossales leurs différences ? Tout cela n'est que de la comédie. Le Royaume Uni reste souverain, la France a vendu sa souveraineté, l'Allemagne garde sa puissance souveraine.

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